Une femme se lève contre l’islam

Publié par le 9 Juil, 2018 dans Blog | 13 commentaires

Une femme se lève contre l’islam

Je donne la parole, une fois de plus, à une femme musulmane en révolte contre l’islam. Henda Ayari, la première femme à avoir porté plainte contre Tariq Ramadan, combat l’islam et le traitement humiliant que cette religion impose aux femmes.

Elle a un parcours très particulier puisqu’elle a longtemps porté le voile puis décidé, un jour, de s’en libérer.

Voici des extraits d’une interview qu’elle a donnée à Valeurs actuelles :

« Une société parallèle à la société française »

A 20 ans,j’étais jeune et salajiste. À 39 ans,je suis une femme musulmane libre. Henda. Par ces mots simples, accompagnés d’un montage photo éloquent représentant la jeune femme en niqab sur la première photo, et maquillée en blouson de cuir sur la seconde, Henda Ayari révélait en décembre 2015 sur les réseaux sociaux le combat de toute une vie, pour dénoncer les dangers d’un islam radical. Un livre plus tard (J’ai choisi d’être libre, rescapée du salafisme en France), c’est à nouveau par le biais d’Internet qu’elle décide, en pleine effervescence médiatique autour de #BalanceTonPorc, de dénoncer son violeur, Tariq Ramadan. Par cet acte, elle met fin à un tabou courant dans l’islam, qu’elle explique dans un nouvel ouvrage au titre éloquent: Plus jamais voilée, plus jamais violée. Elle y décrit sans concessions la réalité d’un islam politique que nous ne voyons pas toujours. Un témoignage féministe et engagé.

Valeurs actuelles :  Ni voilée ni violée : l’alternative est radicale … Qu’est-ce qui vous a poussée à prendre la plume à ce sujet ?

Henda Ayari : Depuis toute petite, j’ai toujours eu le besoin d’écrire: les mots m’ont aidée à exprimer mon mal-être issu d’une enfance difficile et très isolée. Cela a été une manière de me réparer, de me reconstruire, de dire ma souffrance et, au final, de me libérer. C’est devenu une sorte de thérapie mais aussi un moyen de répondre aux interrogations des gens face à ce que j’ai vécu et de préciser des choses que je n’avais pas pu suffisamment expliquer dans mon premier livre, en particulier sur le viol et sur le voile, qui est un véritable tabou dans le monde musulman. Le titre m’est venu tout naturellement parce qu’il reflète ce que j’ai vécu. Lorsqu’il m’a violée, mon agresseur m’a reproché de l’avoir provoqué en n’étant pas voilée. C’est d’ailleurs ce que j’ai expliqué lors de mon premier dépôt de plainte en 2017 :

pour Tariq Ramadan, soit vous êtes voilée, soit vous êtes violée.

Dire que ces femmes non voilées sont des tentatrices et donc des coupables est une manière pour ces agresseurs ainsi que pour de nombreux hommes des pays musulmans de se déresponsabiliser des viols qu’ils commettent. Finalement, elles n’auraient que ce qu’elles méritent car elles ont provoqué le désir des hommes. J’ai voulu, à travers ces livres, mettre en cause cet état d’esprit, casser l’idée qu’on répand dans l’esprit de beaucoup de femmes musulmanes qui n’osent pas se dévoiler ou dénoncer leurs violeurs. Ces femmes, quand elles sont violées, se sentent coupables et honteuses et ont plus peur de la réaction de la communauté que de celle du violeur. C’est ce tabou que j’ai voulu mettre au jour, ainsi que l’instrumentalisation politique du voile par les islamistes.

Valeurs actuelles : Vous désignez d’ailleurs le voile comme « l’uniforme de la soumission ». Comment expliquez-vous, vous qui l’avez vécu, que tant de jeunes filles le revendiquent ?

Henda Ayari : Chaque histoire est différente, et mon expérience de vie m’a permis de prendre du recul. Je sais maintenant faire la différence entre une jeune fille à qui on impose de le revêtir et une jeune fille qui porte un voile car elle en a besoin, comme une bouée de sauvetage.

Cela a été mon cas : porter le voile a été pour moi une sorte de protection. J’ai été une enfant et une femme battue. J’ai vécu une tentative de viol à 9 ans, et dès cette époque on m’a traitée de provocatrice et de prostituée. J’ai donc été en quête de pureté à l’adolescence et je me suis mise à porter le voile pour prouver que j’étais une fille sérieuse, et que j’avais besoin de savoir qui j’étais : si j’étais française, tunisienne, musulmane … Ce mal-être terrible à l’adolescence, période cruciale où l’on est en quête d’identité, aurait pu me conduire vers la drogue, l’alcool ou toute autre sorte de choses. On le voit, on ne peut se permettre de juger les jeunes filles qui se voilent: elles ont toutes des parcours et des raisons différentes.

Mais c’est sur l’instrumentalisation du voile que je veux éveiller les consciences.

Il est, en effet, devenu un instrument de conquête politique, un uniforme identitaire qui permet de se différencier du reste de la population, de revendiquer son islamité et de se communautariser. Car le problème repose sur ces femmes qui font du prosélytisme et essaient de convaincre d’autres jeunes femmes de le porter, et tentent d’imposer leur religiosité. Ces attitudes sont loin d’être la meilleure solution pour vivre en paix, car elles suscitent de plus en plus d’inquiétudes et de polémiques dans la société. On se rappelle la porte-parole voilée de l’Unef : un mouvement syndical étudiant n’a pas à connaître la religion de l’une de ses représentantes. On nous impose un symbole religieux et politique dans la sphère publique et c’est cette utilisation, et non pas la personne, que je dénonce. C’est un trouble à l’ordre public qui divise la population. Notre pays a été traumatisé par les attentats liés à l’islamisme, et il nous faut pointer du doigt ces doctrines sectaires qui utilisent le voile tel un étendard pour propager leur idéologie dans la société. Or, dans les pays au sein desquels elles ont pris le pouvoir, le droit des femmes et celui des minorités reculent …

Valeurs actuelles : Vous expliquez ainsi que « l’arborer, c’est aussi une façon de dire à la France qu’on l’emm … ». Comment ?

Henda Ayari : Le voile est un marqueur identitaire. Quelque part, nombre de femmes qui l’arborent ont décidé de sortir de la société. C’est un voile de provocation et de différenciation, peut-être parce qu’elles ne se reconnaissent pas dans la société ou qu’elles ont un mal de vivre.

Je souhaite les réconcilier avec notre pays. Je veux combattre les réactions de repli de part et d’autre. Car quand je portais le voile, plus je subissais des réactions de rejet dans la société, plus j’étais haineuse et je me repliais dans mon communautarisme, et j’avais envie d’en « rajouter une couche ». C’est pourquoi il est primordial de tendre la main à ces femmes-là et de les aider à prendre conscience du danger de l’islam politique. ll faut qu’elles réalisent que, contrairement à ce qu’on essaye de leur faire croire, la population française n’est pas islamophobe. Mon objectif est donc d’être un intermédiaire entre elles et la société, et c’est dans ce but que j’ai créé mon association. ll est, en effet, nécessaire de leur donner la parole, de les écouter, et de leur proposer un accompagnement psychologique ou encore judiciaire.

Valeurs actuelles : Vous dénoncez une certaine censure sur la réalité du voile par le politiquement correct …

Henda Ayari : Nos dirigeants sont dans le déni. lls font la politique de l’autruche à des fins électoralistes: ils n’ont pas envie de perdre le vote des musulmans, qu’ils mettent tous dans le même sac, islamistes ou pas islamistes. Or, si des politiques courageux ne prennent pas à bras-le-corps le problème, cela n’apaisera pas la société. Un certain nombre de personnes politiques de droite m’ont manifesté leur soutien dans mon combat: Valérie Pécresse, Patrick Karam, Laurent Wauquiez, ainsi que d’autres personnes qui ne sont pas du même bord politique, comme les membres du Printemps républicain … Marlène Schiappa commence timidement à se manifester.

Valeurs actuelles : Vous qui le connaissez de l’intérieur, comment décririez-vous le monde du salafisme ?

Henda Ayari :  Il faut tout d’abord savoir que les salafistes sont les meilleurs ennemis des Frères musulmans car ils sont en concurrence. Ils ont tous deux pour objectif la conquête politique en utilisant l’islam.

Le salafisme est un mouvement politique issu de l’Arabie saoudite qui visait à conquérir le pouvoir. Des savants saoudiens du palais ont écrit dans ce but des fatwas sur mesure en manipulant les textes religieux. Avec leurs pétrodollars, ils ont étendu leur doctrine partout dans le monde, par Internet, par la diffusion de livres religieux ainsi que par des constructions de mosquées. Leurs vêtements leur permettent de se reconnaître entre eux et d’afficher visuellement la propagation de leur doctrine. C’est une société parallèle à la société française, qui n’observe pas les mêmes règles. Ils haïssent la France, qu’ils considèrent constituée de mécréants. Tout non-salafiste est un ennemi  et le djihad est une obligation à remplir. Je constate que, si tous les salafistes ne sont pas terroristes, tous les terroristes passés à l’acte étaient salafistes.

La plupart de ceux qui se convertissent au salafisme sont des adolescentes en quête de sens. Cette doctrine leur offre un discours séducteur, selon lequel la femme est une perle que l’on doit protéger dans un coquillage. Or la plupart des jeunes filles rêvent du prince charmant, mais ont un peu peur de la société dans laquelle elles se trouvent. De nombreux parents m’ont contactée car leurs filles étaient tombées amoureuses de petits délinquants du quartier qui, du jour au lendemain, avaient décidé de se racheter une conduite en devenant musulmans pratiquants. Ils deviennent salafistes car c’est tout ce qu’on leur propose. Ils demandent alors à leurs petites amies de se convertir. Puis de se voiler, car c’est une obligation.

Combien de filles se sont fait ainsi berner! Or dès que l’on se convertit au salafisme, c’est comme une secte: on vous isole et on vous embrigade. C’est pour ça que je milite pour que le salafisme soit placé sur la liste des sectes en France. J’ai écrit l’année dernière une lettre en ce sens, avec de nombreuses propositions de solutions pour lutter contre le salafisme, à Emmanuel Macron, mais il ne m’a jamais répondu ni voulu me recevoir à l’Élysée. Pourtant, le salafisme est un véritable danger: nous sommes passés de 15 ooo à 50 ooo membres en France. C’est pourquoi l’éducation est la priorité. Et ces enfants vont être des Cocottes-Minute prêtes à exploser: on leur apprend la haine des mécréants. Ils subissent un véritable lavage de cerveau, et l’on a là des mineurs en danger. C’est pourquoi j’estime qu’il faut faire des signalements quand on repère des enfants salafistes, des suivis, et soutenir les mamans dans leur éducation civique.

Valeurs actuelles : Quel rôle joue le complotisme dans l’univers salafiste et parmi les Frères musulmans ?

Henda Ayari : Le complotisme est beaucoup plus important et propagé qu’on ne le croit. De plus en plus de gens n’ont pas confiance dans notre société et dans les politiques, tant ils ont été déçus. Ils ne font donc plus confiance et pensent être manipulés. Il leur est alors facile d’embarquer dans une idéologie complotiste, car celle-ci postule que l’on est manipulé. L’idéologie complotiste est d’ailleurs la première étape pour atterrir dans le salafisme.

Il dit, en effet, que l’islam est le seul rempart contre le nouvel ordre mondial qu’on veut nous imposer. Il y aurait ainsi deux blocs opposés, les méchants et les gentils. Un jeune sans beaucoup d’esprit critique va ainsi croire à la victimisation des Palestiniens, que les musulmans sont les éternelles victimes ou les juifs des gens malfaisants.

Valeurs actuelles : Cette théorie du complot, vous la retrouvez dans l’affaire Ramadan …

Henda Ayari : En effet. Depuis que j’ai osé témoigner, mon nom a été traîné dans la boue par une véritable machine de guerre. Les partisans de Tariq Ramadan sont allés jusqu’à dire que j’étais un agent du Mossad payé pour faire tomber les musulmans ! Tout était bon pour faire de lui un martyr, même les faux témoignages à mon encontre.

Pourtant, je ne suis pas dans une démarche de haine. Ce qui me soulage, c’est de savoir que depuis que j’ai porté plainte il ne peut plus violer personne. Il s’est toujours attaqué à des femmes fragiles et malheureuses, il savait comment les faire taire. Mais aujourd’hui, il est hors d’état de nuire. Je souhaite que la justice soit rendue de la façon la plus juste possible. Je voudrais lui laisser la possibilité de commencer à réparer ses erreurs en avouant.

Valeurs actuelles : Vous dites croire au pouvoir du pardon …

Henda Ayari : Il est plus facile d’avoir de la haine et de la reproduire que de pardonner. Mais je pense que le pardon est quelque chose qui nous élève. Je n’ai pas voulu, notamment, être une mère qui bat ses enfants. Les êtres humains ont tous leurs faiblesses et leurs blessures, et il ne sert à rien de répondre au mal par le mal.

Je suis dans une volonté d’espérance et d’optimisme: on peut construire sur les ruines de son passé. Je porte mes cicatrices comme des médailles qui témoignent de mes combats. On m’a battue, violée et je me suis toujours relevée. Ma soif de vivre reste là, l’amour est plus fort que tout et c’est ce que je veux transmettre aux autres femmes blessées.

Propos recueillis par Anne-Laure Debaecker pour Valeurs actuelles.






13 Réponses à “Une femme se lève contre l’islam”

  1. COGNET Marie dit:

    Quel parcours impressionnant et quel courage !

  2. Une femme qui denonce les hypocrisies dans l’islam.

    Le voile ne protege pas les filles et les femmes, contrairement a ce que raconte les etrangers.

    Bien des verités qui sortent sur lequels les « elites » ferment les yeux, quand a la franc maconnerie, elle prefere l’islam a la religion catholique, alors rien n’est fait en profondeur pour « remanier/corriger » l’islam.

  3. Je suis musulmane voilée et fière de l être je suis soumise qu’à mon seigneur et aucune personne sur terre et ma religion m enseigne la paix et l amour mm si vous voulez absolument prouvez le contraire à nous notre religion et à vous la vôtre

    • Bonjour Sabrina,
      Votre position est respectable et tant mieux si vous êtes bien dans votre peau sous un voile.
      Mais, permettez-nous de douter que votre position soit partagée par toutes les femmes voilées. Pour certaines, il est évident que la pression exercée par leur entourage (parents, frères, « grands frères, etc …) les oblige à se voiler.
      Vous devez comprendre également, qu’après des dizaines d’années de combat pour libérer les femmes, nous considérions, en occident, que voiler les femmes est pour nous une régression insupportable.
      Je ne vous demande pas de partager cette opinion mais de la respecter.
      Si vous ne supportez pas notre opinion, libre à vous d’aller vous installer dans un pays musulman qui vous offrira un contexte religieux homogène où vous pourrez vous épanouir sans sentir la réprobation environnante.
      Bonne journée.
      Christian Balboa

      • MERCI, Christian. Vous avez tout dit, surtout d’inviter Sabrina à aller là où le voile est bien admis et OBLIGATOIRE.

        • Dans notre religion ont ne peut obliger qui que se soit de faire se que l’on a pas envie le père doit apprendre se que Dieu dis dans le coran que les femmes doit être voilée mais ont ne peut obliger personne à le mettre

          • A qui ferez-vous croire qu’aucune femme en France n’est obligée de porter le voile ? De fortes pressions, physiques mais surtout psychologiques, s’exercent sur les femmes pour qu’elles se voilent.
            Par ailleurs, le fait que le Coran impose aux femmes d’être voilées est contesté par beaucoup de spécialistes de l’islam.
            Voiler les femmes c’est les considérer pour des objets sexuels dont il faut cacher le corps pour éviter d’exciter les hommes.
            Pourquoi les hommes se seraient-ils pas désirés par les femmes ?
            J’accepterai le voile quand au nom de l’égalité homme-femme, les hommes aussi seront voilés !

  4. Je voudrais vous dire tout simplement que je suis belge née en Belgique et vécue toute ma vie dans un pays magnifique qui est bcp plus tolérant que la France et mon voile ne dérange personne sauf les gens qui sont intolérants comme vous mais j’en ai pas encore vue en Belgique et je suis très heureuse il faudrait savoir que ses pas un bout de tissu sur la tête qui nous rend soumise a qui que se soit en fait je vous propose d apprendre la religion musulmane pour mieux comprendre notre spiritualité car ses vrais que si ont connais rien de l islam sa serait très difficile de nous comprendre…ah au fait je me suis installé il y’a quelques années dans un pays musulman comme vous dites mais pas pour vivre ma religion mais pour m enrichir de toute les cultures se pays es Dubai pourtant j ai bcp d’amis ici français qui vivent leurs vies très bien en bikini sur la plage et personnes ne les insultes ou les critiques. Bonne journée

    • Vous me proposez d’apprendre l’islam pour mieux comprendre pourquoi les femmes se voilent.
      A mon tour de vous engager à étudier la civilisation occidentale. Au siècle des lumières, l’Europe a su mettre au pas la religion catholique, pour faire valoir les valeurs d’égalité.
      Nous aussi, nous avons connu les excès de la religion avec notamment l’inquisition, mais nous avons su en triompher.
      Sur ce plan-là, l’islam a plusieurs siècles de retard, et ferait bien de réfléchir sur lui-même.
      Désolé, mais je n’ai pas envie de mieux connaître une religion qui bafoue, à ce point, mes valeurs fondamentales et notamment l’égalité homme-femme.

    • La civilisation je l’ai étudiée et vécue sur les banc des écoles belges et j en suis fière car j adore mon pays qui es la Belgique mais je suis pas la pour me disputé avec vous.
      Monsieur si vous détestez ll islam ses votre problème un musulmant se doit à accepter toutes les religions sinon il ne serait musulman sur ce je vous souhaite une excellente soirée et à mon avis ont devrait arrêter de discuter sur l islam car je vois que sa sert absolument à rien

  5. @Sabrina,
    Madame, j’ai longuement hésité à commenter sous votre intervention, trouvant que notre hôte avait parfaitement répondu.
    J’adhère, en effet, à 100% à ses remarques.

    Néanmoins, je constate que ses propos n’ont pas été entendus –ou compris.

    Je ne vois aucune intolérance dans les propos de Christian.
    De plus, je ne pense pas que les français soient intolérants.
    Ils sont simplement conscients de leur vécu, du risque qu’ils encourent journellement, même au fin fond de nos campagnes, lorsqu’ils croisent l’un de vos compatriotes.
    Je ne vais pas, bien sûr, généraliser. J’ai la chance d’avoir des amis musulmans, très éloignés de la religion, il est vrai. Je suppose que vous devez les considérer comme hérétiques.

    Vous écrivez que, je cite « ses pas un bout de tissu sur la tête qui nous rend soumise a qui que se soit ».

    Veuillez, je vous prie, accepter que je ne sois pas de votre avis.
    D’une part, Islam veut dire « soumission à Dieu », d’autre part, je constate que seules sont considérées comme croyantes, bien élevées et qui sont le plus en sécurité dans nos banlieues ou quartiers, sont celles qui se mettent un bout de tissu sur la tête.
    D’autre part, je vous informe que la loi interdit les bouts de chiffons et les signes religieux ostentatoires dans les lieux publics, sauf pour les professionnels (religieuses, prêtres, moines, moniales, de toutes religions).
    Dans la mesure où ces bouts de chiffon ne font pas partie de notre culture, culture judéo-chrétienne depuis le deuxième siècle avant JC, ils sont donc remarquables et remarqués, donc ostentatoires.

    De plus, notre pays est un pays laïc. Ceci veut dire tolérant avec toutes les croyances (la majeure partie des français est athée, c’est-à-dire qu’elle croit que dieu n’existe pas), à la condition que les rites relatifs à celles-ci se passent sans gêner ni déranger les autres.

    Seuls quelques fêtes ou pèlerinages sont acceptés (et encore !) dans la mesure où ils font partie de notre héritage culturel.
    Pourtant vous constaterez que certains de nos personnages politiques fêtent avec vous la fin du ramadan ou l’aïd avec vous, tandis qu’ils ne fêtent ni carême, ni Pâques avec nous, signe de tolérance envers votre culture, malgré la laïcité.

    Je note également que, lorsque je me promène avec ma croix dans certains lieux, comme de grands magasins de la région parisienne, entre autres (cela m’est arrivé en province), je reçois des regards fort peu tolérants des dames portant des bout de chiffon sur la tête ainsi que des hommes les accompagnant.
    J’ai même eu l’impression, parfois, que j’avais eu de la chance d’être accompagnée par mon mari.
    J’ai également pu constater que, dans certains magasins, les croix des édifices chrétiens de Grèce, avaient été effacées sur les emballages de yaourts, afin de ne pas vous choquer, signe, sans aucun doute de notre « in-tolérance » à votre égard ?

    En ce qui concerne cette tolérance, vous parlez de Dubai.
    J’ai vérifié : à Dubai, il y a deux églises chrétiennes, interdites de clochers.
    A Paris, il y a 22 mosquées dont une avec minaret, sans compter les multiples salles de prières, ainsi que les prières de rue (nous avons de plus en plus ce problème en province), ces dernières bloquant la circulation, tant piétonne qu’automobile.

    Par politesse pour vous, j’éviterai de citer les pays musulmans, nombreux qui refusent tout édifice religieux non musulman.

    Je ne sais pas si tous les musulmans doivent accepter toutes les religions, mais l’expérience et les faits prouvent largement le contraire. On ne compte plus les morts de chrétiens en Orient, par exemple, et les meurtres d’hérétiques sont, hélas, légion.

    Vous savez, je suppose que « nulle contrainte en religion » ne veut pas dire « toutes les religions sont acceptées »
    2.256. Nulle contrainte en religion! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroit au Rebelle tandis qu’il croit en Allah saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient.
    2.257. Allah est le défenseur de ceux qui ont la foi : Il les fait sortir des ténèbres à la lumière. Quant à ceux qui ne croient pas, ils ont pour défenseurs les Tagut (Satan, démon, diable, fausses divinités, ), qui les font sortir de la lumière aux ténèbres. Voilà les gens du Feu, où ils demeurent éternellement.

    N’oubliez pas non plus la jizya pour les chrétiens et les juifs, tous les fidèles d’autres religions n’ayant d’autre choix que de se convertir à l’Islam ou de mourir.

    Je ne discuterai pas avec vous du contenu du Coran. Sachez, néanmoins, que j’en ai abordé l’étude avec Monsieur Dalil Boubaker, à l’Université Paris 13.
    J’en suis désolée pour vous, mais ses propos ne m’ont pas vraiment convaincue quant à la tolérance de votre religion par rapport à notre culture.

    Ah, un dernier mot : vous dites n’avoir jamais vu de gens intolérants en Belgique. J’en suis ravie, puisqu’une partie de ma famille est belge, belge flamande, il est vrai ;-(

    Très cordialement, et bonne soirée.

  6. Je n’ai cure de racistes!

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