« Ses belles paroles m’ont séduite …
Mais ce n’était que du mensonge
! »

Publié par le 27 Oct, 2020 dans Blog | 4 commentaires

« Ses belles paroles m’ont séduite … Mais ce n’était que du mensonge ! »

Agnès Thill, député de l’Oise, croyait en Macron.

Jusqu’à ce que, à l’occasion du débat sur l’extension de la PMA, à laquelle elle était opposée, elle soit exclue de LREM.

Désormais « citoyenne libre », elle raconte « la face cachée du “nouveau monde” » dans un livre.

J’avais déjà dénoncé l’exclusion d’Agnès Thill :

Le « sectarisme en marche » ne veut voir qu’une tête !

Dans une interview, Agnès Thill dévoile à L’Incorrect le vrai visage de Macron.

Qu’est-ce qui vous a séduit chez Emmanuel Macron au point que vous ayez choisi de le rejoindre pour la campagne présidentielle de 2017 ?

Je ne voulais ni de Hollande, ni de Sarkozy, ni de Hamon. À ceux qui lui reprochaient d’être socialiste, Macron répondait qu’il s’était émancipé de Hollande. Ça me plaisait, mais c’était la première arnaque, parce qu’en réalité, ils sont bien les mêmes. Ensuite, il parlait rassemblement et dépassement des clivages. Le pays allait très mal, donc je trouvais très bien qu’on se retrousse tous les manches pour le relever. Il disait qu’il prendrait toutes les bonnes idées, d’où qu’elles viennent, ce que je trouvais intelligent. Mais ils se sont fait rattraper par le système : aujourd’hui, si une proposition vient d’ailleurs, ils ne la prennent pas. Ses belles paroles m’ont séduite, moi et beaucoup d’autres, mais ce n’était que du mensonge, que de la tchatche !

Avez-vous vu une évolution entre Macron candidat et Macron président ?

Finalement, il reste identique à lui-même : il aligne les belles paroles ! Il dit ce que l’auditoire veut entendre, quitte à dire une chose et son contraire dans la même phrase. Avec ce « en même temps », tout le monde y trouve ce qu’il aime. Résultat : on se trouve dans un parti où il y a Aurélien Taché et Agnès Thill. C’est incompatible. Finalement, le clivage gauche/droite ne peut pas être dépassé car ce ne sont pas du tout les mêmes idéologies. Si c’est pour le remplacer par un clivage progressistes/populistes, alors ce n’est pas un progrès : c’est retrouver une lutte des classes qu’on avait réussi à anéantir. Ils ont tellement échoué à réduire la fracture sociale qu’ils classent les gens dans des cases : religion, race, genre ou orientation sexuelle.

Quelles relations entretient-il avec les députés de sa majorité ?

Une relation à la fois affective et culpabilisante. De temps en temps, il les voit pour essayer de les rebooster et voilà, ils l’ont vu… En réalité, il ne marche qu’à l’affectif. Et puis il entretient une espèce de lien de culpabilité, en leur faisant comprendre qu’ils sont là grâce à lui. Aujourd’hui, j’en viens à dire qu’il est là grâce à nous. Il tient les gens par les mots, ce qui fonctionne encore parce qu’il y a beaucoup de néophytes en politique dans la majorité. En ce qui me concerne, la magie des mots est tombée.

À quel moment vous êtes-vous rendu compte de la duplicité du « en même temps » macronien ?

Au moment du débat sur l’extension de la PMA, à laquelle j’étais opposée, et où on m’a empêchée de parler. J’ai été exclue non pas parce que je votais contre – j’avais le droit – mais parce que je le disais dans les médias ! Ces gens-là vont dire « Je suis Charlie » alors qu’ils bâillonnent la liberté d’expression ! Quand on ne peut pas exprimer une opinion, la démocratie est en danger. On ne doit penser qu’une seule chose : comme eux.

Le président a-t-il joué un rôle dans votre exclusion ?

Je pense qu’il ne s’en est pas mêlé. Mais justement, il n’a rien fait pour que je reste non plus. J’ai été exclue et il n’est jamais venu à moi. Sur la loi bioéthique, dans ma grande naïveté, je croyais ce que beaucoup disaient : le groupe est sectaire, mais Macron est quelqu’un de bien. En réalité, il en partage l’idéologie, même s’il fait croire que non. Il avait d’ailleurs dit à la présidente des Associations familiales catholiques (AFC) : « Votre problème, c’est que vous croyez qu’un père, c’est forcément un mâle ». Mais il sait très bien parler et arrive à mélanger une chose et son contraire, de sorte que je croyais qu’il n’y était pas totalement favorable.

Que nous dit cette exclusion de son rapport à l’altérité idéologique et au débat démocratique ?

Il n’y a pas de débat. On lapide les gens sans autre forme de procès. Sur le plan personnel, ç’a été une mise à mort politique et professionnelle, et ils le savent très bien. Il dit qu’il faut nommer le réel, mais il est le premier à dé-nommer le réel. Qui dit « incivilités » pour nommer des meurtres ? Qui dit que le père peut être une grand-mère ? Il est le premier à tout modifier, à « changer de regard » comme il dit. À force de dénommer les choses, on construit effectivement un monde sans racines dont on peut tout faire. Et quand on ment aux gens, ils ne se mettent pas à croire en des mensonges : ils ne croient plus en rien du tout.

Propos recueillis par Rémi Carlu  pour L’Incorrect.

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4 Réponses à “« Ses belles paroles m’ont séduite …
Mais ce n’était que du mensonge
! »”

  1. ça me fait sourire les gens soi disant des professionnels de la politique qui se réveillent un jour et se rendent compte que les politiciens ça ment, ça manipule, ça n’a pas de morale ni de conviction et c’est prêt à vendre père et mère pour être élu. On ne peut pas être naïf à ce point et prétendre représenter les autres.
    Ou alors elle essaye juste de se refaire un image pour ressusciter politiquement.

  2. Agnes thil une enseignante je crois.. il etait temps qu’elle descende sur terre.
    Nous ca fait depuis longtemps et surtout a un age beaucoup plus jeune qu’elle,
    ces enseignants ont souvent l’habitude de planer un peu.

    Ce qu’elle pense apprendre aux autres, ca fait longtemps que nous on le connait…

  3. J’entends ce soir les chefs de partis et des groupes parlementaires nous dire comment fonctionne la « micronie ».

    Le premier ministre recevait ces représentants de la sphère politique française pour leur demander de se prononcer sur des hypothèses non révélées par les autorités et seulement évoquées par les médias.
    Que s’est il dit ce matin lors de ce conseil de défense restreint?

    Les décisions seront prises demain suite à un nouveau conseil de défense par le chef des Armées, il gardera l’exclusivité des annonces aux français par une déclaration solennelle et les parlementaires en débattront lorsque l’arbitrage aura eu lieu…
    C’est la démocratie du « nouveau monde » !!!

    Il attend juste un plébiscite des parlementaires dans une sorte d’union nationale qui semble évidente mais qui ne sert qu’à flatter le monarque.

  4. Avoir vu cet excité se casser la voix, hurler comme un malade lors de ses meetings l’a séduite?
    Avoir constaté comment les membres de son équipe de campagne faisaient s’agiter les marionnettes spectateurs?
    Assis debout, applaudissez les bras en l’air etc………

    Ce soir, il va porter son masque de tragédien!

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