Tu sais ce qu’elle te dit, Edouard, la droite Trocadéro ?

Publié par le 25 Mai, 2019 dans Blog | 6 commentaires

Tu sais ce qu’elle te dit, Edouard, la droite Trocadéro ?

« La droite Trocadéro »

C’est devenu le quolibet à la mode utilisé pour stigmatiser l’aile droite des Républicains par les traitres à ce parti, passés à la macronie .

Depuis des décennies, à droite, nous sommes habitués à être considérés par la gauche et pour la majeure partie des médias de manière péjorative.

Nous ne serions que d’ignobles conservateurs face aux merveilleux progressistes de gauche ! En résumé, le mal face au bien !

  • Si nous parlons d’immigration, nous sommes taxés de racisme,
  • Si nous défendons le droit des enfants, on nous considère comme homophobe,
  • Si nous demandons de la sécurité, nous sommes traités de fascistes,
  • Si nous réduisons les dépenses publiques, nous sommes contre les pauvres.

Mais le pire, c’est quand ce sont les nôtres qui nous trahissent ! Quand dans l’ombre de Juppé, le maire du Havre a accepté de devenir le premier ministre d’un président arrivé à l’Elysée grâce à un complot médiatico-judiciaire, le minimum qu’on pouvait attendre de lui, c’était une neutralité vis-vis de son ancien parti, par respect pour les électeurs de droite.

Au lieu de cela, Edouard Philippe se permet de critiquer son ancien parti avec mépris – comme sait si bien le faire Emmanuel Macron ! Dans une interview au Figaro, le premier ministre a taclé l’attitude des Républicains réunis derrière la tête de liste François-Xavier Bellamy, y voyant la « reconstruction » de « la droite du Trocadéro« . « Je le constate depuis que je suis à Matignon, elle n’a que des postures politiciennes à opposer à ceux qui font des choix courageux.

A droite, les réactions n’ont pas manqué :

  • Laurent Wauquiez : « Le Premier ministre n’aime pas la droite Trocadéro parce que c’est la droite qui ne renonce pas […] parce que c’est la droite qui ne baisse pas la tête […] parce que c’est la droite qui ne trahit pas ».
  • Eric Ciotti :  « la droite Trocadéro, c’est celle qui ne trahit pas ses valeurs pour des postes auprès d’un ancien ministre socialiste. »
  • Julien Aubert : « Je préfère appartenir à la droite Trocadéro qu’à la droite mercato.  »

La rupture semble consommée entre les deux ailes de la droite. Les juppéistes, Edouard Philippe en tête, tentent de nous faire croire que ce sont les Républicains dirigés par Laurent Wauquiez qui se sont droitisés. Il s’agit d’une escroquerie intellectuelle ! Le péché originel a été commis par Jacques Chirac et Alain Juppé lorsqu’ils ont créé l’UMP en fusionnant le RPR et les centristes de l’UDF. Depuis lors, la soupe tiédasse du centre a fait oublier à la droite ses principes.

Edouard Philippe comme les juppéistes ont tout renié

Rappelez-vous ces Etats généraux RPR-UDF sur l’immigration tenus en 1990 que dirigeait Alain Juppé en compagnie de François Bayrou. Voici les principales mesures préconisées à l’époque par ces Etats-généraux :

Ces mesures sont celles proposées aujourd’hui par le Rassemblement national et abandonnées depuis longtemps par la droite républicaine !

Confronté par David Pujadas à ce passé, Alain Juppé n’avait trouvé que cette piteuse réponse:

« Je ne partage pas cela. Rétrospectivement, je pense que c’était une erreur !  »

Les problèmes d’immigration en France sont-ils plus ou moins graves en 2019 qu’en 1990 ?

Edouard Philippe comme les juppéistes ont bafoué leurs valeurs profondes !

En 2013, lors du débat sur la loi Taubira du mariage gay, Alain Juppé déclarait :

Pas d’accord pour l’adoption parce que je continue à penser qu’un enfant doit grandir entre un père et une mère. Aucun des arguments en faveur de l’adoption ne tient la route, ni celui du bonheur de l’enfant adopté, ni celui de la reconnaissance de situations de fait déjà existantes.

En 2016, dans le magazine de gauche, Les Inrocks, dont Alain Juppé faisait la une, il annonçait :

Il peut exister des cas où un enfant peut trouver dans un couple de deux hommes ou de deux femmes des conditions d’épanouissement personnel parfaitement acceptables. C’est pourquoi, après mûre réflexion, je suis favorable à l’adoption par un couple de même sexe.

En seulement trois ans, les « arguments qui ne tenaient pas la route » étaient devenus recevables ! Non, monsieur Juppé les besoins fondamentaux liés à la filiation naturelle n’ont pu évoluer si vite !

Alors qui a trahi la droite ? Wauquiez et Bellamy ou Alain Juppé et Edouard Philippe ?

Quant à moi, je préfère appartenir à la droite Trocadéro qu’à la droite « juppéteuse » et cher Edouard, je vous em … de !

Excusez ma vulgarité, mais ça soulage !

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6 Réponses à “Tu sais ce qu’elle te dit, Edouard, la droite Trocadéro ?”

  1. Je suis également de la droite Trocadéro, celle qui n’a trahi ni ses convictions, ni ceux qui la représentent et je suis très heureuse que Wauquiez et Bellamy la défendent avec conviction! Je ne serai jamais la droite Solférino…

  2. Richard Mauden dit:

    Encore la droite la plus bête du monde
    (Adapté de) GUILLAUME DE THIEULLOY
    La campagne pour les européennes n’a pas vraiment permis que les stratégies des uns et des autres se clarifient. Il est clair que l’objectif principal de Macron est d’imposer l’idée que la vie politique française se réduit à une opposition frontale entre le Rassemblement national et lui. C’est un calcul logique s’il songe à 2022 – rêvant d’un deuxième tour face à Marine Le Pen. Mais aussi un calcul risqué. Il est vrai que, comme ancien banquier d’affaires, il a une certaine expérience de prendre des risques avec l’argent des autres !
    En tout cas, Marine Le Pen ne va pas bouder le cadeau qui lui est ainsi offert par le Pouvoir.
    Le problème, c’est que, d’une part, le Rassemblement national ne peut pas gagner tout seul et que, d’autre part, à supposer que la victoire soit accessible, il ne pourrait pas gouverner. Gagner seul est exclu : même De Gaulle n’a jamais réuni sur son nom plus de la moitié des suffrages. Gouverner seul est encore plus exclu. Regardez les difficultés que Donald Trump rencontre actuellement avec « l’État profond » – alors que les 3 000 ou 5 000 plus hauts responsables de l’administration américaine ont été désignés par lui, selon le système du « spoil system ». Bien sûr, une part des hauts fonctionnaires français se rallieraient sans état d’âme à un pouvoir dirigé par le RN. Mais le RN n’a aucune expérience de gouvernement et aucune habitude de discuter avec les patrons d’entreprises, avec les dirigeants d’administrations, ce qui fait qu’une société fonctionne.
    C’est pour cela que je plaide depuis des années – et plus encore depuis que l’on observe que cela fonctionne en Autriche et en Italie – pour une alliance populistes-conservateurs (qui pourrait amener des cadres au RN).
    C’est-à-dire une alliance à rebours du rapprochement avec la France insoumise que beaucoup semblent souhaiter au RN, où la ligne Philippot est loin d’être morte. Les conservateurs peuvent se retrouver aux LR et dans la droite hors les murs. Mais, dans les deux cas, ils y semblent muselés. François-Xavier Bellamy, qui a bien commencé sa campagne en refusant de s’excuser pour ses convictions « sociétales », a risqué d’être contraint d’en rabattre par les caciques juppéistes mais qui se sont éloignés du parti. C’est un énorme pari stratégique : la seule chance pour les LR de limiter la casse est de laisser le jeune philosophe défendre ses convictions. Même les électeurs les plus « centristes » apprécieraient une droite de conviction. De son côté, Nicolas Dupont-Aignan a envoyé un message catastrophique en éliminant la courageuse avocate « libérale-conservatrice » Emmanuelle Gave de sa liste, sous la pression de la gauche. Tant pis pour lui !

  3. Etre de Droite, c’est avoir tort par nature même lorsque l’on a raison, car l’on aura alors eu raison pour de mauvaises raisons. Etre de Gauche c’est avoir raison même lorsque l’on a tort, car on aura eu tort pour de bonnes raisons.
    Ce que l’on exprimait autrefois par « plutôt se tromper avec Sartre qu’avoir raison avec Aron ».

    M. Bock-Côté démontre brillament dans son dernier livre que c’est bien la Gauche progressiste qui imprime le mouvement et dicte sa loi, décrète qui est fréquentable ou non. Elle ne tolère la Droite que si celle-ci n’est qu’une gauche lente, qui suit le mouvement en traînant un peu des pieds et ne contestant finalement que le rythme. Toute personne, même de gauche, qui un moment se met à questionner la direction et non plus la vitesse, se voit inévitablement taxée de réactionnaire, puis fascisée, renvoyée dans le camp du diable, hors du champ républicain.

    L’électeur de Droite « modérée » sait souvent au fond de lui-même que ce que la gauche progressiste impose à la société va dans la mauvaise direction. Il garde la plupart du temps une part conservatrice (bourgeoise, terrienne, catholique, …) même résiduelle. Mais il craint par dessus tout d’être rejeté dans le mauvais camp. La gauche lui fait sentir qu’il est « toléré », s’il ne franchit pas la ligne rouge de s’allier avec la droite conservatrice. Donc il hésite… Le centre-gauche qui « n’est pas si éloigné » lui fait éventuellement les yeux doux pour qu’il le rejoigne dans une coalition de gauche élargie. Mais ce n’est pas symétrique : jamais le centre-gauche ne rejoindra la droite modérée dans une coalition de Droite. Sarkozy s’est lourdement trompé en s’essayant à l’ouverture à gauche.

    Hollande a fait une erreur fondamentale: il a constamment insulté la Droite en laissant carte blanche à ses ministres les plus sectaires (Taubira, Vallaud-Belkacem, Peillon, …), et en matraquant fiscalement tout ceux qui ne situaient pas son coeur d’électorat. Même le centre-droit ne pouvait continuer avec lui. Même avec l’affaire Fillon, Hollande aurait été balayé : trop de monde, y compris les électeurs de centre-droit, voulait s’en débarrasser.

    Macron a été bien plus intelligent. Par un savant dosage d’une politique économique initialement (précision importante) de centre-droit, quelques ministres débauchés du camp d’en face par ambition personnelle, et quelques concessions ponctuelles (via Blanquer, Collomb, ou une petite phrase arrachée sur l’islam au détour d’un discours) qui sont autant d’arbres qui cachent la forêt progressiste, il a réussi à attacher ce bloc d’électeurs de Droite modérée à son projet.
    La machine médiatique du politiquement correct n’a ensuite plus qu’à jouer son rôle en diabolisant tout opposant de droite conservatrice. Voir le cas Bellamy carrément sorti du champ républicain par ses convictions personnelles sur l’IVG, alors que rien dans son programme ne s’y réfère.
    Et si d’aventure l’un d’entre eux devient trop menaçant, la troisième lame du rasoir entre en action : il suffira de lui trouver une petite affaire bien montée en épingle, une mise en examen, et le tour est joué.
    C’est trop facile.

    Je ne sais pas si la Droite a une chance de revenir de sitôt dans ces conditions, alors que pourtant elle est probablement majoritaire sur le fond dans l’opinion.

    Il faudrait soit que le bloc de Centre-Droit se décroche du rocher Macron et revienne vers son alliance traditionnelle à Droite. Cela ne peut venir que d’une erreur (ou d’un choix) de Macron, avec un virage à gauche trop marqué (et le départ symbolique de ministres « de droite »). Je le crois trop habile pour ça.
    Dans tous les cas, la droite conservatrice doit garder son cap. Ce n’est paradoxalement pas en se gauchisant qu’elle les fera revenir. Et en ce qui concerne les figures politiques, il suffira d’un frémissement dans les sondages pour les ramener (voir encore le cas Bellamy et des maires « Macron compatibles ».)

    Sinon l’alliance Conservateurs / « Populistes » / souverainistes, « à l’Autrichienne », est la deuxième option. Elle est d’une part risquée arithmétiquement (perte du dernier bataillon de centre droit), union du camp progressiste en face. Il y a aussi la question du leadership, personne ne voulant le laisser à l’autre. Mais surtout comme le souligne le commentaire précédent elle nécessite que le RN (et d’autres) cessent de s’aligner sur certaines positions de la France Insoumise et de la gauche anti-capitaliste.
    Je ne la vois pas possible dans l’immédiat.

    Je crains que le progressisme macronien ait encore de beaux jours devant lui (au moins 5 ans de plus)…

  4. meyer olivier dit:

    Avec marine, taxes à tout va sur les importations, c’est son programme, donc comme les carburants sont importés, je vous laisse calculer l’augmentation des taxes sur l’essence et le diesel. Les gilets jaunes du début du mouvement vont devoir laisser tomber leur SUV et se mettre à la marche……. avec des chaussures made in France.

  5. ha bon! Parce que EELV ce n’est pas « sauver » la planète en taxant taxant et retaxant un max en culpabilisant les citoyens et en s’occupant entre autre de la vie des gens pour parait-il nous ré-éduquer?
    Le rn enfume mais que dire des escrologistes!

  6. Pour clore ma réflexion sur ces élections, 22% des electeurs sont ravis de la politique macronienne parce qu’en fait c’est là le résultat attendu par la secte.

    22% content de la politique menée, les riches retraités à 2000€ bien contents que leurs retraites aient été imputées etc.……..plus les autres………….
    Que macron continue et c’est ce qu’il va faire.

    Quant à EELV, Yannick Jadot se rêve en rassembleur ……..
    En rassembleur pour les présidentielles.

    C’est bien ce que j’affirme avec tous ces imposteurs, au soir d’une élection, ils pensent déjà à la suivante.

    Donc macron va continuer son battage médiatique jusqu’aux municipales et ensuite il va enquiller sur les présidentielles!
    Entre les 2 il va mettre par terre ce qu’il n’a pas encore fait………..

    Pauvre France!

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