Rendez-nous Arnaud Montebourg !

Publié par le 4 Fév, 2020 dans Blog | 4 commentaires

Rendez-nous Arnaud Montebourg !

Je reconnais avoir trop mal jugé Arnaud Montebourg lorsqu’il était encore actif en politique.

Sa reconversion dans la vie « civile » en tant qu’entrepreneur, et certaines de ses interventions dans ses nouvelles activités, ont prouvé qu’il était l’un des très rares socialistes à avoir une conception positive de l’entreprise quand les autres n’y voient toujours que l’enfer où d’affreux patrons exploitent de pauvres salariés.

On n’oublie pas qu’Arnaud Montebourg s’était opposé à Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie de François Hollande, au sujet du démantèlement d’Alstom …

Je relaye ce matin un édito d’Alain Goetzmann, coach et conseiller en leadership, stratégie et management entrepreneurial. Il publie dans son blog un article sur Arnaud Montebourg dont je vous recommande la lecture :

Le ministre et l’entrepreneur

Ces dernières semaines une vidéo d’Arnaud Montebourg, interviewé par Xerfi Canal, fait le buzz sur les réseaux sociaux. Ex-Ministre de l’Economie, du redressement productif et du numérique, auparavant avocat et leader politique régional, il avait déjà surpris lorsqu’évincé du gouvernement, il décidait de suivre l’Advanced Management Program de l’INSEAD, dont l’objectif affiché est de transformer les cadres supérieurs en dirigeant d’exception.

Dans cette vidéo, il livre une sorte de rapport d’étonnement sur son expérience d’entrepreneur, à la tête du petit groupe de TPE qu’il a créé en 2018. C’est décoiffant ! Il y affirme que « l’entreprise est un outil de transformation de la société parce qu’à travers elle, on conquiert une clientèle… que dans l’acte de commerce, il y a beaucoup plus que du commerce, il y a des idées, un projet, une vision sur la manière dont on produit, dont on distribue, sur la manière dont on consomme » . Il ajoute que  « l’entreprise est un outil aussi intéressant que l’action publique pure, régalienne, unilatérale, qu’il y règne le contractuel, les convictions, le travail, qu’elle est aussi importante qu’une ONG ; qu’il faut gagner de l’argent pour le redistribuer aux salariés, aux actionnaires, aux partenaires. »

Il conclut en appelant à réformer le secteur bancaire, trop bureaucratisé et méfiant vis-à-vis des entrepreneurs.  Il demande que soit allégé l’environnement réglementaire et normatif qui rend le respect de la loi incompréhensible pour eux, les mettant à la merci de l’appréciation forcément subjective du moindre fonctionnaire. Tout ce qui n’est pas interdit doit être par principe autorisé, conclut-il.

En l’écoutant, je me prends à rêver du retour d’Arnaud Montebourg au Ministère de l’Economie pour assister à la mise en œuvre de ses nouvelles convictions. Nous le verrions alors, peut-être, lancer un grand nettoyage de printemps du tissus réglementaire et normatif qui étouffe nombre d’initiatives, alléger l’administration de tous ses petits chefs de services qui empoisonnent la vie de leurs concitoyens, accepter enfin de reconnaître l’incompétence de l’état dans la gestion des entreprises qu’il contrôle, que ce soit dans le secteur marchand ou dans le secteur public.

Allons plus loin…  ce discours nouveau amène à se demander si tous les ministres spécialisés ne devraient pas être des femmes et des hommes issus de leur milieu professionnel, qui savent de quoi ils parlent, non des grands patrons du CAC 40, ça s’est déjà vu, mais des entrepreneurs, de ceux qui ont vécu et subi, parfois dans leur chair, les fourches caudines de l’administration. C’est aujourd’hui le cas du Ministre de la santé, de l’éducation nationale, du travail. Par le passé, c’est un grand avocat qui fit voter l’abolition de la peine de mort.  Au Président et au Premier Ministre, les vrais politiques, l’un élu par la nation, l’autre sous le contrôle du parlement, reviendrait le soin de soumettre l’administration française aux politiques définies par le gouvernement et mises en forme par les ministres, sans qu’elle ne rechigne ni ne traîne les pieds.

La conversion d’un chantre de l’état centralisateur et vertical comme l’était Arnaud Montebourg en libéral, revendiquant liberté d’action et autonomie face à l’état, illustre à quel point l’administration et la technocratie doivent être réformés.

Alain Goetzmann dans son blog alaingoetzmann.com.

Voici la vidéo de l’interview d’Arnaud Montebourg, évoquée plus haut :

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4 Réponses à “Rendez-nous Arnaud Montebourg !”

  1. « C’est aujourd’hui le cas du Ministre de la santé »

    Dans le milieu de la santé nous sommes tous à nous demander comment elle a pu avoir ses diplômes et si, elle n’a pas pantouflé dans les postes qu’elle a occupés précédemment, payée juste pour ouvrir son carnet d’adresse.

    Cette femme est la pire de tous les ministres de la santé que j’ai pu voir défiler!

    Et pourtant je puis dire que nous n’avons jamais vraiment été gâté.

    J’ai regardé la liste depuis 81 : il y en a qui me sont totalement inconnus.
    Ils ne devaient pas briller par leurs compétences et leurs coups d’éclats!

    Fabius ne faisait que de la politique, Douste Blazy de la représentation… Kouchner était le mois pire, Bachelot était une idiote incompétente, Marisol de même (pourquoi une administrative à ce poste?), et voilà t-y pas buzyn!!!

    Prétentieuse, n’ayant jamis vu un service et un malade (ce n’est pas possible, étant donné ses réflexions!), uniquement préoccupée par les royalties dégagées par ses actions dans les labos et les grandes entreprises, et accrochée à son poste comme la bernique sur son rocher…

    Pas fichue de savoir qu’un bébé a son système immunologique immature avant 18 mois au moins, pas fichue de savoir que la LThyroxine est un produit très difficile à gérer (mais bon, hein , un grand marché avec la Chine, hein, ça se monnaye, même si c’est un labo allemand qui fabrique!)…

    … qui ne connait rien en « management »=)
    « vous ne manquez ni de moyens en personnels, ni de moyens financiers : c’est un problème de management, vous pouvez faire plus avec moins » dit elle aux soignants qui ont 10 mn pour faire une toilette totale aux polyhandicapés, qui font le ménage la nuit en plus de leur travail habituel, , aux infirmières qui ont des services de parfois 90 personnes la nuit, à surveiller… et j’en passe et des meilleures!!!)

    … qui ferme les maternités afin de créer des fermes à accouchements.(ça couche moins cher de faire des accouchements à la file)
    Elle ne doit pas savoir que certaines femmes accouchent rapidement et que plus d’une heure et hop, le bébé naît dans la voiture, l’ambulance voir sur le tapis du salon ou dehors sur le trottoir (événements vécus en province ces derniers mois)

    …. qui n’a aucune empathie, qui estime qu’un malade qui coûte un pognon de dingue doit être éliminé, mais qu’un.e LGBTQ+ doit être remboursée de sa PMA…

    Voilà ce que je pense de cette personne.

    Désolée pour l’auteur (Alain Goetzmann).

    Il serait souhaitable qu’il parle de ce qu’il connaît!
    Ce serait plus crédible

  2. C’etait aussi Arnaud Montebourg qui decouvrait l’entreprise, il y a quelques années…

    A mon avis il doit etre sacrement conseillé, tout seul ça doit etre autre chose…

  3. euh, pour la conversion de Mon Tambour en libéral, faudra repasser : je le cite « l’entreprise est un outil aussi intéressant que l’action publique pure -bin heureusement qu’il y a des entreprises pour créer la richesse qui finance le train de vie de l’état -, régalienne, unilatérale, qu’il y règne le contractuel, les convictions, le travail, qu’elle est aussi importante qu’une ONG ; qu’il faut gagner de l’argent pour le redistribuer … »
    La perle étant gagner de l’argent pour le redistribuer ! ça c’est la vision socialiste, y’a rien de libéral là dedans ! c’est du même acabit qu’une énormité comme « l’entreprise est là pour donner de l’emploi »

  4. De Montebourg est un dandy de la gauche caviar, il a toujours mis sa personne en avant, il est autant déconnecté de la réalité que Micron 1er.
    Pour ce qui est de mme Buzyn, c’est une incapable qui se prend pour son ex-belle-mère comme son gourou aime incarner ses prédécesseurs. Ce sont des acteurs de cinoche et des politicards cyniques.
    Quant aux « belle ou bête » et « pe-nigaud », elles reconnaissent une expression lapidaire (charia?) pour l’une et une erreur collective (c’est de la faute des autres) pour l’autre.
    En politique, on ne fait pas d’erreur, on fait des choix. Pour ce qui est des erreurs, elles sont électorales.
    Comment autant d’electeurs ont pu élire ce guignol et lui offrir une telle majorité de godillots.

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