SNCF : les mensonges de la gauche

Publié par le 13 Avr, 2018 dans Blog | 7 commentaires

SNCF : les mensonges de la gauche

La gauche, c’est la justice sociale !

C’est ce qu’on entend depuis des décennies … Mais comment peut-on, aujourd’hui, en 2018, avec 5 millions de chômeurs, défendre le statut des cheminots.

Un statut établi il y a pratiquement … un siècle (1920) !

Un statut qui est une insulte à la justice sociale !

Mais la gauche a ses totems – la retraite à 60 ans, les 35 heures, la non-sélection à l’entrée des universités, et la fameuse SNCF : vitrine sociale de la gauche.

Valeurs actuelles a réuni dans un article tous les mensonges de la gauche pour défendre ce totem d’un autre âge. Le magazine rétablit, à chaque fois, la vérité. En voici quelques extraits :

La guerre est déclarée. Pour faire capoter cette réforme, syndicats et partis de gauche sont prêts à tout pour faire basculer l’opinion publique en faveur des grévistes. Quitte à raconter tout et n’importe quoi.

« Le gouvernement prépare la privatisation de la SNCF. [ … ] Je vous rappelle que pour France Télécom, ça a commencé comme ça »
Julien Dray, conseiller régional socialiste d’Île-de-France.

La réforme prévoit un changement de statut: la SNCF passera d’Epic en société anonyme à capitaux publics. Première conséquence, les emprunts ne seront plus garantis par l’État, ce que Bruxelles considère comme une aide de l’État, donc assimilée à une distorsion de concurrence. Néanmoins la SNCF conservera son statut public.

Les syndicats craignent également que l’arrivée de la concurrence, rendue obligatoire par l’Union européenne, n’engendre d’inévitables hausses de tarif;  Si le prix des billets devait augmenter, ce ne serait pas de la responsabilité de la concurrence mais de la fin d’une gestion moyennant un déficit annuel de plus de dix milliards d’euros. Quant au Navigo, c’est la région qui en fixe le prix. La réforme n’y changerait rien.

« Les cheminots défendenlintérêt général  »
Éric Coquerel, député de La France insoumise.

Chaque jour de grève coûte 20 millions d’euros à la SNCF; 36 journées étant programmées, on arrive à un chiffre de 720 millions d’euros (supérieur au résultat net récurrent 2017 qui s’élevait à 679 millions !). Montant qu’il convient de revoir à la hausse car le trafic ne se rétablit jamais complètement le jour suivant la fin de la grève. À la SNCF, le mouvement pourrait coûter 1 milliard d’euros, soit 63 euros par foyer fiscal imposable, lui qui paie déjà chaque année 937 euros pour subventionner la SNCF.

Mais il faut aussi prendre en compte les conséquences de la grève sur l’économie française, les entreprises en général et notamment dans le secteur du tourisme et du fret. Au total, le coût de la grève pourrait être compris entre 2 milliards et 4 milliards d’euros … soit de 0,3 à 0,6 % de PIB ce trimestre ! La défense de l’intérêt général ?

« Cette petite musique des cheminots privilégiés est insupportable, […] les salaires ne sont pas extraordinaires, les conditions de travail difficiles et pour un certain nombre, plus d’un week-end sur deux au boulot »
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, sur France Inter.

Comment qualifier alors la garantie d’un emploi à vie, d’un avancement automatique, les conditions de retraite plus avantageuses que celles du privé, les primes, les billets gratuits pour toute la famille (appelés « facilités de circulation », ils coûtent chaque année 100 millions d’euros, selon la Cour des comptes) ?

Quant aux salaires, le plus bas, celui d’agent commercial à bord des trains en début de carrière (selon les tableaux  trouvés sur le site SNCF Open Data), serait (primes incluses) de 2312 euros mensuels. Rappelons que le salaire mensuel brut en début de carrière d’un professeur des écoles ou d’une infirmière varie entre 1500 et 1800 euros.

« Les Britanniques se mordent aujourd’hui les doigts [de l’ouverture à la concurrence dans leur pays et de la privatisation] »
Fabien Villedieu, délégué syndical Sud-Rail.

Le Royaume-Uni est l’éternel épouvantail agité par les syndicats pour dénoncer les méfaits de la privatisation. Selon eux, ce pays serait le moins sûr d’Europe, du fait même de la privatisation qui a vu l’arrivée de 25 exploitants. Selon l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer, le Royaume-Uni est plus sûr que la France où elle dénombre 136 accidents significatifs en 2012, 146 en 2013 et 177 en 2014, contre respectivement 75, 84 et 54 outre-Manche.

Côté satisfaction, mention pour le Royaume-Uni avec 81 % de satisfaits, contre moins de 60 % en France, avec également des trains plus ponctuels.

Seule différence, le prix des billets qui a augmenté de 27 % entre 2010 et 2017. Cela dit, les Français payent la SNCF deux fois: en achetant leurs billets et en payant leurs impôts !

« Bien évidemment, les cheminots cotisent plus »
Benjamin Amar, responsable du pôle revendication à l’union départementale CGT pour le Val·de-Marne.

C’est ce qui s’appelle jouer avec les mots. Dans un communiqué publié par la SNCF le 5 avril, on apprend que « plusieurs réformes. des régimes de retraite ont été conduites à des fins d’équité et de convergence. Leur mise en oeuvre progressive a eu pour effet à la SNCF: d’augmenter la durée d’assurance pour obtenir un « taux plein » [sous peine de décote]; de reculer significativement l’âge d ‘ouverture des droits et d’augmenter le taux de cotisation salariale en l’alignant à terme sur celui du secteur privé », ce qui de fait confirme que le taux de cotisation y était moins élevé.

Frédéric Paya et Josée Pochat pour Valeurs actuelles.






7 Réponses à “SNCF : les mensonges de la gauche”

  1. On pourrait rajouter ERDF et sûrement bien d’autres qui ne me viennent pas à l’esprit pour l’instant.

  2. Je cite :
    La guerre est déclarée. Pour faire capoter cette réforme, syndicats et partis de gauche sont prêts à tout pour faire basculer l’opinion publique en faveur des grévistes. Quitte à raconter tout et n’importe quoi.

    C’est ca la goche…

  3. Je ne cherche pas à défendre particulièrement les cheminots. Je cherche à être au plus près de la vérité. Sur le site Open Data de la SNCF, on trouve la rémunération annuelle brute des agents par métier. J’ai trouvé pour un agent commercial à bord des trains en début de carrière une rémunération BRUTE et ANNUELLE de 22 192€ (année non précisée), à laquelle il faut ajouter une rémunération moyenne variable de 25%, soit 5548€. Ce qui fait un total annuel brut de 27740€. Cette rémunération annuelle brute donne une rémunération mensuelle brute de : 27740/13 (13 mois)= 2133 €. Ce qui donne une rémunération mensuelle nette de : 2133x.85= 1813€ net mensuel.
    J’ai supposé que pour la SNCF, comme pour la fonction publique pour passer de brut à net il faut déduire 15% (Alors que pour les salariés du privé il faut déduire en gros 23%).
    Ce résultat montrerait que le salaire de ce cheminot serait un peu supérieur à celui d’un professeur des écoles ou d’une infirmière qui serait en net, si on prend 1800€ brut de : 1530€. (Mais si on ajoute les rémunérations variables éventuelles, primes etc..???). Quant au salaire de début brut de 1500€ que vous indiquez, soit en net 1275€, il me paraît un peu faible pour être crédible pour cette catégorie de personnel.

    • L’année de référence a peu d’importance dans la mesure où les salaires de la fonction publique sont gelés depuis des années et la montée des échelons n’est plus aussi systématique…
      J’ignore si c’est identique à la SNCF, mais c’est possible….
      Et l’ensemble des français ignorent ce genre de situation, ce qui permet à nos Rapetouts de monter les salariés les uns contre les autres, ce qui est facile étant donné que la qualité première des français est la jalousie!

    • Entièrement en accord avec vous!
      Si le salaire des cheminots, salariés de l’état, suivent la courbe des hospitaliers et des enseignants, il faut savoir que:
      — les salaires -très souvent inférieurs aux salaires du privé pour la fonction médicale et enseignante- sont gelés depuis des années (sans que cela se sache dans la presse)
      — la montée des échelons est beaucoup plus difficile qu’autrefois (là encore, la presse est muette et le gouvernement aussi)

      Résultat?
      Nous avons vu nos salaires baisser en janvier (selon mes collègues, moi, je suis en retraite depuis quelques mois), après la réforme qui, soit-disant améliore le pouvoir d’achat des salariés.

      Avec, en parallèle, une désorganisation certaine du travail malgré la Buzyn qui hurle au mauvais management des équipes, en obligeant les centres (aussi bien lycées, collèges qu’hôpitaux,à se partager les salariés (tant pis s’ils doivent travailler sur 2 sites éloignés de plus de 60km.. sans paiement de frais de transports!)

      C’est pourquoi je pense que, si les cheminots n’ont pas raison sur tout, ils n’ont pas tort sur tout, d’autant que c’est leur entreprise (transports, enseignement, santé…) la fautive et ceux qui l’administrent… donc l’Etat les copains des copains des gouvernements successifs

      Le but est de monter les « privés » contre les « public » et inversement.

      Pendant ce temps là, on oublie que Freluquet joue aux soldats de plomb en Syrie en faisant boum sur des cibles, sans preuve matérielle, avant même que la commission d’inspection ai eu le temps de vérifier sur place, et ce sur un état souverain… en prenant donc partie pour les islamistes rebelles contre la population civile en général… (l’Arabie saoudite reçue en grandes pompes il y a quelques jours, a t-elle signé un accord secret avec Freluquet, genre : « tu nous aide à instaurer la Charia, sinon, tes banlieues vont flamber » ?)

  4. Je suis en partie d’accord avec Suzanne comme bien souvent, mais, sur le statut, je pense que l’évolution de la protection des travailleurs et de la technologie (sans ressasser le cliché du charbon que nous sortent nos « zèle-ites »).

    En effet, la SNCF participait à l’effort de guerre notamment en période de mobilisation grâce à son maillage. Mais, de nos jours, comme pour les ouvriers d’Etat, les syndicats de ces corporations s’opposent systématiquement à toute contrainte qui justifie l’existence de tels statuts, surtout depuis l’arrêt irréversible de la conscription.

    Seuls les militaires, qui n’acquièrent le statut « de carrière » qu’après plusieurs contrats, exclus du droit de grève et qui ont subi et à fortiori accepté le décalage de 2,5 années leur temps de service avant ouverture du droit à pension, n’ont pas changé leur façon de servir. Et ce, même quand nos gouvernements les affectent et les exposent à des tâches de protection et de sécurité anti-terroristes.
    D’ailleurs, ils continuent de servir le « Chef Des Armées », avec « Honneur et Fidélité » sans tenir compte du bord politique de la gouvernance. Et ils démissionnent lorsqu’ils sont en désaccord (comme le Général de Villiers, C.E.M.A.), mais bien des engagés n’ont pas la chance de faire carrière car leur lien à l’armée n’est pas renouvelé.
    J’associerai aux militaires, en ces moments difficiles, les policiers, qui eux peuvent manifester et d’ailleurs n’en n’abusent pas et qui payent d’un lourd tribut leur engagement et leur dévouement, ainsi que les pompiers et personnels hospitaliers qui mériteraient certainement un autre statut que le leur.

    C’est le grand problème de la France, où, bien trop d’individus acquiert des droits avant même d’avoir commencé leurs devoirs (c’est aussi valable pour les années scolaires).

    C’est pourquoi le statut des cheminots doit être modifié au même titre que celui de nos élus qui ne mouillent leur chemise que par maladresses à table ou au comptoir comme récemment un certain ancien sénateur et secrétaire d’État !!

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