Saisi d’effroi par tous ces sondages qui prédisent son écroulement prochain, le Système se durcit et tente de faire taire tous ceux qui lui sont hostiles.
Un rapport récent du Sénat a illustré avec éclat la dérive autoritaire, voire totalitaire de ces élites qui veulent tout faire pour éviter que leurs oppositions parlent au peuple.
Ce rapport qui évoque « les zones grises de l’information » invente le concept « d’ingérence intérieure » qu’il veut combattre en renforçant les contrôles des échanges sur les réseaux sociaux.
Voici un court mais éclairant extrait de la conférence de presse de présentation de ce rapport dont la vidéo est donnée en fin d’article :
La France pourrait être une cible de manipulations venant de l’intérieur.
Que se passerait-il en effet si une personnalité, un courant de pensée, un parti politique, disposant de moyens financiers conséquents, décidait de le mettre au service d’un projet politique en utilisant les réseaux sociaux comme une arme ?
Sommes-nous prémunis de tout risque d’ingérence intérieure ?
Nous répondons non !
Doit-on comprendre que les partis politiques – sous-entendu d’opposition – sont illégitimes à développer leur critique du pouvoir en place et leurs programmes de gouvernement ?
Mais ces sénateurs ne sont pas isolés mais font partie d’une coalition des élites pour réduire voire supprimer l’expression des oppositions. Cette coalition qui regroupe la gauche, l’extrême centre, la plupart des médias, la justice, est active aussi bien en France qu’au niveau européen où elle légifère à tour de bras contre la liberté d’expression.
Voici un article de Boulevard Voltaire qui reprend le travail de l’eurodéputée Virginie Joron dans la défense de la liberté d’expression.
J’en profite pour saluer une nouvelle fois le travail énorme et très utile de Virginie Joron au Parlement européen. C’est elle qui avait mené le combat contre Ursula von der Leyen et ses exactions durant la crise du covid.
Paris-Bruxelles-Berlin, nouvel axe de la censure numérique
Quand, en quelques mois, Emmanuel Macron veut imposer une labellisation des médias, quand Sébastien Lecornu annonce une Commission d’information du public, parallèle à l’Arcom, et quand le rapport d’un trio de sénateurs PS/centriste/LR préconise la création d’un observatoire de la désinformation interne, tout cela arrive-t-il par hasard ?
Frénésie de contrôle et de censure
Jamais une telle frénésie de contrôle et de censure ne s’était autant bousculée dans les agendas du pouvoir et de ses soutiens. Mais la France n’est pas la seule à subir un tel énervement au cœur même de son système. Le président allemand s’érige en garant de la démocratie contre l’AfD, coupable d’être devenue le premier parti allemand. Quand au Parlement européen, il vient d’accéder très complaisamment à la demande de l’extrême gauche d’enquêter sur le parti Europe des nations souveraines, suspecté de n’être point assez en phase avec les « valeurs » de l’UE.
Quand la rougeole de la censure se répand ainsi, aussi fort et aussi vite, ce n’est évidemment pas d’un accident fortuit qu’il est question. Totalitaires dans leurs objectifs autant que dans les moyens préconisés, nos gouvernants annoncent s’immiscer dans l’intimité des hommes et des organisations humaines pour en sonder les convictions, pour en espionner les échanges, même privés, pour en contrôler et en censurer les activités. C’est bien la dérive d’un système que l’on observe, celle d’un progressisme devenu totalement hors-sol, qui perd pied, panique, s’en rend compte et tente de mettre en place les micros et les barbelés qui seuls, espère-t-il, pourraient le sauver d’une déroute annoncée – désamour populaire oblige.
Infographie d’un écosystème totalitaire
C’est ce constat qu’a fait l’eurodéputé RN Virginie Joron, dessinant à grands traits, au moyen d’un simple schéma infographique, le « nouvel écosystème du contrôle du narratif voulu par l’axe Paris-Bruxelles-Berlin ».
S’il se pare aujourd’hui d’un lourd arsenal de censure, le projet totalitaire de contrôle médiatique par les forces de l’axe n’est pas nouveau. Pour Virginie Joron, jointe par BV :
il y a un article pilier, c’est celui du Monde diplomatique de 1996, qui mettait en avant la machine de propagande de Bruxelles, mais à l’aide des médias traditionnels.
Dans son édition du 1er juin 1996, ce papier, signé Gérard de Sélys, y décrivait dans le détail un écosystème mis en place par la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA, ancêtre de l’UE) et sa Haute Autorité, visant autant à influencer positivement la presse nationale des États du continent sur la construction européenne qu’à en contrôler et combattre d’éventuelles tentations anti-fédéralistes. Passionnant autant qu’instructif, l’auteur explique comment ce système de surveillance a évolué par la suite, peaufinant ses méthodes pour être de plus en plus intrusif.
Mais dès les années 2000, ce système montre peu à peu ses limites face au scepticisme, voire à l’opposition franche des peuples à l’encontre du chantier européen. La contestation s’immisce, parfois bruyamment, là où le système ne l’attendait pas, comme le rappelle Virginie Joron :
Sur Internet, en plein développement, en 2005 avec le « non » français à la Constitution européenne, puis sur les réseaux sociaux, et dans les urnes à nouveau, avec le Brexit, l’élection par deux fois de Donald Trump, mais aussi avec l’émergence de partis patriotes dans de nombreux pays d’Europe.
Les réseaux sociaux, techniquement bien plus difficiles à contrôler que les médias traditionnels, sont le refuge naturel des peuples dont l’expression est constamment bridée dans les journaux et à la télévision. Or, remarque l’eurodéputé :
Ces réseaux ont dépassé en audience les grands médias, depuis plusieurs années déjà aux États-Unis, et la bascule est en cours en Europe, notamment chez les jeunes, qui ne jurent plus que par TikTok ou Snapchat. Ces jeunes restent moins de cinq minutes sur une plate-forme pour écouter des vidéos. Sur YouTube aussi, ça marche super bien. Et en fait, c’est ça, que les pouvoirs n’arrivent pas à maîtriser, de Paris à Berlin en passant par Bruxelles. Car cette jeunesse est forcément mal éduquée, et doit donc l’être. Et cela urge …
Outils de contrôle total
L’heure est grave. Il faut agir. Commence, alors, la mise en place progressive d’un arsenal de contrôle total, explique Virginie Joron :
Avec de nouveaux outils, adaptés à cette nouvelle réalité, aux nouveaux médias et aux nouvelles pratiques numériques, y compris monétaires avec l’euro numérique, IA comprise.
On assiste depuis peu au déploiement du DSA pour contrôler les flux dans le numérique, au contrôle des messageries privées avec le « chat control », à la création de l’EU Digital Identity Wallet (EUDIW), application gérant l’identité numérique, laquelle devient progressivement obligatoire pour aller sur Internet.
Le DSA n’a pas traîné, en ouvrant immédiatement la chasse aux méchants contestataires. Le 5 décembre 2025, la plate-forme X a écopé de sa première « prune » (à 120 millions d’euros, tout de même) pour vérification insuffisante de ses membres certifiés, manque de transparence sur ses publicités et accès public insuffisant aux données publiques de la plate-forme.
Le 10 juillet dernier, Meta a reçu de la Commission européenne un « avis de non-conformité préliminaire » pour avoir enfreint le DSA en raison du « design addictif » de Facebook et Instagram qui nuirait à la « santé mentale et physique des mineurs en créant une dépendance compulsive ».
En cas de non-mise en conformité de ses interfaces, l’amende pourrait atteindre 6 % de son chiffre d’affaires annuel mondial, ce qui pourrait couler l’entreprise. De premières attaques aux motifs très techniques … pour l’instant.
Concernant l’EUDIW, il est aujourd’hui présenté comme un univers d’applications « portefeuille » numériques miraculeuses qui facilitent la vie du citoyen européen au quotidien. Apple Wallet et Google Wallet peuvent stocker la version numérique de votre carte d’identité, de votre permis de conduire, ainsi que vos cartes d’embarquement et billets d’avion ou encore vos cartes de fidélité. D’autres peuvent aussi vérifier et stocker vos identifiants d’accès à divers sites et services en ligne. Attendons-nous à ce qu’une prochaine étape consiste à autoriser un gouvernement français ou européen à bloquer purement et simplement l’accès à tous ces sésames essentiels aux « mauvais citoyens », comme la Chine le fait déjà si bien…
Et voici qu’arrive opportunément, à quelques mois de la présidentielle française de 2027, le Bouclier européen de la démocratie, sur lequel est en pointe la militante macroniste Nathalie Loiseau, « parce qu’avec ça, commente Virginie Joron, ils vont contrôler les élections, prétendument contre la désinformation et les ingérences étrangères ».
Ajoutons à cela les « vérificateurs de faits », combattus par Donald Trump aux États-Unis, mais encouragés et subventionnés depuis plusieurs années, déjà, en Europe par Bruxelles pour faire la police du politiquement correct sur les réseaux sociaux. Sans compter les annulations d’élections, comme en Roumanie, pour lesquelles la Justice finit par reconnaître qu’elles n’avaient pas lieu d’être – mais après coup, bien sûr.
Un nouveau « mur »… numérique
« À Bruxelles, comme à Paris et à Berlin, c’est « panique à bord » », estime Virginie Joron. Et la bête, menacée, se débat violemment.
Trente-sept ans après la chute du mur de Berlin, un autre se construirait-il, dans l’urgence ? Un mur numérique, mais dont nous, Français et Européens occidentaux, serions cette-fois-ci les prisonniers ?
Etienne Lombard pour Boulevard Voltaire.
Voici la vidéo de la conférence de presse évoquée plus haut :




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