Pour en finir avec l’écriture inclusive …

Publié par le 25 Nov, 2017 dans Blog | 3 commentaires

Pour en finir avec l’écriture inclusive …

L’écriture inclusive n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre et c’est déjà trop d’attention et d’honneur portés aux auteurs de cette « brillante » idée  !

Le premier ministre a normalement sifflé la fin de la récréation des féministes bornés, mais il en faut plus pour les décourager !

Heureusement, les sages de l’Académie française, par une déclaration adoptée à l’unanimité de ses membres, ont condamné sans appel cette forme d’écriture en écrivant notamment :

« La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité ».

L’association SOS Education s’est mobilisée pour combattre l’écriture inclusive et a lancé une pétition dans ce sens. Voici des extraits de la lettre que Claire Polin, sa présidente, a publié très récemment. Un lien vers la version intégrale est disponible en fin d’article.

Chèr·e·s ami·e·s,

Vous aimez Proust ? Vous allez adorer ça :
« En réalité, chaque lecteur·rice est quand il·elle lit, le·la propre lecteur·rice de soi-même. » (Le temps retrouvé)

Vous admirez Molière ? Vous allez être séduits par :
« Un·e sot·tte savant·e est sot·te plus qu’un·e sot·te ignorant·e. » (Les femmes savantes)

Vous admirez Victor Hugo ? Vous allez apprécier :
« La moitié d’un·e ami·e, c’est la moitié d’un·e traitre·esse. » (La légende des siècles)

Si rien n’est fait, si nous gardons le silence, si nous refusons de regarder en face ces graffitis de bas étage, voilà ce qui nous attend !

Cette machine à fabriquer des crétins a un nom : l’écriture inclusive !

Elle se définit elle-même comme une « graphie non-sexiste ». Parce que dans la langue française, on dit que le « masculin l’emporte sur le féminin » les dévots du féminisme voient dans cette règle une insulte insupportable faite aux femmes soumises à un affreux sexisme langagier. On réécrira donc Proust, Molière et Victor Hugo en novlangue pour les châtier d’avoir été des chauvinistes mâles. Sans oublier George Sand, Simone Weil et même Simone de Beauvoir (grand papesse du féminisme pourtant !) toutes coupables d’avoir baissé la tête sous le joug masculin.

Les promoteurs de l’écriture inclusive veulent imposer le « point milieu » pour créer des mots androgynes.

Par exemple, selon ces idéologues, vous ne devrez bientôt plus écrire « les électeurs » mais les « les électeur·rice·s »… Vous pourrez également vous extasier sur les autrices et autres travailleur·euse·s !

Cela pourrait faire sourire, s’il s’agissait d’une coquetterie de mauvais goût ou d’une mode excentrique.

Mais c’est bien plus dangereux. Il s’agit en réalité d’une véritable tentative de prise de pouvoir. En changeant les mots et la manière de les écrire, les promoteurs de l’écriture inclusive veulent faire main basse sur la manière même de penser. Et ils visent particulièrement les enfants, plus malléables.

Ils veulent détruire notre langue et notre héritage culturel

L’écriture inclusive est le fruit d’une union, hélas fertile entre des féministes hystérisées et des pédagogues militants, sectaires et intolérants. Il y a de cela quelques années, ils avaient essayé d’obtenir la suppression de l’épreuve de français au brevet. Leur argument était le suivant : cette épreuve discriminait les enfants de familles immigrées dont le français n’était pas la langue maternelle ! Une incursion en Absurdie qui souleva un tel tollé que ces handicapés de la pensée firent machine arrière.

Ils reviennent à la charge, avec plus de succès, hélas en brandissant l’écriture inclusive. Cette dernière ne s’avance pas seule. Elle est accompagnée par une grande sœur un peu plus âgée qu’elle : « la féminisation de l’écriture ». Ainsi doivent être proscrites des expressions telles que « il fait beau » ou « que reste-il ?». Ce « il » odieux et dominateur servirait à assujettir durablement les femmes. On écrira donc : « elle fait beau » et « que reste-t-elle ? ».

 

Ils organisent un grand lavage de cerveau

Il faut commencer tôt pour fabriquer des zombies dociles. À l’école. Les éditions Hatier soucieuses de se conformer à l’air du temps viennent de publier un manuel pour les enfants de CE2. Voilà comment on y raconte notre Histoire.

« Grâce aux agriculteur·rice·s, aux artisan·e·s et aux commerçant·e·s, la Gaule était un pays riche. »

Hatier édite également le célèbre Bescherelle. On attend avec un intérêt certain les prochaines éditions !

Très critiqué, Hatier se défend. La langue, selon ces éditions doit s’adapter au nouvel environnement et « au monde qui change ». Peut-être que pour tenir compte de la diversité de nos territoires, cette vénérable maison prépare-t-elle des manuels en argot des cités, destinés aux établissements classés ZEP ?

Mais il y a scandale plus grand encore. 314 professeurs ont signé une pétition sur Internet dans laquelle ils refusent d’enseigner la grammaire françaiseIls annoncent leur volonté d’enseigner dorénavant l’écriture féminiséeIls disent vouloir aussi imposer à l’école la règle de proximité qui consiste à accorder les mots concernés… avec le terme le plus proche !

Ainsi, selon eux, plutôt que d’écrire « les maîtres et les maîtresses engagés », il faudrait écrire « les maîtres et les maîtresses engagées ».

Nous nous sentons donc autorisés à écrire, s’agissant des 314 : « ces maîtres et ces maîtresses sont des idiotes ». Si le ridicule tuait encore en France, ces enseignants seraient morts depuis longtemps… On peut en rire. Mais c’est de pleurer qu’on a envie. Les professeurs, signataires de la pétition, sont payés avec nos impôts. Ça leur crée quelques obligations à notre égard.

Ils sont également fonctionnaires de l’Éducation nationale, et c’est ce ministère qui fixe les programmes : l’écriture féminisée n’y figure pas ! Ils se placent donc dans l’illégalité la plus totale. Il nous parait inimaginable que les rectorats dont ils dépendent ne les rappellent pas à l’ordre, en leur précisant qu’ils doivent enseigner le français, pas leur lubie imbécile.

 

L’Académie Française est avec nous !

Fort heureusement, L’Académie française a dit, dans un texte où chaque mot a été pesé, ce qu’il fallait dire sur ce qu’elle appelle un « danger mortel ».

« Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. (…) Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures. »

Voilà où nous en sommes. Agissons ensemble, dès maintenant !

Face à cette attaque — frontale et explicite ! — nous devons réagir tout de suite, pour le bien de nos enfants et petits-enfants. Vous et moi, et tous les membres de SOS Éducation devons absolument mettre toute notre énergie dans ce combat. C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui cette grande pétition nationale : « Non à l’écriture inclusive ! ».

Je vous invite à signer cette pétition dès maintenant en cliquant ici :


Je sais que le ministre actuel est de notre côté. Il a même pris position contre cette initiative. Mais vous savez bien qu’il ne pourra pas faire grand-chose s’il n’est pas soutenu par un large mouvement populaire. Les promoteurs de la destruction de notre langue sont en effet très actifs et bien organisés. Ils sont présents au sein de l’Éducation nationale, dans les académies, chez les grands éditeurs, à la Mairie de Paris… et tentent de répandre leur lubie pseudo-féministe auprès du plus grand nombre.

Alors, signez cette pétition, et partagez-là à l’ensemble de vos contacts pour garantir la réussite de cette action.

Votre signature est très importante pour nous permettre de soutenir la position du Ministre Jean-Michel Blanquer, et de définitivement bannir l’écriture inclusive dans les écoles.

Par avance, un grand merci de votre soutien et de votre action pour nos jeunes.

Claire Polin,
Présidente de SOS Éducation

PS. Lorsque vous aurez signé cette pétition, n’oubliez pas de la diffuser largement autour de vous.
Nous devons nous rassembler. Nous devons être unis, pour protéger notre langue et notre culture.
Merci pour votre engagement.

La version intégrale de la lettre est disponible ici.






3 Réponses à “Pour en finir avec l’écriture inclusive …”

  1. Christian 54 dit:

    Tous ces débils et débelles ne cherchent qu’à faire parler d’eux (ah que voilà un pronom inclusif).
    Il nous faudrait un bon Charette pour s’occuper de cette engeance et les emporter loin de nous.
    Si ce gouvernement ne veut pas passer pour laxiste, voire faible, il va devoir sévir et avec force, très rapidement.

  2. Quelques réflexion qui me sont venues à la lecture de cet article.

    je ne parlerai pas de l’écriture inclusive débilitante et ne faisant pas honneur aux femmes savantes qui se dévalorisent en montrant leur bêtise, leur cerveau-lent (clin d’oeil à Pheldge), leur narcissisme; et je passe sur des qualificatifs plus dévalorisants, mais non adaptés à la bonne tenue de ce blog.

    Une séance, que dis-je une cure, chez un psy freudien -et même Jungien- leur ferait le plus grand bien.

    « obtenir la suppression de l’épreuve de français au brevet. Leur argument était le suivant : cette épreuve discriminait les enfants de familles immigrées dont le français n’était pas la langue maternelle ! »

    –> C’est bizarre. Je croyais que les migrants qui arrivaient par bateaux entiers, étaient tous des ingénieurs, médecins, professions libérales, scientifiques nobélisables… Donc capable d’apprendre une langue sans difficulté et d’apprendre à leurs enfants la langue du pays qui les a accueilli !
    Nous aurait – on trompés ?

    Ainsi doivent être proscrites des expressions telles que « il fait beau » ou « que reste-il ?». Ce « il » odieux et dominateur servirait à assujettir durablement les femmes. On écrira donc : « elle fait beau »

    –> Tiens bizarre. J’avais cru comprendre que la femme (ou le genre féminin, j’avoue ne plus savoir, tant la génétique est passée de mode et niée dans son ensemble) ne voulait plus être considérée comme un objet, et donc décrite comme belle (comme Brizitte, par exemple) ou comme laide (au hasard comme Mélania ou Carla…)
    Humour au second degré, précisai-je pour ceux qui ne me connaissent pas!

    Ils disent vouloir aussi imposer à l’école la règle de proximité qui consiste à accorder les mots concernés… avec le terme le plus proche !

    –> Effectivement, il semblerait que cette grammaire ait été utilisée il y a quelques siècles, que dis-je millénaires, puisque c’était une règle grecque ancienne, parfois reprise par les romains et qu’elle commença à disparaître sous la renaissance pour être abandonnée au 18eme siècle…

    Chapeau (ou Chapelle, génial pour les laïcards-es, hihihihi) pour « cellezéceux » qui refusent l’origine gréco-romaine de notre culture, ceux-là même qui veulent ré-introduire cette règle stupide !

    Régle non modifiée sous la Révolution et la Terreur…

    Tiens, au fait, j’ai lu que certains nient que la terreur ait été vraie et réelle… »Nions l’histoire qui nous déplait », disent les tenants d’une gauche irrémédiablement dictatoriale, jusque dans les moindres détails.

    Enfin, toujours en parcourant la presse, tous bords confondus, j’ai trouvé et adoré cette expression, ayant un humour décapant !

    « Je défendrai la (bien sûr pas de changement grammatical ici, voyons !) Père Matrie »
    Bonne dimanche sous une belle soleil et une belle ciel bleue.

    Ben oui, par ce beau jour –pardon cette belle journée- je suis une féministe affirmée ! 🙂
    Les hommes, nous n’en n’avons pas besoin : nous sommes capables de parthénogenèse, comme les amibes et les crevettes !
    Bon, OK, le cerveau des amibes et même celui plus « évolué » des crevettes, n’est pas terrible… oublions cela, hein, et réjouissons nous

  3. jacques boudet dit:

    CUI PRODEST

    Asservir un peuple, une nation : Détruire sa Langue !
    Excipant de féminisation, l’écriture inclusive y participe.
    Hollande nomma Najad Belkacem ministre de l’Éducation Nationale.
    Macron déclare que la culture française n’existe pas.
    Nos politicards n’utilisent que les « éléments de langage » fournis par des crapules.
    Leurs salmigondis de mots se réduisent à ÊTRE et AVOIR !
    Le moindre chômeur écrit « je suis en recherche d’emploi » : crétinisme avéré.

    Dire NEUTRE anglo-saxon les termes techniques, métiers, fonctions, professions, titres, distinctions, etc. en gardant l’orthographe actuelle.

    Dame MERKEL est Chancelier d’Allemagne.

    CHANCELIÈRE est une pantoufle double fourrée.

    La Pravda stalinienne 400 mots de vocabulaire, on connait la suite.

    Il fut un temps où les hommes se battaient pour l’honneur d’une femme.

    Égalité des sexes : démerdez-vous, risquer la tôle, faut pas rêver.

    ÉCRIRE PETIT NÈGRE les singes en pleurent de honte !

    P.S. Najad Belkacem dite Vallaud déclara publiquement :
    «Je suis marocaine, accessoirement française et avant tout musulmane»

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