Quand la justice bafoue la démocratie …

Publié par le 10 Sep, 2018 dans Blog | 2 commentaires

Quand la justice bafoue la démocratie …

« Puisque le peuple vote contre le Gouvernement,
il faut dissoudre le peuple ! » Bertolt Brecht

 Ce sont les élites qui ont décidé de dissoudre le peuple ! Ces élites avancent masquées ! En apparence, elles défendent la démocratie enfin pas toute la démocratie. Uniquement celle qui est conforme à leur morale et à leurs desseins. Elles avancent désormais masquées derrière la longue robe noire ou rouge des juges !

De plus en plus, le pouvoir judiciaire prend l’ascendant sur les autres  pouvoirs, exécutif et législatif et bafoue la souveraineté du peuple. Et les attaques se font à tous les niveaux :

  • Ce sont les juges de la 17 ème chambre correctionnelle de Paris qui portent régulièrement atteinte à la liberté d’expression (cf la condamnation de Zemmour),
  • C’est le Conseil constitutionnel qui est passé du rôle de gardien des grands principes de notre Constitution, à celui de contrôleur pointilleux des lois en interprétant les termes de la Constitution.
  • C’est l’Europe de Bruxelles qui nous impose ses directives souvent contraires à notre propre législation,
  • C’est aussi la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) qui nous fait la morale en nous imposant la GPA et qui interdit à l’Italie de renvoyer les migrants chez eux !

Voici un excellent article de Régis de Castelnau paru sur les sites Vu du droit et Entelekheia sur le sujet :

Etats-Unis, France, Italie : la justice pénale contre le suffrage universel

Aux Etats-Unis, en France ou en Italie, des offensives judiciaires s’attachent à remettre en cause les choix souverains des peuples. « La nouvelle démocratie » doit se faire sans eux.

Plusieurs événements très inquiétants se sont produits aux États-Unis, en Italie, et en France cet été. Sous des prétextes parfois grossiers, l’on a vu la justice pénale de chacun de ces trois pays tenter soit de mettre en cause le choix démocratique des peuples, soit de peser sur les processus mêmes de ces choix. Cette forme d’instrumentalisation de la justice est relativement nouvelle. Mais elle s’inscrit dans un processus déjà ancien.

La démocratie sans le « démos » 

Rappelons que la démocratie représentative, système délicat et fragile, n’est pas sans défauts mais qu’elle a un mérite : celui de donner à l’expression majoritaire d’un peuple une légitimité permettant de gouverner. Si l’on est majoritaire à l’élection, on est légitime à tenir la barre pour une durée limitée. Et même ceux qui n’ont pas voté pour les vainqueurs devront leur obéir. Les deux conditions impératives de cette légitimité qui assurera la paix civile sont d’abord l’assurance qu’au terme du mandat une nouvelle majorité pourra défaire ce qu’a fait la précédente et ensuite que le résultat de l’élection soit le fruit d’une procédure honnête et sincère. Le problème pour les grands intérêts, les adeptes du « There is no alternative » (TINA) cher à Margaret Thatcher, les participants au sommet de Davos, les oints du seigneur comme les appelle Charles Gave, c’est que la possibilité de l’alternance démocratique devient un risque insupportable.

Alors ils rêvent d’un système que certains de ses théoriciens ont appelé « la démocratie sans le démos », c’est-à-dire sans le peuple, et qui consiste à mettre hors de portée de la délibération démocratique collective l’essentiel de ce qui en relevait auparavant. On ne dressera pas ici la liste de tout ce qui a pu être mis en œuvre pour assurer la pérennité d’un système de domination. Contentons-nous de quelques exemples grands ou petits. À tout seigneur tout honneur, l’Union européenne (UE) qui est un dispositif supranational tout à fait intéressant.

« Il ne peut y avoir de choix démocratique … »

Sur les plans économique, monétaire et juridique, tout ce qui relevait avant de la souveraineté des États-nations territoriaux qui la composent a été ossifié dans des traités à valeur constitutionnelle quasi immuables. L’UE a été construite délibérément avec cet objectif. Et quand un peuple s’avise de manifester un désaccord, on passe outre. Ce qui permet à Jean-Claude Juncker de dire tranquillement : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

En France, avec l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, la volonté de porter atteinte aux libertés publiques s’est exprimée sans fard. Grands médias aux ordres, loi « fake news », révision constitutionnelle dangereuse, instrumentalisation de la justice – et dans ce dernier domaine, avec l’exécution judiciaire de François Fillon, nous avions pris de l’avance. Emmanuel Todd s’étonnait qu’avec l’élection d’Emmanuel Macron, la France ait emprunté une voie électorale inverse à celle du Brexit au Royaume-Uni, de l’élection de Trump aux Etats-Unis et de la coalition populiste en Italie. Il n’y a pas à être surpris, c’est l’intervention de la justice pénale qui a permis cette arrivée au pouvoir.

Nous avons les moyens de vous  « empêcher » …

On peut ne pas aimer du tout Donald Trump, mais en dehors de ceux qui souscrivent aux calembredaines de l’intervention russe, personne d’honnête ne peut contester son élection. Toutes les études d’opinion démontrent que son électorat lui reste fidèle et s’est probablement même étendu. Cela n’empêche pas le bloc néoconservateur qui avait misé sur Hillary Clinton de poursuivre un combat judiciaire assez ahurissant. Le système est très simple, il consiste à harceler les amis et les collaborateurs du président américain, pour parvenir à dénicher des indices d’une infraction éventuelle aussi bénigne soit-elle. Puis on menace et fait chanter la personne mise en cause en lui proposant un marché très simple : « On vous assure l’immunité mais vous mettez en cause votre ancien ami, ancien patron, ancien client ». Craignant la lourdeur et le caractère ruineux d’un procès assorti d’une possible condamnation, certains préfèrent la tranquillité et choisissent le « je ne sais rien mais je dirai tout ». Les faucons néocons qui détestent Trump pensent tenir leur revanche. Pas sûr que cet acharnement garantisse la paix civile.

Et voilà que l’Italie s’y met aussi. Le suffrage universel a porté au pouvoir une coalition élue sur un programme clair, prévoyant un fort volet social, et un refus de poursuivre la dérive initiée par Angela Merkel soucieuse de plaire au patronat allemand en important de la main-d’œuvre à bas coût. Ladite dérive fait que l’Italie se retrouve en première ligne des trafics de migrants où les mafias locales en liaison avec les africaines s’en donnent à cœur joie. Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur applique le programme adopté par la majorité des électeurs italiens, et massivement soutenu par l’opinion transalpine. Ce faisant, il heurte les grands intérêts et les belles âmes qui, consciemment ou non, prêtent la main à la nouvelle traite. Considérant que les soi-disant ONG sont parties prenantes du trafic, il leur refuse l’accostage dans les ports italiens et, s’ils rentrent quand même, le débarquement des nouveaux esclaves. Que n’a-t-il fait ! Il s’est trouvé un procureur pour lancer une enquête pour « séquestration », qualification du dernier ridicule lorsque l’on sait ce qu’elle désigne normalement en Italie. Rappelons que, contrairement à ce qu’il s’est passé en Allemagne, il n’y a eu aucune violence contre les migrants en Italie. Ce n’est pas seulement une provocation, cela caractérise bien cette instrumentalisation de la justice pénale pour empêcher la mise en œuvre de ce qui a été décidé par une élection régulière.

La France, pour une fois en avance

Et ce n’est pas tout. En France, une décision stupéfiante de magistrat instructeur du pôle financier prive le Rassemblement National (RN, ex-FN) des ressources qui lui sont dues en application de la loi. La Cour de cassation italienne fait mieux, puisqu’elle a lancé une procédure pour saisir tous les actifs du parti de Salvini à hauteur de 49 millions d’euros. Soi-disant pour garantir une condamnation non encore prononcée contre un de ses prédécesseurs à la tête de l’organisation pour des faits remontant à plus de 10 ans. Comprenons-nous bien, non seulement je n’ai aucune sympathie – au contraire – pour la Ligue du Nord et ses dirigeants – et je ne revendique pour eux aucune impunité – mais l’étude un peu détaillée des questions juridiques en cause démontre l’inanité de ces procédures judiciaires. Ces dévoiements n’ont qu’un but : bafouer une volonté populaire librement exprimée.

Exactement comme en France, mais avec moins d’originalité. En France, la justice pénale est carrément intervenue en amont de l’élection. L’opération judiciaire menée contre François Fillon a faussé la présidentielle et permis l’accession d’Emmanuel Macron à la présidence. Poursuivant sur sa lancée avec une forme d’acharnement contre le RN et son dernier épisode, celui de la privation de ses ressources. C’est une réalité qu’il faut rabâcher et ce d’autant plus que l’autre face de cette pièce est la protection dont bénéficient les amis du pouvoir. Pèsent sur François Bayrou et son Modem des soupçons de même nature et aussi lourds que ce qui concernent le RN. Ces gens-là dorment sur leurs deux oreilles, leur seule obligation étant de se réveiller de temps en temps pour apporter leur soutien à Emmanuel Macron. Il y a plein d’autres exemples, dont la liste, de Richard Ferrand à Françoise Nyssen en passant par Muriel Pénicaud, serait fastidieuse. On ne saurait trop conseiller aux opposants d’être très prudents. Il est fort probable que leur tour viendrait si jamais ils devenaient vraiment gênants pour le pouvoir en place.

Les fins d’un monde

Un jeune politologue américain, Yascha Mounk, vient de publier un ouvrage écrit juste après l’élection de Donald Trump. Dans Le peuple contre la démocratie, il analyse la montée des populismes comme symptôme de la crise de nos démocraties représentatives libérales. Dans un singulier renversement de perspective, il fait porter la responsabilité de cette crise aux peuples qui refusent le système que les élites occidentales tentent de leur imposer depuis de nombreuses années. Il dénonce la « dérive juridique et technocratique de l’exercice des pouvoirs » sans reconnaître qu’il s’agit d’un projet. Si la politique s’oppose de plus en plus aux opinions de la majorité, c’est parce que cette majorité manifesterait sa mauvaise humeur en se laissant aller à ses mauvais penchants, à base de populisme, de chauvinisme et de lèpre.

Pour la remettre dans le droit chemin, la fin justifie les moyens. Ce seront les atteintes aux libertés et l’instrumentalisation de la justice pénale si nécessaire.

Tant pis pour la démocratie !

Régis de Castelbnau pour Vu du droit






2 Réponses à “Quand la justice bafoue la démocratie …”

  1. Exellent article, pleines de verités.
    On a rien a enlever l’essentiel est dit.

  2. Tout à fait vrai, et il est curieux que cette mentalité s’étende en Europe et cherche à contraindre les peuples, et au USA, à bafouer la démocratie.

    Il faut voir derriere tout cela, la main, puissante des francs maçons qui veulent appliquer leur plan et estiment que l’heure est arrivée, d’où ce mal qui s’est considérablement et très rapidement étendu.
    Ce n’est pas un hasard si tout va dans une même direction, il y a des intérets cachés autre que l’argent seulement, c’est une volonté de domination, de pouvoir absolu, qui veut s’étendre au maximum et pour se faire passe par dessus la volonté des peuples, qu’ils comptent balayer par le grand remplacement.

    Celui qui tient l’argent est au dessus des lois.

    Qui cela peut-il servir ? Bidelberg par ex, dont on l’a vu pour la première fois au moment des élections présidentielles, ce groupe ultra puissant est celui qui a propulsé Macron au pouvoir, il l’a dit, on sait comment, en éliminant Fillon et par une justice et des médias pourris à leur botte.

    Ce groupe tient nombre de banques et il suffit d’endetter les pays pour les tenir, on voit où cela mène, corruption, politique européenne qui s’aligne sur des voies refusées par les peuples qui en payeront le prix.

    Theorie du genre, ou tentative, à l’échelle européenne, grand remplacement, voie économique qui nous impose toujours plus de charges pour tenir davantage les peuples, lois imparfaites, et inappliquées qui pourraient être ameliorées, en matière de justice et d’autorité, laxisme pour les uns, et sévérité pour le peuple, ligne de bien pensance sous peine de justice à leur botte, toujours en défaveur du peuple…

    Voila une partie de leurs actions dévoilées, dont la franc maçonnerie tient aussi cette part de culpabilité.

    Voila le genre de personne qui nous dirigent, corrupteur, voleur, ne reculant pas devant le crime s’il le faut, n’hésitant pas à détruire les peuples pour le grand remplacement et à le vicier par la théorie du genre et promouvoir les minorités sur le grand nombre pour détruire ses valeurs morales.

    Laxisme volontaire devant la violence, où les delinquants sont relâchés jusqu’à 17 fois et plus, peines trop écourtées, et comme si cela ne suffisait pas, une culture violente de crime s’installe sur nos chaines et de videos violentes qui ne peuvent qu’influencer les mauvais instincts où une etude a montré que la réunion de 3500 études qui l’etudiaient ont prouvé une corrélation entre cela et que le bon sens aussi fait comprendre, que ne peuvent ignorer les gouvernements…et les medias…tous complices.

    Bafouer notre droit au libre arbitre et notre refus du consentement.

    Au fond, ces gens là, à bien y réfléchir, représentent nos ennemis, qui veulent imposer leur nouvelle société en apparence sur fond démocratique, ou les valeurs, les droits réels des individus dépendent de leur bonne volonté, avec les gouvernements, medias et justice à leur botte et complices, ne font que montrer qu’un debut de ce qui nous attend … Plus le temps passe, plus cela révèle ce qui ce cache dans les coulisses…et ce n’est pas beau.

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