Quand l’islam s’impose au lycée

Publié par le 7 Avr, 2018 dans Blog | 4 commentaires

Quand l’islam s’impose au lycée

Après des années de déni, notamment à gauche, l’islamisation de la France, est de moins en moins contestée.

Les personnalités (de droite, le plus souvent), qui osaient la dénoncer, comme Eric Zemmour, Ivan Rioufol, Alain Finkielkraut, Gilles Kepel et quelques autres, sont moins montrées du doigt qu’elles ne l’étaient dans le passé.

Une étude du CNRS a étudié la percée de l’islam dans les lycées. Elle conclut à une attirance nette et inquiétante des lycéens musulmans pour la radicalité.

François d’Orcival en a fait sa chronique dans le Figaro Magazine. La voici :

Pour de très nombreux lycéens musulmans, l’identité première n’est pas la France mais la religion.

« Les lycéens musulmans sont nettement plus portés que les autres à adhérer à des idées absolutistes en matière religieuse. Ils justifient aussi plus souvent la violence religieuse. » Cela se disait depuis longtemps et notamment chez les premiers concernés, les enseignants, mais on les soupçonnait d’exagération. Cette fois, l’affirmation est le résultat d’une enquête approfondie conduite par deux directeurs de recherche au CNRS, Olivier Galland et Anne Muxel *. Aussitôt après les attentats de 2015, ceux-ci ont voulu mesurer le degré de « radicalité » existant chez les jeunes.

Ils ont constitué un échantillon large, 7 000 élèves de seconde dans 23 lycées de quatre académies (Lille, Créteil, Dijon, Aix-Marseille), sans négliger centres-villes et zones rurales avec, parmi eux, 1 753 lycéens de confession musulmane. Un travail scientifique qui a exigé près deux ans de travail. Ce qu’ils montrent démolit les excuses répétées de la « radicalité » : celle-ci, disent-ils, n’est le fruit ni d’un contexte économique ou social ni de discriminations. En revanche, elle est bien le produit d’une idéologie, le fondamentalisme religieux, quel que soit le contexte. Les enquêteurs observent des « tendances  radicales d’une ampleur et d’un caractère sans commune mesure dans l’islam. » Pour un lycéen musulman, son identité première, celle par laquelle il se définit, n’est pas la France mais sa religion, transmise par le père encore plus que par la mère. Pour 80 % de ces lycéens, « c’est la religion qui dit la vérité, c’est tout », et une lycéenne explique que « l’islam, c’est la religion que tout le monde devrait suivre ».

Plus la pratique religieuse est élevée, plus fort est l’absolutisme (l’intégrisme), et plus déterminée la justification de la violence (« Les journalistes de Charlie Hebdo l’ont bien cherché »). A l’idéologie radicale, souligne l’enquête, correspond l’adhésion aux thèses « complotistes » (principales sources de l’antisémitisme) : 64 % des jeunes musulmans sont imprégnés de « complotisme ». Les mêmes sont ceux qui accordent le moins de crédit à l’information des médias, et lui préfèrent les « nouvelles alternatives » diffusées sur internet. Ainsi, radicalité religieuse et radicalité politique se combinent pour fabriquer l’explosion de la violence.

C’est au lycée que se prépare le mélange …

* La Tentation radicale,
Puf, 460 p., 22 €.

Pour en savoir plus sur l’ouvrage La tentation radicale, lisez cette interview de ses auteurs (Anne Muxel et Olivier Galland) paru

dans le Journal du CNRS.






4 Réponses à “Quand l’islam s’impose au lycée”

  1. C’est connu depuis des lustres!!!
    Il suffit de se rappeler le Rapport de J.P. Obin de ….2004!

    Mais déjà, à cette époque, il était malvenu de taper sur les minorités violentes, au nom de la laïcité!
    Il est vrai qu’avec Chirac, homme de gauche, (pour qui j’ai voté une fois et je le regrette encore…) dans un contexte de vive la gauche et la révolution de 1789, toujours et encore, on ne pouvait que mettre ce rapport dérangeant sous le tapis de la bien-pensance!

    Mon conjoint, en retraite depuis déjà 4 ans et demi, m’a toujours raconté ce qui se lit dans cet article!
    Avec les difficultés à défendre ceux, encore plus minoritaires, pourtant, venant des pays de l’est, mais chrétiens.
    Il se rappelle un excellent élève, qui ne savait pas le français en arrivant et qui a terminé son année major de la classe, malgré la maltraitance, le harcèlement physique et moral subi!
    (et que faire lorsque les « autorités ne font rien et sont sourdes?)

    Tous ces élèves qui jurent sur le C**n que non le prof a tort…en crachant par terre!

    Tiens, un cadeau reçu à l’instant de l’une de mes amies..
    Cet article date du 26 mars, mais il est tellement d’actualité!

    https://insolentiae.com/le-sacrifice-du-matin-ledito-de-charles-sannat/

    je me sens une âme de résistante!
    Il est hors de question que je m’abaisse devant les désideratae de Micronimus et de ses godillots collabos.
    je l’ai toujours su au fond de moi. c’est encore plus évident pour moi.
    Il me serait impossible, en la mémoire de mon père et de ma famille, de collaborer avec l’ennemi envahisseur, sous quelque prétexte que ce soit.
    Ne serait ce que pour nos jeunes présents et à venir, afin qu’ils vivent dans un pays en paix, et libre!

  2. Les socialos, les « insoumis », les idées « intello » de goche, l’education nationale ( goche), les medias, tout a participé a la destruction de notre autorité de l’etat…

    C’est par ces failles que c’est produit l’explosion de l’islamisme, sachant qu’il n’est pas combattu, et plutot defendu car c’est une minorité…

    Il me semble qu’ Lille, sous l’egide de la goche, une ecole exclusivement pour musulman a ete créée. Ou est l’integration, l’assimilation… Cette action parmis tant d’autre, prouve la tres grande lacheté morale, humaine de la plupart des politques,
    quand ce n’est pas du laxisme ou de la collaboration suspectée, comme ce fut le cas pour les insoumis avant que ce declenche nationalement les affaires sur les viols par des blancs bien sur, pour couvrir l’affaire suspectée de collabo islamo des insoumis, apres moulte reaction et discours de ceux ci.

    Une evidence, depuis l’affaire des viols par certaines personnes, ( des bobos, pour la plupart),l’affaire sur les insoumis traité d' »islamo collabo » a bien vite disparue…

    • L’éducation nationale de terrain est de moins en moins de gauche et est, contre toute attente anti-macron dans sa majorité, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire;
      Idem à l’hôpital (les deux cas de fonctionnaires que je connais de l’intérieur)

  3. Chère Suzanne, si « l’EdNat de terrain est de moins en moins de gauche », il n’en demeure pas moins qu’ils continuent d’être soumis aux injonctions ministérielles, et ceux qui ne suivent pas par idéologie, le font par peur : peur d’être mal noté, de ne pas avoir d’avancement, mutation etc … le résultat reste le même !

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