Une vie de géant

Publié par le 8 Fév, 2020 dans Blog | 2 commentaires

Une vie de géant

C’était Hollywood !

Les hommes étaient forts, virils, machos. Ils montraient les muscles, dégainaient plus vite que leur ombre.

Les femmes n’avaient pas l’air de s’en plaindre.

Celles que Kirk Douglas avait serrées dans ses bras étaient à tomber : Gene Tierney, Rita Hayworth, Mariene Dietrich, Joan Crawford.

Sans oublier sa première complice au théâtre, à qui il devait d’être sorti de l’anonymat : Lauren Bacall.

C’était l’introduction d’un édito de Bertrand de Saint Vincent paru dans Le Figaro et consacré à la disparition de Kirk Douglas. En voici la suite :

Derrière les yeux bleus et la fossette de ce séducteur, le septième art ressemblait au septième ciel. C’était un boxeur, un dur à cuire, un fort en gueule. Pas le genre « sois beau et tais- toi ». Fils d’un immigrant juif venu de Russie, né Issur Danielovitch Dernsky, il s’était fait son chemin dans la rue et au cinéma à coups de poing. Il avait épousé le rêve américain sous un pseudonyme de western. Il ruisselait de colère.

Sur grand écran, il avait été lutteur frénétique, cow-boy laconique, avocat engagé. Doc Holliday, Spartacus ou V an Gogh. Dans les salles obscures, les spectateurs frémissaient lorsqu’il apparaissait. Il taillait ses rôles à la serpe, marquait les essprits au couteau. Les plus grands réalisateurs l’avaient fait tourner : Howard Hawks, Vincente Minnelli, Stanley Kubrick, qu’il était allé lui-même rechercher – « un sale con qui a du talent » -, John Huston ou Otto Preminger. Panoplie de géants. Il avait donné la réplique à des stars ombrageuses : John Wayne, Robert Mitchum, Burt Lancaster. Face à eux comme au reste du monde, Kirk Douglas ne supportait pas de perdre au bras de fer. Au plus fort du maccarthysme, refusant la veulerie, il avait redonné son nom et sa dignité à un scénariste mis au placard.

Il n’avait pas froid aux yeux; il avait trop souffert enfant. Le cinéma était sa manière de prendre sa revanche sur l’existence. La preuve que la vie est plus belle sur grand écran. Le Çhampion, Règlements de comptes à OK Corral, Les Sentiers de la gloire, ses titres de film sont autant de lauriers arrachés au destin.

Bertrand de Saint Vincent pour Le Figaro.

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2 Réponses à “Une vie de géant”

  1. Une vie de « geant »,
    tout cela impose du talent, de l’honneteté, des valeurs, reelles,
    tout ce que la goche minable deteste parce trop depassé, dans tous ces aspects,
    les mediocres gogo recherchent toujours le petit truc qui ne marche pas chez les autres, pour en faire une base de defense passive, ou ideologique, si ce n’est pas suffisant,
    ils manipulent les autres… les trompent, voire les pervertissent… et les abetissent pour leur faire croire que les vraies valeurs ( anciennes), ne sont pas les bonnes…

    Un gogo recherchera toujours a rabaisser les autres ou a denaturer tout ce qui est chez les autres plus grand que lui.

    Salut, oh, goche, perdu dans le devoiement, dans le multi mensonges et la denaturation de toutes formes qui soit plus grand et talentueux que toi…

    La derniere, l’egalitarisme qui permet au dernier gochiste de faire croire qui est egal au meilleur… pour y parvenir on detruit la societé par tous les moyens.

    Une idée de lavette que l’egalitarisme forcené… et NON humanitaire.

  2. Je m’étais beaucoup amusé à lire son livre de souvenirs, « Le fils du chiffonnier »…

    Une volonté de fer, une sacrée vitalité; un homme à femmes aussi et un producteur heureux…

    Il laisse orpheline une autre légende d’Hollywood, née comme lui en 1916, la Mélanie d’Autant en emporte le vent et la partenaire attitrée d’Errol Flynn: Olivia de Havilland.

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