Taubira en rêvait. Belloubet l’a fait et veut aller plus loin

Publié par le 25 Mai, 2020 dans Blog | 3 commentaires

Taubira en rêvait. Belloubet l’a fait et veut aller plus loin

La France est-elle devenue une république bananière ?

La gauche et les progressistes ne jurent que par l’Etat de droit et pourtant une décision importante a récemment été prise par le gouvernement, sans consultation de la représentation nationale, ni a fortiori, des Français.

Nicole Belloubet, prenant prétexte du coronavirus, a réalisé le rêve le plus fou de Christiane Taubira : vider les prisons, et ceci, en osmose parfaite avec sa devise :

«  la prison n’est pas la solution, elle est le problème ! »

Dans un temps record, sans que l’opposition ait le temps de s’organiser, et dans l’indifférence générale des médias, Nicole Belloubet a libéré 13 500 détenus soit 20 % des détenus !

Est-il démocratique et conforme à la séparation des pouvoirs que l’exécutif puisse massivement aller à l’encontre des décisions d’une justice déjà laxiste et sans que le pouvoir législatif ait été consulté ?

Voici un communiqué de l’Institut pour la Justice qui dénonce cette décision :

Chère Madame, cher Monsieur,

Depuis quelques jours dans de nombreux journaux, la ministre de la Justice brandit comme une victoire la diminution du nombre de détenus dans les prisons.
13 500 détenus en moins depuis le 16 mars, ce qui fait passer le taux d’occupation des prisons de 119% à 98%.

En 2 mois, pour faire face soi-disant à la crise sanitaire du coronavirus, des milliers de libérations anticipées auront été permises.

Parmi ces 13 500 libérations, Stéphane Bredin, le directeur de l’administration pénitentiaire nous explique « qu’une petite trentaine » sont des détenus radicalisés.

Mais rassurez-vous, « ces détenus radicalisés bénéficient tous d’un suivi par le service pénitentiaire d’insertion et de probation ».

Il faudrait donc se réjouir que notre ministre ait profité d’une crise sanitaire pour « vider les prisons ». Christiane Taubira en rêvait, Nicole Belloubet a trouvé l’occasion pour le faire.

Il faudrait même féliciter Nicole Belloubet, d’avoir écouté scrupuleusement le contrôleur des lieux de privation de liberté – une ancienne présidente du Syndicat de la Magistrature – alors qu’elle n’a même pas daigné accuser réception de la pétition de l’IPJ ! Malgré la période de confinement, nous lui avons envoyé toutes les signatures reçues (plus de 27 000 aujourd’hui) avec un argumentaire détaillé pour s’opposer aux libérations anticipées.

Aucune réponse. Pas même une réponse polie et laconique pour nous expédier.

Ce silence s’apparente à du mépris pour ceux qui demandent une autre politique pénale et qui font part de leurs inquiétudes.

Et la suite nous inquiète encore plus. La ministre ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Elle veut maintenir ce nombre de détenus en systématisant les libérations anticipées.

Voilà comment les choses sont présentées dans Les Échos : « Il s’agit de faire en sorte que “les fins de peine, mettons les 3 ou 4 derniers mois, puissent être traitées en dehors des établissements pénitentiaires, à domicile, comme cela a été le cas pendant la période de confinement”, a détaillé Nicole Belloubet. »

« La “prolongation” de ce dispositif, voire sa “pérennisation“, ne devrait pas être réalisée par voie législative. “C’est un peu compliqué de l’emprunter maintenant, pour des questions de procédure parlementaire”, a commenté la ministre. Plus simplement, sa démarche sera explicitée par voie de circulaire adressée dans les prochains jours à l’ensemble des procureurs. »

Voilà, il y avait déjà les réductions automatiques de peine, les réductions supplémentaires de peine, il y a maintenant les libérations anticipées. Et bien sûr, toutes ces réductions s’additionnent pour raboter au maximum la durée de la détention.

Au mépris des victimes et de la société.

Et le législateur n’aura pas son mot à dire.

Je ne vous cache pas qu’il y a quelques jours, en lisant cela, je me suis dit « à quoi bon ? ». Nous nous activons, nous travaillons sérieusement pour envisager des solutions concrètes aux problèmes de la délinquance et de la justice, nous mettons du monde à contribution, nous vous demandons de nous aider pour porter nos actions.

Et malgré cela, nous ne recevons même pas de réponse du ministère de la Justice qui préfère balayer d’un revers de la manche ceux qui émettent des avis divergents.

Alors, je tiens à m’engager auprès de vous aujourd’hui pour vous dire que jamais nous ne renoncerons à notre combat. Nous allons tout mettre en œuvre pour être entendus, dans les semaines et les mois à venir.

Nous refusons la politique pénale du gouvernement et comptons bien le mettre au pied du mur pour les prochaines élections présidentielles dans 2 ans. Il faudra rendre des comptes. Nous serons là pour les réclamer.

Nous allons répondre au mépris par l’action. L’IPJ va être le caillou dans la chaussure de Nicole Belloubet. Notre association va peser dans la campagne électorale qui va démarrer dans quelques mois.

Je compte sur vous pour rester à nos côtés.
Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel

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3 Réponses à “Taubira en rêvait. Belloubet l’a fait et veut aller plus loin”

  1. Richard Mauden dit:

    Michel Janva, le Salon beige : CEDH : des terroristes étrangers invoquent les droits de l’homme pour rester en Europe. Les terroristes de Daech invoquent les droits de l’homme pour être autorisés à rentrer en France et en Europe, ou pour ne pas en être expulsés, alors qu’ils en détestent la culture et l’ont combattue, au point de se rendre coupables de crimes de guerre et de génocides ! À cette occasion, l’ECLJ vient de publier un nouveau Rapport sur les conditions du retrait de la nationalité des terroristes. Un ancien combattant de Daech, issu d’un couple mixte danois et tunisien, conteste la déchéance de sa nationalité danoise et son expulsion vers la Tunisie, dont il est ressortissant. Et un Irakien conteste son expulsion vers l’Irak pour avoir organisé le financement d’une organisation terroriste irakienne depuis l’Allemagne, où il vit avec son épouse turque et leurs enfants (de double nationalité allemande et turque). La question est importante : Un État européen peut-il retirer sa nationalité et expulser hors d’Europe un terroriste ayant une double nationalité ?
    Un État européen peut-il expulser un terroriste étranger ayant fondé une famille binationale sur son territoire ? Dans ses observations écrites, l’ECLJ a rappelé ce en quoi consiste le lien de nationalité entre une personne et une nation : elle n’est pas un droit, ni une simple formalité administrative, mais l’expression d’un lien d’appartenance. Par leurs actes, les terroristes de Daech brisent leur lien d’appartenance avec un peuple européen ou manifestent l’inexistence d’un tel lien. Dans leur cas, la déchéance de la nationalité ne fait que traduire, en droit, une réalité factuelle et matérielle : celle d’une personne qui est étrangère par tout son être !
    Gilles-William Goldnadel, sur la libération de 8.000 détenus : Mme Belloubet est le clone triste de Mme Taubira ! La ministre de la Justice socialiste a fait libérer 8.000 détenus (dont 130 radicalisés) ! Chacun a les succès qu’il mérite. Belloubet s’inscrit dans une tradition socialiste lourde de la sociologie judiciaire qui considère avec beaucoup de défiance le système carcéral. Les faits sont impuissants à contrarier l’idéologie socialiste des Belloubet-Taubira . C’est cette idéologie libertaire qui a empêché les pouvoirs judiciaires en place de créer des prisons. Et cela, par simple détestation de la prison. La France est un pays européen qui abuse le moins de la prison, et dont les juges de gauche ont extrêmement aménagés les peines de prison.
    Ils sont capables de mettre sept ans pour en faire trois à un djihadiste qui a exhibé la tête de sa victime ! Mme Belloubet a une administration qui, dans les choix qu’elle a faits, est inspirée assez lourdement par le Syndicat de la magistrature, l’ennemi gauchiste total de la prison. Le lobby anti-sécuritaire extrêmement puissant n’est pas seulement composé de magistrats, mais de certains avocats, notamment du Syndicat des avocats de France, d’associations comme la Ligue des droits de l’homme, des observatoires des prisons, etc.
    Aziz Zemouri, Le Point.fr : 130 détenus radicalisés libérés ! Selon les services de renseignements, 130 détenus condamnés dans des dossiers terroristes bénéficient d’une libération anticipée par Belloubet. Pendant que le gouvernement serre la vis sur les Français et leurs libertés fondamentales, c’est la fête chez les taulards barbus, adeptes de la religion d’amour, de tolérance et de paix ! « On va pouvoir fêter le ramadan avec les frères et sœurs des cités » islamisées ! Belloubet à fait de la régulation des prisons sa priorité ! On ne va quand même pas confiner des terroristes qui risquent leur vie en prison, ce serait inhumain et… criminel !
    Le Parquet national anti-terroriste n’a pas fait appel de ces libérations autorisées sur la décision de la ministre de la Justice socialiste libertaire, un certaine Nicole Belloubet militante anti-prison !
    Valeurs actuelles : Près de 8000 détenus libérés. La ministre de la Justice socialiste Nicole Belloubet s’est félicitée d’un taux de surpopulation en baisse. Une véritable aubaine pour les prisonniers. D’après les renseignements français, les prisons ont laissé sortir 130 détenus radicalisés. Le député Éric Ciotti a interpellé la ministre socialiste sur ce sujet. Une question que la socialiste Nicole Belloubet a balayée dénonçant des chiffres totalement inexacts, rappelant que les détenus terroristes, les criminels et les personnes condamnées pour des faits de violence intrafamiliales étaient exclus des libérations ! Ben voyons ! TAKAYCROIRE !
    Cour de cassation : pas de prison pour un fidèle de l’État islamique ayant préparé un attentat !
    Maxime, Résistance républicaine : On connaissait déjà l’érosion des falaises, du littoral français, avec ses conséquences pour les propriétés situées en bord de mer. Par la magie de la loi, on a inventé l’érosion de la peine : la sanction pénale prononcée par les juges diminue avec le temps ! Même contre un adepte de l’État islamique ! Il peut être simplement placé sous surveillance électronique alors qu’il n’est jamais allé en prison. L’érosion de la peine est dans ce cas immédiate et totale ! Ce musulman s’était rendu en Syrie, en été 2013, à l’appel de l’État islamique. Rentré en France en septembre, il avait conservé des contacts avec d’autres personnes s’étant rendues en Syrie dans le même contexte afin de commettre des actes terroristes.
    La Cour d’appel de Paris l’a condamné à 5 ans de prison en mai 2018, mais il est resté libre !
    C’est en janvier 2019 qu’un juge de l’application des peines l’a placé sous surveillance électronique. Il a pu échapper à la prison et la Cour de cassation trouve ça normal. Pour les juges, l’assignation à résidence avec un bracelet électronique permettait au condamné de mener une vie familiale normale et de conserver son emploi. La Cour d’appel avait relevé : « Le demandeur se complaît dans un discours peu sincère, ambigu et préoccupant, sur les faits qui lui sont reprochés. Il avait aidé des djihadistes partis en Syrie à revenir en France, n‘ayant jamais cessé d’être en relation avec des membres de la mouvance islamiste radicale » !
    La Cour d’appel de Paris évoquait de « douteuses et dangereuses fréquentations et des convictions ravageuses ». Il s’agissait d’un étranger puisqu’il était susceptible d’expulsion. Cette décision est préoccupante compte tenu des éléments réunis par la Cour d’appel et de la Taqiyâ. La Takiyâ permet à un islamiste de dissimuler ses intentions terroristes afin de faire progresser le djihad. Quand les Français sont menacés de prison pour ne pas avoir respecté le confinement, on constate qu’un terroriste djihadiste étranger qui veut imposer la barbarie en France peut échapper aux barreaux avec l’approbation de la Cour de cassation…
    Tout ça va mal finir !

  2. jacques boudet dit:

    Jacquouille in « LES VISITEURS »
    chante le sort du Bailly du Limousin

    Pourquoi pas ?

  3. Vicento80 dit:

    Belloubet est ce qu’il se fait de pire dans le gouvernement Macron, comme Taubira sous Hollande. La nouveauté, c’est qu’avant il y avait au moins un ministre de l’intérieur qui faisait semblant d’être ferme (Valls, Cazeneuve, Collomb) alors que le guignol actuel assume clairement le laxisme généralisé et volontaire de nos « progressistes ».

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