PMA pour toutes : une position « datée » qui fera date !

Publié par le 25 Sep, 2019 dans Blog | 6 commentaires

PMA pour toutes : une position « datée » qui fera date !

C’est bien l’arrogance qui caractérise la macronie.

Après avoir débarrassé la France de ce détestable  « Ancien Monde », voici que la République en marche va voter la PMA pour toutes, qui, aux yeux de l’Académie de médecine, est une « rupture anthropologique majeure ».

Et quel est le seul argument qu’oppose la ministre de la santé, Agnès Buzyn, à la mise en garde de la prestigieuse institution ?

« Il s’agit d’une position peut-être datée ! »

Agnès Buzyn, médecin elle-même, pourrait avoir au moins un peu de respect pour ses pairs.

Valérie Lafont, dans la Lettre Patriote, reprend les propos de l’Académie de médecine :

PMA pour toutes : l’Académie de médecine émet ses réserves sur « une rupture anthropologique majeure »

Juste avant que ne débute à l’Assemblée nationale le débat sur le projet de loi de bioéthique, qui comprend l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA), l’Académie nationale de médecine a souhaité se prononcer.

Elle a donc publié un avis officiel, samedi 21 septembre, dans lequel elle dit que « la conception délibérée d’un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure » et n’est « pas sans risque » pour son « développement psychologique » et son « épanouissement ».

L’Académie « reconnaît la légitimité du désir de maternité chez toute femme quelle que soit sa situation », mais juge qu’« il faut aussi au titre de la même égalité des droits tenir compte du droit de tout enfant à avoir un père et une mère dans la mesure du possible ».

« L’argument régulièrement avancé pour rejeter le risque pour l’enfant se fonde sur certaines évaluations, essentiellement dans quelques pays anglo-saxons et européens, faisant état de l’absence d’impact avéré sur le devenir de l’enfant. [Elle] ne juge pas très convaincantes ces données au plan méthodologique, en nombre de cas et en durée d’observation sur des enfants n’ayant pas toujours atteint l’âge des questions existentielles ».

L’Académie « estime que, de plus en plus malmenée par les évolutions sociétales, la figure du père reste pourtant fondatrice pour la personnalité de l’enfant comme le rappellent des pédopsychiatres, pédiatres et psychologues ».

Elle reconnaît que son rôle n’est pas de « donner un avis » sur une « mesure sociétale », mais « estime de son devoir de soulever un certain nombre de réserves liées à de possibles conséquences médicales ».

L’avis sur l’ensemble de la loi de bioéthique a été approuvé par l’Académie par 69 voix pour, 11 contre et 5 abstentions. Selon ses statuts, l’Académie nationale de médecine peut être saisie d’une demande d’avis par le gouvernement et peut aussi s’autosaisir sur toute question concernant les domaines de la santé et de l’éthique médicale.

Le ministre de la santé, Agnès Buzyn, a estimé que la prise de position de l’Académie est « peut-être datée. »

Aujourd’hui, nous avons un quart des familles françaises qui sont des familles monoparentales (…) Ne me dites pas qu’un quart des enfants français qui vivent et qui naissent dans ces familles ont des difficultés de construction. Les études que nous avons à notre disposition sur les enfants qui sont élevés dans des familles monoparentales ne sont pas des études inquiétantes.

Valérie Lafont pour la Lettre patriote.

Le dernier argument d’Agnès Buzyn est confondant. C’est au mieux de l’incompétence, au pire de la mauvaise foi ! Oser comparer des enfants nés de PMA, donc totalement privés de la présence et de l’image du père, à des enfants vivant dans une famille monoparentale dont la plupart connaissent et peuvent voir régulièrement leur père, n’est pas digne d’une ministre de la France.

Ni même d’une mère de famille !

A lire aussi cet article d’Elisabeth Lévy dans Causeur sur l’arrogance d’Agnès Buzyn :

PMA: Agnès Buzyn n’a aucun doute

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6 Réponses à “PMA pour toutes : une position « datée » qui fera date !”

  1. « des enfants qui vivent et qui naissent dans des familles monoparentales »!!!!
    J’ai du mal à suivre cette logique: ces enfants qui naissent? par l’opération du Saint-Esprit, comme on dit chez nous? Ou comme on attrape un virus qui passait par là?
    Elle va nous répondre « enfant né d’un viol », « enfant non reconnu » ou tout simplement « mère volontairement isolée »…
    Les autres, ceux qui sont nés d’une relation consentie entre un homme et une femme, ils vivent peut-être dans une famille monoparentale (père ou mère), mais il y a quelque part quelqu’un qui doit assumer ses responsabilités financières, sauf cas tragique de décès prématuré (quoique dans ces cas-là, la famille fait bloc autour de l’enfant!).
    Occupons-nous déjà des enfants maltraités, que les services sociaux ne peuvent protéger, car « il faut maintenir le lien avec les parents »: tiens, dans ce cas, le père est donc utile?
    L’humanité se prépare des lendemains difficiles!
    PS: heureusement que Greta nous affirme que l’humanité est en train de disparaître!

  2. Dites maman 1 et maman 2, comment on fait les bébés ???

    C’est quoi cette bouteille de lait au frigo avec un embryon à l’intérieur ???

  3. … Car il est bien connu que l’éthique a une date de péremption!

    Agnès Thill (ex-LREM) a fait une intervention remarquable à l’Assemblée: tout est dit dans son texte que je conseille de lire.
    (Ou essayer de voir la vidéo de son intervention)

  4. Christian, je suis également opposé à toutes ces histoires, depuis le mariage homo, mais 1/ il suffit de traverser la frontière, pour ça 2/ les statistiques montrent que le mariage/pacs homo représente un marginal 3 %. des unions (14 000 par an environ).

    Pour moi, c’est inévitable, mais ça restera très très marginal … Les homos, hommes, que je connais, sont pacsés pour des raisons fiscales, surtout, pour la transmission de patrimoine, et n’ont absolument aucun « désir d’enfant ». Pour les femmes lesbiennes, c’est différent car la biologie est toujours là. et un enfant élevé par une ou des femmes, ça existe déjà.

    Par contre ce qui me fait hurler, c’est que « pour ne pas stigmatiser » les rares enfants de ces couples, les écoles ont remplacé « père et mère » par « parent 1 et 2 » et également on ne dit plus « fête des mères » mais désormais « fête des parents » !

  5. jacques boudet dit:

    De la MATERNELLE au BAC à LAVER:
    Parent 1 parent 2 mère 1 mère 2

    deux minutes chrono, les enfants de gays et lesbiennes sont moqués, brimés, ostracisés.

    Quant aux Spermes du Coeur:

    fécondations multiples inconnues,incontrôlables
    pensions alimentaires, obligations de loger accueillir,
    saisies fiscales, héritages amputés,

    les malformations handicaps pour cause de gènes récessifs valent des procès tant civil que pénal : » vous saviez …. »

    Jolis fonds de commerce pour les psy socio assoc. lucratives sans but, « curieux, robins, bavards »

    Aux USA, braderies sur Internet des rejetons incompatibles.

  6. On voit déjà aux USA des sites proposant de retrouver des « relatives », apparentés avec un test ADN. Il ne faudra pas longtemps pour que l’anonymat du don de gamètes ne soit qu’une plaisanterie, et qu’un enfant né par PMA ne vienne réclamer sa part d’héritage, en tant qu’enfant légitime …

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