« Patrick, vous êtes un des journalistes les plus respectés, observateur acéré, précis, rigoureux, vous êtes aussi courageux, vous n’avez pas peur de défendre vos opinions, vous y allez coûte que coûte, vous ne faites aucun compromis ».
Vous n’allez pas le croire ! Le Patrick objet de ces louages dithyrambiques n’est autre que … Patrick Cohen.
Et celle qui lui sert la soupe, n’est autre que Léa Salamé, l’archétype de la journaliste militante de France Télévisions. Il suffit d’écouter le ton de sa voix ou d’observer son langage corporel pour savoir si elle reçoit un politique de droite ou de gauche !
« Un journaliste respecté ? » Mais par qui ? Par ses copains de France Télévisions ?
Respecté, à n’en pas douter, par Thomas Legrand et les deux hiérarques du PS avec qui il complotait contre Rachida Dati !
Un « observateur acéré, précis, rigoureux » ? Comme celui qui, après la mort de Thomas à Crépol, et les propos avérés des racailles « on est venus planté du blanc », ne voyait là qu’un fait divers banal et une rixe de fin de bal ?
Par contre, un journaliste qui « défend ses opinions coûte que coûte, sans compromis », je confirme ! On n’a jamais vu un journaliste aussi militant et obstiné à défendre son camp !
Pour approfondir la question voici un article de l’Observatoire du journalisme :
Patrick Cohen chez Léa Salamé : masterclass de copinage
Invité de Quelle époque ! pour présenter son livre, Patrick Cohen a eu droit à une réception particulièrement chaleureuse de Léa Salamé. Entre compliments appuyés, souvenirs d’ancienne élève et silences commodes sur les polémiques récentes, la séquence a résumé à merveille l’entre-soi du service public.
« Un des journalistes les plus respectés » … Par les siens ?
Léa Salamé a présenté Patrick Cohen comme « l’un des journalistes les plus respectés », « observateur acéré, précis, rigoureux », allant jusqu’à saluer son « courage » et son absence de « compromis ». Le passage a aussitôt circulé sur les réseaux sociaux, tant l’éloge semblait sortir d’un portrait hagiographique plus que d’une interview.
La gêne vient aussi du lien ancien entre les deux journalistes. Patrick Cohen a ainsi raconté par le passé (auprès du Parisien en août 2025 notamment) avoir connu Léa Salamé lorsqu’elle était son élève à Sciences Po, avant de la retrouver à France Inter, où il l’a vue progresser rapidement. Dès lors, l’échange ressemblait moins à un entretien qu’à une scène de famille professionnelle : l’ancienne élève encensant l’ancien professeur, sur une chaîne publique, devant un public invité à applaudir.
Cette séquence a existé♂️
« Patrick, vous êtes un des journalistes les + respectés, observateur acéré, précis, rigoureux, vous êtes aussi courageux, vous n’avez pas peur de défendre vos opinions, vous y allez coûte que coûte, vous ne faites aucun compromis » pic.twitter.com/kaucCz6iF5— Destination Télé (@DestinationTele) May 25, 2026
Les casseroles sous le tapis
Le problème n’est pas que Patrick Cohen soit invité. Il est qu’il le soit dans un dispositif où la contradiction semble presque soluble dans la connivence. Car l’éditorialiste ne sort pas d’une période neutre. En septembre 2025, son nom a été associé à l’affaire dite Cohen-Legrand, après la diffusion d’extraits montrant Thomas Legrand et Patrick Cohen attablés avec deux cadres socialistes, Luc Broussy et Pierre Jouvet. La phrase de Legrand : « Nous, on fait ce qu’il faut pour Dati, Patrick et moi » avait déclenché une polémique sur la neutralité du service public, même si les intéressés ont contesté toute « conspiration » dans une séquence un peu minable où le chasseur de complotistes est lui-même pris dans le pot de confiture à comploter… Mais cet acoquinement avec des caciques socialistes n’a pas de quoi effrayer Léa Salamé.
La journaliste, de son côté, n’est pas sans angles morts politiques. Elle avait déjà dû se mettre en retrait en 2019 de France Inter et de L’Émission politique en raison de la candidature de son compagnon Raphaël Glucksmann, alors tête de liste socialiste aux européennes.
La complaisance comme ligne éditoriale
Tout cela aurait pu nourrir une vraie discussion sur la neutralité, l’engagement, les frontières entre opinion et information. Mais Quelle époque ! a préféré la catapulte de Fort Boyard, les rires complices et les compliments emphatiques. Le service public adore interroger les « réseaux d’influence » des autres, il semble moins pressé d’examiner les siens.
Cette séquence n’a évidemment rien d’un scandale d’État. Elle a seulement le mérite de montrer, en quelques minutes, comment fonctionne une partie de l’audiovisuel public :
un cercle où l’on se connaît, où l’on se promeut, où l’on se congratule, tout en continuant à donner des leçons de rigueur et d’indépendance.
Patrick Cohen venait traquer les mystificateurs. Il est reparti couvert de lauriers. On aurait presque aimé qu’un journaliste soit là pour l’interviewer…
À la décharge de Léa Salamé, la contradiction semble de moins en moins être son fort et peu importe qu’il s’agisse des compères socialistes de son mari ou des ennemis de celui-ci, comme en atteste l’entretien catastrophique qu’elle avait commis avec le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov au 20 heures de France 2 quelques semaines plus tôt, suscitant de vives critiques et des interrogations sur sa capacité à mener un entretien en bonne et due forme.
L’Observatoire du journalisme.




Suivre @ChrisBalboa78


