Pour en finir avec le « dénislamisme »

Publié par le 8 Oct, 2019 dans Blog | 19 commentaires

Pour en finir avec le « dénislamisme »

Hier soir, sur LCI, j’ai vu s’écharper Juliette Méadel, ancienne ministre socialiste dans le gouvernement Valls et Julie Graziani, éditorialiste au magazine L’Incorrect.

Le débat portait sur les dysfonctionnements gravissimes de l’Etat qui ont abouti à la mort de quatre fonctionnaires à la Préfecture de Paris.

Le clivage droite-gauche – qu’on nous déclare disparu – était plus que jamais à l’oeuvre sur le plateau.

A gauche, on trouvait l’inénarrable Romain Goupil, gauchiste repenti en adorateur de Macron et Juliette Méadel tandis que la droite était représentée par Julie Graziani et Périco Légasse, rédacteur en chef à Marianne.

A droite, on expliquait les failles dans la détection de la radicalisation du meurtrier Michael Harpon, par l’autocensure des personnels craignant d’être taxés d’islamophobie en déclarant par écrit les signes de radicalisation d’un collègue.

Un effet collatéral du politiquement correct qui sévit partout !

A gauche, évidemment, on niait cette évidence. Romain Goupil dédouanait le gouvernement en faisant porter toute la responsabilité de l’affaire sur le major qui n’avait pas remonté l’information, tandis qu’en bonne socialiste, Juliette Méadel trépignait sur place en dénonçant le manque de moyens dans les services publics !

Cette thèse de l’autocensure est reprise magistralement par Alexis Brezet, dans Le Figaro, qui d’ailleurs invente, à cette occasion, un nouveau mot pour caractériser la situation. Voici son excellent édito, un terrible réquisitoire contre cette bien-pensance qui mine les fondements de notre démocratie :

Mais comment est-ce possible ?

Comment un terroriste islamiste a-t-il pu se lover ainsi dans l’appareil d’État, au coeur même de la structure policière précisément censée lutter contre les menées islamistes, pour perpétrer – en pleine Préfecture de police – le massacre que l’on sait ?

Mais comment avons-nous pu ignorer, ou négliger, ces signes de radicalisation sans équivoque dont on découvre a posteriori qu’ils jalonnent le parcours de ce converti à l’islam – qui s’était notamment désigné à l’attention de ses collègues en applaudissant, en 2015, à la tuerie de Charlie Hebdo ?

Mais comment le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner a-t-il pu soutenir publiquement que cet individu, en relation avec un imam safafiste, et qui ne souhaitait plus avoir de contact avec les femmes, n’avait « jamais présenté de signe d’alerte ni de difficulté comportementale » ? Lui a-t-on menti ? Nous a-t-il menti ? Le pouvoir politique a-t-il fait pression sur l’administration ou la justice, ce qui serait gravissime, afin de conserver à cet attentat terroriste les apparences d’un tragique fait divers ?

Depuis le resurgissement, jeudi, de la barbarie au coeur de nos vies, les mêmes questions tournent en boucle, qui donnent à ce drame national des allures d’affaire d’État. Ces questions sont absolument légitimes. Le gouvernement, inquiet à juste titre des conséquences politiques de toute cette affaire, aurait grand tort de n’y apporter que des réponses lacunaires ou dilatoires. Seule la transparence totale permettra – peut-être – d’apaiser les inquiétudes que cet invraisemblable et tragique ratage a suscitées dans l’opinion.

Mais, disons-le tout net : si l’on devait se contenter de traquer les défaillances du système sécuritaire, les dysfonctionnements dans la chaîne judiciaire ou les dissimulations dans les propos de Christophe Castaner, on passerait, à n’en pas douter à côté de l’essentiel qui tient en peu de mots :

Si nous n’avons rien vu venir de ce qui se tramait à la préfecture
de police de Paris, c’est que nous n’avons rien voulu voir !

Et si nous n’avons rien voulu voir, c’est que nous sommes, en France, collectivement victimes d’un mal étrange, particulièrement virulent dans les administrations, les cabinets ministériels et les salles de rédaction, une maladie de l’esprit, proche de la cécité volontaire, une maladie qu’il faudra bien, si l’on veut la combattre, se résoudre à appeler par son nom :

le dénislamisme.

Le dénislamisme, c’est cet étrange tour d’esprit qui toujours fait reconnaître un « déséquilibré » derrière chaque attentat perpétré sur le sol national. Du bourreau de Sarah Halimi, à Belleville en 2017, au réfugié afghan qui a tué un jeune homme et blessé huit personnes à Villeurbanne cet été, c’est peu ou prou le même scénario : l’homme qui a porté « des coups de couteau à la gorge de sa victime » (le dénislamisme répugne à employer le mot « égorgé ») est dans un premier temps décrit comme un « déséquilibré », un « psychotique » qui a été le jouet d’une « bouffée délirante », puis, comme tout finit par se savoir, il apparaît que le « déséquilibré » est aussi un islamiste radical, mais c’est pour ainsi dire un détail, en tout cas un élément parmi d’autres dont il ne faut pas exagérer l’importance …

Cette fois, parce que les antécédents islamistes du tueur de la Préfecture de police étaient vraiment trop lourds, cette « psychiatrisation » du terroriste n’aura tenu que, 24 heures. Il est probable qu’on se serait fort bien accommodé qu’elle durât davantage …

Et le tout, avec la meilleure conscience du monde !

Car si le catéchisme dénislamiste est écrit par une avant-garde militante islamo-gauchiste, en guerre ouverte contre notre système et notre civilisation, il est pour l’essentiel prêché par un bas clergé politique et médiatique, soucieux surtout de cultiver sa supériorité « morale » sur le bon peuple. Quand on lui parle d’islam politique et de communautarisme islamique, il répète en boucle les mêmes mantras :

  • « Il ne faut pas inquiéter inutilement les Français ».
  • « il ne faut pas jeter de l’huile sur le feu »,
  • « Il ne faut pas soulever un problème contre lequel on ne peut rien et qui, avec le temps, finira bien par se résoudre »·

Un problème dont, à vrai dire, nos bons apôtres souffrent assez peu…

Bref, dormez en paix, braves gens ! 

Et c’est ainsi, de pieux mensonges en demi-vérités, que la parole publique, sur ce sujet-là, comme sur beaucoup d’autres – l’accident de Rouen, la réforme des retraites -, a perdu le moindre semblant de crédit aux yeux de la majorité des Français …

Cette chape de coton, des intellectuels, des journalistes lanceurs d’alerte essaient bien sûr régulièrement de la lever :

  • Michel Houellebecq, en un roman tristement prophétique;
  • Bouarem Sansal, qui sait de quoi il parle : il a vécu sous la menace du GIA;
  • Les anciens de Charlie : Riss, qui dénonce les « collabos » de l’islam politique;
  • Zineb El Rhazoui;
  • Alain Finkielkraut, bien sûr, qui depuis vingt ans dénonce les effets délétères d’un antiracisme devenu fou;
  • Kamel Daoud, qui, avec nombre d’écrivains du monde musulman, pointe courageusement les germes de violence contenus dans l’islam …

Mais contre tous ceux-là et quelques autres, encore,
la patrouille dénislamiste exerce une vigilance sans relâche.

Un mot de trop, et les voilà convaincus d’« amalgame », coupables de « stigmatisation», pire encore, accusés d’« islamophobie », car, nouveauté au pays de Voltaire, les tribunaux ont désormais mission de défendre un culte contre le libre exercice de l’esprit critique (pour les autres religions, on est plus coulant) …

Mais il y a plus grave !

Si le procès en islamophobie ne suffit pas à faire taire l’esprit rebelle, on lui envoie la bombe atomique : la reductio ad hitlerum, qui procède d’un syllogisme bien connu : « Les musulmans sont les juifs d’aujourd’hui; or ceux qui dénoncent l’islamisme s’en prennent aux musulmans ; donc ceux-là sont des nazis ! » Et c’est ainsi que notre confrère Le Monde a accusé Éric Zemmour – puisqu’il faut bien parler de lui ! – non pas de tenir à la tribune des propos outranciers, provocateurs, voire ineptes ou honteux – ce qu’après tout chacun a le droit de penser ou d’écrire -, mais de se rendre complice d’un futur crime contre l’humanité au nom de .l’enchaînement : « Stigmatisation, exclusion, expulsion, extermination » (sic) !

Eric Zemmour caricaturé en nazi par Télérama

Ainsi va la logique délirante du dénislamisme : pour ses scribes, Zemmour, c’est Hitler, 

mais dans la vraie vie, ce sont sous les coups des islamistes que tombent les Français,

et tout particulièrement – n’en déplaise à Jacques Attali, qui considère que l’antisémitisme « n’est pas un problème au niveau national » – les Français juifs …

Mais combien de temps cet aveuglement idéologique va-t-il durer ?

Le dénislamisme est un piège pour ceux qu’il est censé protéger : à force de prétendre contre toute évidence que les attentats ne sont en rien le produit d’une pratique extrême de l’islam, il installe l’idée – évidemment fausse, et dangereuse – que derrière tout musulman se cache – un terroriste en puissance.

Le dénislamisme met en danger les Français. Il brouille la perception de la menace et désarme les esprits. Au moment où la mobilisation devrait être maximale, il paralyse la lutte contre les infiltrations islamistes dans nos démocraties.

Le dénislamisme tue.

Nous ne gagnerons pas la guerre que nous a déclarée l’islam radical en continuant de marcher les yeux grands fermés.

Alexis Brézet pour Le Figaro.

Magistral ! Non ?

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19 Réponses à “Pour en finir avec le « dénislamisme »”

  1. Christian 54 dit:

    J’admire cette «conscience professionnelle » qui vous conduit à supporter une Juliette Méadel, mais surtout cet abruti étalon qu’est Romain Goupil !
    Quel fossé avec l’article de Brézet; toute la différence avec les deux clowns précités est flagrante. Demeure une question très préoccupante : mais qu’est-ce donc qui a pu pousser LCI à s’enticher de ce débile Goupil ?

  2. Je m’incline devant le courage et l’intelligence de votre article. Je le diffuse à tout mon entourage, si chacun d’entre nous accomplissait ce geste, je crois que les français se sentirait libérés de la chape de plomb qui depuis trop longtemps nous étouffe. Merci

  3. auto-censure des collègues, ou plutôt pressions amicales de la hiérarchie, adepte du « pas de vagues » et « on va régler ça en interne ». A l’accusation insupportable d’islamophobie, se serait ajoutée la discrimination ignoble envers un handicapé …

    Je me pose la question : c’est la discrimination positive stupide qui a permis à cet individu de se trouver dans un service sensible, alors que son handicap le rendait inadapté à la communication et à l’échange avec ses collègues. Là encore, une vision de bisounours a eu, une fois de plus des conséquences dramatiques.

    Une telle succession, un tel empilement de bourdes, d’erreurs et de mauvaises décisions est inacceptable et doit être puni !

    • Le meurtrier était noir, handicapé et islamiste, c’est à dire qu’il cochait toutes es cases pour échapper à une mise en cause.

      Ses collègues ont refusé de faire un signalement par écrit, ils n’avaient certainement pas envie de se voir reprocher une quelconque stigmatisation, sachant bien que leur hiérarchie ne les soutiendrait pas.

      Voilà comment on fait des morts.

    • Et oui, c’est un bel article, mais hélas il n’est accessible qu’aux abonnés … Publié normalement il aurait eu bien plus de retentissement !
      Merci pour le partage.

  4. Je vous adresse un lien concernant un article publié sur « La Croix »!
    Cet article est d’aujourd’hui, le jour d’un hommage aux 4 policiers tués par un islamiste! Comment ont il osé mais ces gens là ont tous les toupets!!!!!!!!

    https://www.la-croix.com/Religion/Islam/Face-Eric-Zemmour-musulmans-France-demandent-soutien-autres-religions-2019-10-08-1201052844

    • Christian 54 dit:

      C’est absolument ignoble de la part de La Croix !

      L’instrumentalisation des principes fondamentaux de la religion chrétienne par une religion qui pose là mensonge en vertu pour tromper les mécréants est scandaleuse et mérite que l’on cloue au pilori ceux qui osent critiquer la primauté du droit laïc sur le droit religieux.

      • hélas, une bonne partie du Clergé passe son temps entre repentir (colonisation ==> migrants, écologie …), et le cirage des babouches de imams, au nom d’un « rapprochement inter-religieux » fantasmé. Le pape « Imbroglio » n’étant pas le dernier !
        Attendez-vous à d’autres surprises …

  5. on va faire un copie collé et le transmettre à nos contacts
    cela peut faire boule de neige.

  6. M’ouais…

    En attendant, Brézet termine sur la tautologie habituelle d’un  » islam radical « , que font en général tous ceux qui ne veulent pas jeter l’islam avec l’eau du bain islamique.
    Mais, mes bons amis, un islamiste c’est seulement un musulman pressé…quoique l’entrisme des Frères musulmans dans les pays de mécréance prouverait le contraire, les islamistes nous montrant qu’ils ont tout leur temps, avec la complicité de nos élites….

    • cette partition artificielle de l’islam est cependant nécessaire après des années de déni. Et parce qu’on ne peut pas mettre dans le même sac, ceux qui n’ont lu que les versets paisibles du coran, avec ceux qui n’en ont lu que les versets de haine et de guerre.
      Et il y a environ 8 millions de musulmans en France, ce n’est pas rien…

      • Euh… mon cher Pheldge, le Coran ou Alcoran, comme on disait autrefois, est le même pour tous ; le Coran, pour un musulman est un bloc, la parole d’Allah dictée à Mahomet.
        On voir mal la différence se faire, dans un esprit borné ou analphabète, entre versets paisibles et versets guerriers…

        • Entièrement en accord avec vous!
          ceux qui n’ont lu que les versets « paisibles » sans savoir qu’ils ont été abrogés et remplacés par les versets violents, ne sont pas musulmans ou ont été manipulés, temporairement afin de croire aux idées barbaresques de cette secte.

          A moins qu’ils soient hérétiques, comme le sont les Soufis, tués régulièrement par les partisans de la dernière période mahométane du beau modèle qui impose le massacre des hérétiques.

  7. hallucinant l’aveu de Castaner sur LCP
    Préfecture de police de Paris : « L’auteur fréquentait la mosquée de la Fauconnière à Gonesse, dirigée de février à décembre 2017 par un imam fiché depuis 2015 », explique @menard2017. #DirectAN #Prefecture
    .@CCastaner : « L’imam dont on parle (…) a fait l’objet d’une ‘obligation de quitter le territoire français’ qui n’a pas été exécutée (…) Depuis (…) il a été décidé de lui accorder un titre valable parce qu’il a un enfant et qu’il s’est marié. »

    https://twitter.com/LCP/status/1181627955719626753

  8. Christian 54 dit:

    De pire en pire.. .

    Hier soir, en zappant, je suis tombé sur LCI. Le débat portait sur les événements de la Préfecture de Police. Normal, à l’heure actuelle. Y participait notamment Henri Leclerc, ancien Président de la Ligue des Droits de l’Homme, qui s’est lancé dans une tirade anti-Zemmour d’une violence inouïe. A l’entendre, Zemmour représente pour notre pays un danger bien plus grave que quelques assassinats de policiers.

    Là, j’ai eu honte pour lui. Et j’ai compris à quel point la vieillesse peut être un naufrage. A mes yeux, Leclerc n’est plus qu’un incontinent verbal, prêt à n’importe quelle bassesse pour complaire à une idéologie stupide qui empêche la population de voir la réalité en face.

    Le pays est bel et bien en guerre, et il faut arrêter de se voiler la face. Une religion conquérante s’en prend à tous les symboles qui fondent notre pays, avec la complicité active de certains idiots utiles et, surtout un aveuglement coupable d’un gouvernement qui, en d’autres temps, aurait été accusé de haute trahison.

    Soyons lucides. Aucune autorité de l’Islam de France n’accepte jamais de condamner les auteurs d’attentats. Encore moins de décréter contre eux la plus petite fatwa. Par contre, dire que l’Islam est une religion qui appelle à la violence, c’est un crime non seulement aux yeux des musulmans mais aussi des déchets humains comme Leclerc alors qu’il s’agit d’une triste vérité.

    Des crétins séniles voudraient nous priver d’exprimer ce que nous ressentons et se rendre complices des forces obscures visant à la destruction de notre pays. Et nous n’aurions plus le droit de nous insurger !

    Il est grand temps d’inverser le cours d’une politique qui ne peut nous mener que dans un gouffre !

    L’idéologie des droits de l’homme n’est respectable que lorsqu’elle rejette le sens unique. Mais lorsque j’apprends que l’institut du Monde Arabe (dirigé par qui déjà ?) présente une carte dans le cadre d’une exposition sur les merveilles de l’Arabie qui exclut Israel, j’ai des doutes profonds sur l’honnêteté des hommes qui nous dirigent.

    • Maître Leclerc est une belle et une grand âme, je ne me fais aucun souci pour lui… 😉

      En revanche, s’il s’est lancé dans une diatribe violente et haineuse contre Eric Zemmour,cela le rend complice de tous ces appels à la haine,à l’exclusion professionnelle et à la violence, contre notre polémiste-essayiste-journaliste national…

  9. Ce ne sera pas une guerre civile (entre population d’un même pays) mais une guerre de religions (entre musulmans et laïques, j’y inclus tout ce qui n’est pas musulman). C’est malheureux pour la majorité des musulmans qui se sont intégrés, vivent à la française, respectent nos lois et notre culture. Mais tous vont être suspects, aller à la mosquée va attirer l’attention.

  10. Attentat de la Préfecture de police de Paris: le terroriste était habilité secret-défense

    Publié par wikistrike.com sur 5 Octobre 2019, 10:02am

    Catégories : #Social – Société, #Religion – pensées
    Attentat de la Préfecture de police de Paris: le terroriste était habilité secret-défense

    Alors que le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête sur la tuerie à la préfecture de police, les premières informations sur l’assaillant se font jour : habilité secret-défense, il disposait notamment des adresses de chaque fonctionnaire.

    Va-t-on assister à un séisme au sein du renseignement ? Si l’enquête, saisie le 4 octobre par le Parquet national antiterroriste (PNAT), confirme les hypothèses qui émergent d’un acte djihadiste, ce sera la première fois qu’une telle attaque est commise de l’intérieur même de l’appareil sécuritaire français. Et cela a de quoi faire trembler en haut lieu.
    L’assaillant, Mickaël Harpon, agent administratif depuis 2003 à la préfecture de police de Paris, où il a tué au couteau quatre de ses collègues le 3 octobre avant d’être abattu, était en charge de la maintenance des ordinateurs du millier de fonctionnaires du renseignement parisien.

    Il disposait notamment des adresses de chaque fonctionnaire

    Disposant d’une habilitation secret-défense, il avait ainsi accès à des informations ultrasensibles, entre autres celles en lien avec la lutte contre l’islam radical. Plus inquiétant encore, l’assaillant, «disposait des adresses de chaque fonctionnaire», s’inquiète un policier, dont les propos sont rapportés par Le Parisien. En effet, si l’homme était lié à une entreprise terroriste, pas de doute que ces informations aient pu tomber entre de mauvaises mains.

    En tout état de cause, si la piste terroriste venait à être confirmée, il apparaîtrait troublant qu’aucun indice n’ait attiré l’attention sur Mickaël Harpon avant qu’il ne passe à l’acte, l’habilitation secret-défense dont il disposait impliquant une enquête administrative approfondie.
    «Seul Dieu te jugera. Allahou akbar»

    Le 4 octobre au soir, plus de vingt-quatre heures après les faits, la section antiterroriste de la police judiciaire parisienne, la Direction centrale de la police judiciaire et la DGSI ont été officiellement saisies de l’enquête par le PNAT. C’est l’analyse du téléphone de Mickaël Harpon qui est à la source de la nouvelle tournure des investigations.

    Peu avant de passer à l’action, l’assaillant avait envoyé un message à sa femme évoquant l’achat d’un couteau doté d’une lame en céramique, non détectable par les portiques de sécurité. L’épouse, qui était toujours en garde à vue ce 5 octobre, aurait répondu en substance, selon des informations du Parisien : «Seul Dieu te jugera. Allahou akbar».

    En outre, l’analyse poussée du portable du meurtrier a démontré ses liens avec un prédicateur d’une mosquée du Val-d’Oise connu de la DGSI. Le Parisien rapporte qu’à la mosquée de Gonesse, ville où habitait Mickaël Harpon, des témoins expliquent qu’il venait prier régulièrement mais n’avait «jamais donné aucun signe d’une pratique extrême de sa religion». Selon ces mêmes informations, il s’était converti il y a déjà plusieurs années.
    Certains de ses collègues le surnommaient «Bernardo», prénom du majordome sourd et muet de Zorro.

    Le 3 octobre, peu après les faits, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, affirmait que l’agent administratif n’avait «jamais présenté de difficulté comportementale», ni «le moindre signe d’alerte». En effet, pour le moment, l’ensemble des témoignages rapportés, y compris ceux de ses collègues, ne font état d’un comportement suspect que le jour-même de l’assaut. En dehors de cela, l’homme est décrit unanimement comme «gentil» et«poli».

    L’Obs rapporte néanmoins des frustrations dues à son handicap. Mickaël Harpon était en effet atteint de surdité et souffrait des railleries de ses collègues dont certains le surnommaient «Bernardo», prénom du majordome sourd et muet de Zorro.

    En outre, selon des sources policières de la préfecture de Paris, qui connaissaient bien le tueur, l’épouse de ce dernier aurait confié que son mari, quelques jours avant les faits, a réuni sa famille à son domicile de Garges-lès-Gonesse pour lui annoncer son «départ». Un élément qui tend un peu plus vers la piste d’un acte prémédité. Mais ce sera à l’enquête de le déterminer avec certitude.

    Le gouverne-ment savait…

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