Tout pour « Tuche », rien pour « Clint » !

Publié par le 25 Fév, 2018 dans Blog | 14 commentaires

Tout pour «  Tuche  », rien pour «  Clint  » !

Je cultive depuis longtemps une grande admiration pour Clint Eastwood.

Depuis ses premiers rôles dans les « westerns spaghetti », puis sa longue carrière dans la peau de l’inspecteur Harry Callahan, jusqu’à son étonnante et brillante carrière de réalisateur (Million dollar baby, Impitoyable, Gran Torino, Mystic River, etc …), quel parcours !

J’avais donc décidé, ce dimanche, d’aller voir son dernier film, « le 15H17 pour Paris », tiré de l’attentat islamiste déjoué à bord du Thalys.

Je m’étais étonné du peu de publicité fait à ce film dans les médias. Etonnement renforcé quand je découvrai que dans ma région (Yvelines) le film était programmé – quand il l’était ! – seulement en soirée (à 20H ou 21H !!!)

Alors que nous avons eu droit à une promotion au bazooka pour un film au succès déjà programmé, les Tuche 3, on a peu entendu parler du film de Clint Eastwood, ce qui pose plusieurs questions :

  • Est-il contraire au « vivrensemble » de parler d’un film relatant une tentative d’attentat islamique sur le sol Français ?
  • L’anti-américanisme primaire qui règne au sein du monde de la culture interdit-il de raconter l’histoire de héros … américains ?

En préparant cet article, j’ai trouvé celui d’Ana Pouvreau paru dans Causeur.fr dont voici quelques extraits :

« Le 15h17 pour Paris »: Clint Eastwood, le terrorisme et nous

L’accueil reçu par le film montre le déni et l’amnésie d’une certaine presse française.  Le 15h17 pour Paris, le nouveau film de Clint Eastwood sur l’attentat déjoué du Thalys interroge notre capacité à affronter la menace terroriste.

Ovni cinématographique, Le 15h17 pour Paris est à la fois un biopic hors norme et la reconstitution fidèle de la scène d’un meurtre de masse déjoué. Que le film biographique à l’intérieur de l’œuvre, oscillant entre réalisme et pathos, soit jugé bon ou mauvais par les critiques de cinéma français, cela importe finalement très peu tant la démarche du réalisateur est extraordinaire. A 87 ans, Clint Eastwood, ce monument du cinéma américain, à la fois acteur, réalisateur et producteur, dont le parcours est jalonné de quatre Oscars (pour Million Dollar Baby et Impi­toyable), cinq Golden Globes, trois Césars et de la Palme d’honneur à Cannes en 2009 récompensant sa carrière exceptionnelle, berce nos vies de cinéphiles depuis près de soixante ans avec ses quelque soixante-dix films, dont d’innombrables chefs-d’œuvre. En glorifiant le mythe de l’Ouest américain et en forgeant l’image de ses héros (et de ses anti-héros) sur le modèle des pionniers, il est parvenu à façonner à sa manière la matrice de l’homme occidental.

Il réussit là un énième tour de force – et peut-être son dernier film, son ultime legs – en parvenant à mettre en scène six des principaux protagonistes de l’attentat du 21 août 2015 perpétré par le terroriste marocain Ayoub El-Khazzani dans le Thalys Amsterdam-Paris Nord. Les deux militaires américains Spencer Stone (US Air Force) et Alek Skarlatos (membre d’une unité de la Garde nationale américaine), et leur ami Anthony Sadler, qui ont tous trois neutralisé l’assaillant au péril de leurs vies sans toutefois le tuer; l’universitaire américain Mark Moogalian, qui, de sang-froid, s’est jeté sur El-Khazzani et lui a arraché sa kalachnikov avant d’être blessé par balles et son épouse française Isabelle Risacher; et enfin le passager britannique Chris Norman, qui aida à maîtriser le terroriste, jouent tous leur propre rôle et leur prestation est objectivement plus qu’honorable pour des néophytes. La reconstitution de la cérémonie de remise des Légions d’honneur par François Hollande à l’Elysée, sur laquelle viennent se juxtaposer les images d’origine prises le 24 août 2015, est plutôt audacieuse.

Amnésie et déni de réalité

Dans ce contexte, par contraste avec l’affligeante comédie d’Olivier Baroux Les Tuche 3 qui fait actuellement l’objet d’une promotion tous azimuts et devrait prochainement totaliser 5 ou même 6 millions d’entrées selon les experts (!), l’indifférence voire le dédain affiché pour le film de Clint Eastwood interroge sur la capacité de notre société à tirer les leçons des événements tragiques qu’elle traverse malgré elle. L’amnésie et le déni de réalité la guettent pour sûr, jusqu’à sa disparition certaine, si elle ne fait pas l’effort de revenir à la raison. « Une nation ou une civilisation qui produit de jour en jour des hommes stupides achète à crédit sa propre mort spirituelle » déclarait Martin Luther King. Il ne croyait pas si bien dire.

Ana Pouvreau pour Causeur.fr

Je ne résiste pas au plaisir de citer une critique « impartiale » extraite du site de France Sphincter (Le masque et la plume) :

Xavier Leherpeur : « Les Chtis à Marseille à côté, c’est un bonheur ! »

Ce n’est pas un film, ce n’est rien. Ça n’a aucun intérêt.

Donc il va raconter l’histoire de ces gamins (enfin surtout des deux militaires, l’étudiant noir, Clint Eastwood n’en a rien à faire), surtout le petit rondouillard qui a tout donné à l’armée, l’armée lui a si peu rendu en l’empêchant de devenir ce qu’il voulait être, mais il s’est musclé, il s’est endurci, il s’est valorisé, il aime Dieu. Donc : Dieu / l’armée / les armes : le gamin est un pur Ricain élevé au Kellogg’s, il est inattaquable.

Tous les poncifs de la gauche laïcarde et anti-américaine sont bien là ! Et puis, traiter Clint Eastwood de raciste, ça ne mange pas de pain !






14 Réponses à “Tout pour « Tuche », rien pour « Clint » !”

  1. Je pense surtout que le film a un sujet manquant de consistance pour en faire un justement, de film.
    Je regrette seulement que la plupart des critiques se fassent d’un point de vue idéologique plutôt que cinématographique.

  2. Et je confirme, la distribution en salle est ultra restreinte.

  3. Le film, s’il n’est pas un chef d’oeuvre, fera parti de son héritage cinémtographique, et c’est déjà ce qui compte…

  4. Désormais les Français adorent passer pour des a…tis, être traités de demeurés,d’analphabètes, de fainéants, de riens, des zigs et lâches en plus……
    Des beaufs!

    Alors les journaleux, les politiques adeptes du parlé banlieue et de NTM, artistes de goooooooooooche (pléonasme) leur servent, après les avoirs formatés au socialisme, la seule soupe qu’ils mangent goulument.
    Des infos pre-machées, des spectacles et des films débiles!
    Pas besoin de réfléchir ou de s’interroger, et surtout ne pas regarder la réalité et la véracité des faits en face!

    La France d’aujourd’hui me désespère!

  5. Xavier Leherpeur : « Les Chtis à Marseille à côté, c’est un bonheur ! »

    Ce n’est pas un film, ce n’est rien. Ça n’a aucun intérêt.
    Je cite:
    Donc il va raconter l’histoire de ces gamins (enfin surtout des deux militaires, l’étudiant noir, Clint Eastwood n’en a rien à faire), surtout le petit rondouillard qui a tout donné à l’armée, l’armée lui a si peu rendu en l’empêchant de devenir ce qu’il voulait être, mais il s’est musclé, il s’est endurci, il s’est valorisé, il aime Dieu. Donc : Dieu / l’armée / les armes : le gamin est un pur Ricain élevé au Kellogg’s, il est inattaquable.

    Depuis quand des journaliste de goche qui n’ont jamais fait l’armée, se permettent de juger des hommes authentiques, tandis que cela ne sont des plats de nouille, au profils bas.

    La seule capacités de ces journaliste comme souvent la goche est d’aimer l’anti valeur, de s’aplatir, d’ etre des nouilles, de dtruire les valeurs qui changes les hommes pour preferer la valeur de goches qui en font des lavettes fort souvent.

  6. C’est loin d’être le meilleur film du grand Clint,dit-on…
    Préférez et revoyez dans ce cas « Joseph Wales,hors la loi », »Un monde parfait »ou « Mystic River »…

    • Oui, je suis d’accord pour Josey Wales, cela étant dit, dommage qu’il ne semble pas possible d’apprécier le 15h17 objectivement, j’adore Eastwood, et je pense être plutôt de gauche, le Maître de guerre est carrément génial à côté,

  7. Xavier Leherpeur : « Les Chtis à Marseille à côté, c’est un bonheur ! »
    Oui et donc « les tuche 3 » c’est le paradis.
    A chacun ses références.

  8. Ce film ne passera pas dans ma campagne… Mais j’y serais allée rien que pour rendre hommage à la bravoure de ces personnes. Et je n’irai pas voir « Tuche » qui pourtant passe au moins 3 fois cette semaine dans ma commune. C’est ma résistance !

  9. Je peux maintenant compléter mon article puisque je suis allé le voir hier, dimanche.

    Non, ce n’est pas le meilleur film de Clint Eastwood ! C’est certain mais c’est un film utile.

    Il y a trois parties dans le film :

    – l’enfance des trois « héros »,
    – le voyage en Europe,
    – la tentative d’attentat.

    La deuxième est trop longue et n’apporte rien au sujet du film. Mais la première partie est très intéressante et montre le cheminement qui a conduit le principal héros a intervenir dans ce train, au péril de sa vie.
    Ce héros, un peu rebelle à l’école, n’a qu’un seul but dans la vie devenir sauveteur aéroporté. Il est porté par le désir d’être utile à ses contemporains.
    Un américain altruiste, c’est plus que ne pouvait en supporter la gauche anti-américaine.
    Le pire pour elle, est une prière chrétienne qui est récitée à la fin du film et qui a dû la rendre bien malade.
    La fin est très émouvante mais un peu ternie par un petit monsieur boudiné dans un costume trop petit qui fait un discours sur le perron de l’Elysée …

    • Si les trois héros américains du Thalis jouent leur propre rôle dans le film d’Eastwood,il était juste que le locataire de l’Elysée le plus risible de la Vème république jouât lui aussi son propre rôle…;)

      • Il est en route pour un Oscar, à n’en pas douter, vue son aisance et son naturel, pour faire le pitre …

        • normal 1 er a toute les chances d’obtenir, grace a son talent naturel, un oscar bien merité, pour le rôle d’imitation de president de la republique, qu’on ne rit pas.

          Ce role de president de la republique, n’est pas facile, et normal 1 er su montrer, avec brio, toute les difficultées a le devenir, et toutes les facettes des faiblesses intellectuelles et morale pour ce poste, ont ete magistralement mené avec brio par un normal 1 er en pleine forme.

          Pour son role sincere a se chercher, et a ce definir en tant que president de la republique, normal 1 er merite un oscar.

          Quoi qu’il arrive je le soutiendrais envers et contre tous. 🙂

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