Une sensation d’insécurité, pour ne pas dire un fantasme

Publié par le 29 Sep, 2020 dans Blog | 3 commentaires

Une sensation d’insécurité, pour ne pas dire un fantasme

C’est Lionel Jospin qui avait inventé
la notion de sentiment d’insécurité.

Il ne faisait que verbaliser le laxisme atavique de la gauche en matière de sécurité qui fait mine de penser que l’insécurité n’est pas une réalité mais un fantasme dans la tête des Français.

Mais les Français lui avaient fait connaître leur désaccord total de manière brutale, en le remplaçant au second tour de l’élection présidentielle de 2002 par … Jean-Marie Le Pen !

Et voici qu’il y a peu, un nouveau Jospin était nommé, cette fois-ci au ministère de la justice en la personne d’Eric Dupond-Moretti, qui a déclaré :

Le sentiment d’insécurité, c’est de l’ordre du fantasme.

L’ensauvagement est une surenchère populiste !

Bref, rien n’a changé à gauche ! Et Dupond-Moretti rejoint Taubira pour penser que :

La prison n’est pas la solution, elle est le problème !

En illustration à cela, voici un billet très pertinent et non dénué d’humour déniché sur le site :

4 septembre 2020, Sensations …

Je suis totalement rassuré et serein ! En effet, si le 17 juillet j’ai été agressé dans le métro, à 17h, à la station Concorde et par trois de ces fameuses et incontournables chances pour la France, il ne s’agirait finalement que d’une « sensation » d’insécurité, une simple et banale sensation pour ne pas dire un « fantasme »…

J’ai donc eu la « sensation » de me faire arracher ma chaîne de cou, la « sensation » de me faire faucher et retrouver au sol, la « sensation » d’une tentative de vol de ma montre, papiers, argents et téléphone portable, la « sensation » d’une morsure du pouce droit jusqu’au sang, la « sensation » d’une intervention des pompiers, la « sensation » d’une intervention des forces de l’Ordre, la « sensation » d’un transfert aux urgences de l’hôpital Cochin, la « sensation » de la pose de deux points de suture, la « sensation », le lendemain, d’un dépôt de plainte auprès d’un inspecteur de police…

Un pauvre inspecteur qui, n’étant sans doute pas dans la confidence et tel un psychiatre dans son cabinet, enregistrait une « sensation » de plainte consécutive à une « sensation » d’agression en bande organisée, et qui poussait la conscience professionnelle jusqu’à me montrer les « sensations » de photos des individus ayant eu, eux, la « sensation » d’être interpelés deux heures plus tard et d’avoir les « sensations » successives de passer 48 heures en garde à vue puis d’être présentés à un Juge d’instruction…

Un juge qui, comme je le redoute, aura eu la « sensation » de faire son travail en se bornant à un rappel à une loi qui, pour de tels individus, n’est rien d’autre qu’une simple « sensation »…

Une « sensation » de douleur telle, encore trois jours plus tard, qu’un examen radiologique pratiqué à ma demande confirmera la « sensation » d’une fracture-tassement lombaire. Une pathologie à laquelle seul le recours à quatre comprimés de Lamaline par jour apportera une « sensation » de soulagement…

Sans oublier la « sensation » de figurer parmi les trois agressions diffusées sur Antenne2, lors du journal de 20 heures, prouvant que des images et des vidéos parviennent aujourd’hui, grâce aux extraordinaires progrès de la technique, à offrir aux yeux de tous ce qu’il ne faudrait surtout pas prendre pour de l’insécurité mais seulement la « sensation » de celle-ci…

Je ne voudrais pas négliger ce chauffeur de bus qui, contre toute justification, persiste à avoir la « sensation » de s’être fait tabasser à mort, ni tous ces pompiers, Maires, élus et autres représentants de l’autorité qui ont, quotidiennement, la « sensation » de risquer leur peau dès qu’ils se montrent…

J’ai écouté avec intérêt le discours de notre Président, il y a peu. Annoncer la fermeté de l’Etat et de la Justice en réponse à toute agression, c’est bien, même très bien, mais je ressens la triste « sensation » que l’homme de la rue, c’est à dire vous et moi, avons totalement été oubliés en chemin…

A entendre certain Ministre, la délinquance et la violence n’auraient pas augmenté depuis dix ans ! Des propos démentis par les faits quelques heures plus tard à peine… Je pense que, là, il s’agit, véritablement, d’un pur « fantasme », ce qui ne m’interdit nullement d’être admiratif devant ceux qui parviennent à affirmer, avec conviction, ce qu’ils savent pourtant être faux, pour tenter de convaincre un auditoire qui, lui aussi, sait que c’est faux…

En quelques mots et pour conclure, j’ai surtout la « sensation » que l’on se moque de nous.

* je tiens à remercier ici mon ami Grémi pour avoir revu et corrigé un de ses dessins à seule fin de le faire coller avec une situation qui, elle, est tout sauf une « sensation » !

Hexagoneries.info

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3 Réponses à “Une sensation d’insécurité, pour ne pas dire un fantasme”

  1. Et si vous avez l’impression d’être pris pour des … courage, ce n’est qu’une sensation de plus.

    Et il serait sensationnel que les choses bougent autrement qu’en procurant une sensation de début de commencement d’une esquisse de frémissement.

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