Quand le peuple fait le boulot de la justice …

Publié par le 2 Nov, 2019 dans Blog | 4 commentaires

Quand le peuple fait le boulot de la justice …

Je me suis toujours demandé comment des députés avaient pu voter une loi qui interdit à des propriétaires d’un logement de faire expulser par la police des squatteurs après deux jours d’occupation du logement !

Selon mes recherches cette mesure ferait l’objet de l’article 61 de la loi du 9 juillet 1991. On comprend mieux la genèse de cette loi en constatant que sa promulgation eut lieu pendant le second quinquennat de François Mitterrand.

Les socialistes se sont toujours rangés sans aucun discernement du côté des « pauvres » locataires contre les « salauds de propriétaires » !

On ne voit pas en quoi ce délai de 48 heures s’applique dans le cas de locataires officiels détenteurs d’un bail de location en bonne et due forme !

Par contre il protège parfaitement les squatteurs !

François Hollande et sa pasionaria écolo-sectaire Cécile Duflot ont encore aggravé les choses en appliquant la trêve hivernale, qui interdit les expulsions du 1er novembre 2017 au 31 mars 2018, aux squatteurs !

Autrement dit, si vous voulez bénéficier d’un logement gratuit en squattant, faites le fin octobre et vous bénéficierez de 5 mois d’hébergement gratuit.

Encore une fois, on ressent l’impression que les lois sont plus faites pour les délinquants que pour les personnes honnêtes !

En Espagne, certains ont trouvé la parade !

Un article du site Patrie-Info nous informe qu’en Espagne on a su réagir à cette loi indigne :

Espagne : des gitans squattent la maison de Victoria, 94 ans; la loi les protège, mais la foule en colère va déloger les intrus

19 octobre 2019

Madame Victoria de Castro, 94 ans, vit dans la commune basque de Portugalete (45.000 habitants), dans la maison où elle a passé 88 ans de sa vie. Elle y habite en effet depuis 1931.

Récemment, elle quitte son domicile quelques jours pour aller aider sa sœur de 97 ans, qui est malade. Mais à son retour, elle trouve sa maison occupée par des squatteurs, décrits par la presse locale comme des « gitans » (sans préciser s’il s’agit de roms ou de manouches) qui se sont déjà distingués dans le quartier par des actions similaires. La vieille dame finit seule, au milieu de la rue. Elle pleure et appelle les voisins à l’aide.

La police et la mairie interviennent immédiatement, mais ils se voient opposer comme bouclier par les intrus l’habituelle ribambelle d’enfants, dont évidemment un nouveau-né. Il faudrait l’intervention des services sociaux et une lourde procédure pour les expulser. Dès lors, les forces de l’ordre font demi-tour. On ne peut pas évacuer une maison abritant des mineurs […]. Victoria porte plainte, mais la première audience de son affaire est fixée au 20 novembre.

« Il me faut des chemises de nuit pour l’hiver. Je veux voir s’ils me laisseront prendre des affaires… pourquoi ils refusent », demande la vieille dame à ses voisins.

Ils ne lui ont rien rendu. « Ils ont même vendu ses affaires« , raconte un des voisins à un journal local. Aux proches qui tentent de négocier pour récupérer au moins les vêtements, les squatteurs répondront par des menaces […].

[Mais c’est alors] que quelque chose d’inattendu se produit.

Les habitants de Portugalete se réunissent devant la maison de la vieille dame, et en peu de temps, l’étroite rue se remplit de milliers de personnes qui assiègent la maison. Un siège qui durera une journée entière, au cri de « Justice! Justice! Dehors! Dehors! » Chaque fois que les squatteurs se montrent à la fenêtre ou tentent de sortir, sifflets, insultes et injures les accueillent. La police doit de nouveau intervenir et traverser une foule devenue énorme. Cette fois, elle intervient pour défendre les squatteurs qui ont décidé de se rendre et de quitter les lieux.

Ils emporteront tout en partant, lui volant des vêtements jusqu’aux casseroles, des couverts aux tableaux et jusqu’à la télévision. Victoria, émue et heureuse, est rentrée chez elle, tandis que la population l’a aidée à tout remettre en ordre …

Les faits en vidéo :

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4 Réponses à “Quand le peuple fait le boulot de la justice …”

  1. jacques boudet dit:

    MAFIA:protection fiable contre obole et menus services.

    Gite couvert transports éducation des enfants aux affidés.

    Arabie Saoudite Qatar financent certaines population.

    Affamés, méritants associations LUCRATIVES sans but pullulent:
    table ouverte, douceur, prébende, pantoufle dorée amollissent les « Justiciers ».
    CM-1: 1000 – 60- 25 – 15 = ARGENT PROPRE

    Placement financier:  » Donne ta montre on te dira l’heure!  »

    Napoléon Ier  » Je ne connais pas plus corrompu qu’un juge  »

    Droit au conseil, Foi du Palais:
    « LE BON AVOCAT CONNAIT LE JUGE » dixit Coluche

  2. La trêve hivernale date de 1956, Duflot n’en a modifié que les dates. Son origine se trouve dans la campagne de l’abbé Pierre de 1954.

  3. Bonjour

    Non Christian, vous faites erreur. Vous vous prosternerez 10 fois devant Saint Micron Mignon et réciterez 10 fois notre micron, qui est Jupiter, que ton nom soit sanctifié, que ….
    Car en effet la loi ELAN, celle dont il s’agit a été voté en mars dernier. Et les squatteurs ne sont plus protégés par la trêve hivernale, même s’il est vrai le chemin à parcourir passe toujours par la justice.

    La loi Elan du 23 novembre 2018 comporte un article destiné à faciliter l’expulsion des squatteurs. Désormais, un squatteur entré par voie de fait dans le domicile d’une personne ne pourra plus bénéficier de la trêve hivernale ni du délai de deux mois qui suit un commandement de quitter les lieux.

    Code des procédures civiles d’exécution
    Article L412-6
    Modifié par LOI n°2018-1021 du 23 novembre 2018 – art. 201
    Nonobstant toute décision d’expulsion passée en force de chose jugée et malgré l’expiration des délais accordés en vertu de l’article L. 412-3, il est sursis à toute mesure d’expulsion non exécutée à la date du 1er novembre de chaque année jusqu’au 31 mars de l’année suivante, à moins que le relogement des intéressés soit assuré dans des conditions suffisantes respectant l’unité et les besoins de la famille.

    [b]Par dérogation au premier alinéa du présent article, [s]ce sursis ne s’applique pas lorsque la mesure d’expulsion a été prononcée en raison d’une introduction sans droit ni titre dans le domicile d’autrui par voies de fait[/s].[/b]

  4. Si ce sont des gitans ce ne sont donc pas des roms ni des manouches ni des tsiganes…
    Visiblement les espagnols utilisent les bons termes, alors que chez nous on met pudiquement tout le monde sous le vocable « gens du voyage » alors qu’il y a plusieurs populations différentes et qui ne s’apprécient pas forcément entre elles.

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