Mélenchon sur les traces de Mao …

Publié par le 1 Juin, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Mélenchon sur les traces de Mao …

Mélenchon et la France Insoumise ont délibérément choisi la voie révolutionnaire pour accéder au pouvoir.

« Nous n’accepterons jamais que le fascisme prenne le pouvoir légalement par les urnes, ce que veut faire Marine Le Pen », a récemment lancé Mathilde Panot.

Ce faisant, la présidente du groupe insoumis à l’Assemblée nationale se comportait en authentique fasciste !

Même si elle nie avoir prononcé cela, il clair que LFI se positionne pour gagner l’élection présidentielle, non pas en deux tours, mais dans un troisième tour qui se jouerait dans la rue !

Jean-Luc Mélenchon, quant à lui, reconnait la réalité du Grand remplacement pour lequel Renaud Camus et Eric Zemmour ont été lynchés médiatiquement. Il préfère parler de créolisation et l’appelle de ses voeux. Plus récemment, avec son complice Bally Bagayoko, il a introduit la notion de Nouvelle France.

Mathilde Panot, encore elle, a récemment déclaré :

L’extrême droite fantasme une France qui n’existe pas et n’a jamais existé :
une France blanche et chrétienne.

Sarah Knafo a brillamment contré la négation de l’ancienne France par LFI :

Si vous parlez d’une « Nouvelle France »,
c’est bien qu’il y avait une « Ancienne France » !

Certes, nous n’en sommes pas à la Révolution culturelle, version Mao Tsé-toung, mais la France Insoumise commence néanmoins à en poser les premiers jalons.

Voici un article de Boulevard Voltaire qui rappelle l’histoire de la révolution culturelle chinoise, et alerte sur les risques que fait peser la France Insoumise sur la démocratie :

Révolution culturelle : quand l’extrême gauche
arme la jeunesse contre le peuple

1966 : craignant de perdre le pouvoir, Mao Zedong imposa dix ans de terreur communiste avec l’aide de ses Gardes rouges.

Le 16 mai 1966, Mao Tsé-toung déclenche officiellement la révolution culturelle en Chine à travers une circulaire du Parti communiste chinois dénonçant les prétendus « révisionnistes » et les ennemis infiltrés dans l’État. Derrière le discours idéologique d’une purification révolutionnaire, cette campagne devient rapidement l’un des plus grands mouvements de répression politique du XXe siècle. Pendant dix ans, la Chine sombre alors dans un chaos mené par des communistes, des anarchistes, et marqué par les humiliations publiques, les massacres, les destructions culturelles et les persécutions de masse. Des millions de personnes sont ainsi arrêtées, déportées, torturées ou simplement tuées, quand elles ne sont pas massacrées, au nom de l’idéologie communiste du Grand Timonier.

Le pouvoir absolu de Mao

Après l’échec catastrophique du Grand Bond en avant entre 1958 et 1961, qui provoqua une famine gigantesque causant la mort de près de 43 millions de personnes, selon Le Livre noir du communisme, l’autorité de Mao Tsé-toung est contestée au sein même du Parti communiste. Mao décide alors de réagir et reprendre le contrôle en mobilisant la jeunesse, plus malléable et plus acquise à sa cause, contre tous ceux qu’il accusera. Pour y parvenir, il fait alors publier une circulaire, le 16 mai 1966, dénonçant l’infiltration du Parti par des révisionnistes. Le régime encourage alors une logique de dénonciation et de lutte permanente. Les intellectuels, les enseignants, les artistes, les cadres du Parti et même de simples citoyens sont désignés comme des ennemis du peuple. Dans les universités et les écoles apparaissent les premiers dazibao, de grandes affiches accusatrices appelant à la lutte idéologique :

Brisons tous les contrôles et les maléfiques complots des révisionnistes résolument, radicalement, totalement, complètement ! 

Mao célèbre la naissance de ce mouvement, qu’il désigne comme « le premier coup de canon de la révolution culturelle ».

Les Gardes rouges, une jeunesse fanatisée

Le bras armé de cette nouvelle vague révolutionnaire sera constitué par les Gardes rouges. Ces groupes de jeunes militants, souvent des lycéens et des étudiants, sont reconnaissables à leur brassard rouge et au Petit Livre rouge, cette bible maoïste qu’ils brandissent comme symbole de leur fidélité absolue envers Mao. Ils se voient investis d’une mission presque sainte : purifier la Chine, éliminer les Quatre Vieilleries, c’est-à-dire les anciennes idées, les anciennes coutumes, les anciennes cultures et les anciennes habitudes.

Pour y arriver, très vite, les Gardes rouges imposent un climat de terreur. Des professeurs sont battus à mort par leurs élèves, des intellectuels humiliés dans les rues avec des pancartes autour du cou. L’ennemi est animalisé afin de faciliter sa déshumanisation et de justifier sa mise à mort. La presse officielle de Pékin décrit ainsi les opposants comme « des rats qui courent dans les rues » et appelle à les éliminer : « Tuez-les, tuez-les ! », peut-on lire parfois. Dans certaines régions, notamment dans la province du Guangxi, 137 actes de cannibalisme furent même commis par certains Gardes Rouges, étant prêts à dévorer leur anciens professeurs, devenus désormais à leurs yeux de pauvres bêtes inutiles, et révélant le degré extrême de fanatisme atteint par l’idéologie communiste dans certains esprits.

Cependant, la révolution finit toujours par dévorer ses enfants. Ainsi, les différentes factions des Gardes rouges finissent par s’affronter entre elles dans des luttes de pouvoir de plus en plus violentes afin d’éliminer, même en leur sein, les plus modérés. Le coup de grâce est ensuite donné en 1968 lorsque l’armée chinoise est envoyée pour reprendre le contrôle et mater cette jeunesse devenue devenu trop fougueuse dans sa servilité à Mao.

Une société détruite et gouvernée par la peur

Les crimes de la révolution culturelle ne se limitèrent pas aux seules violences physiques. En effet, cette dernière s’attaqua aussi brutalement au patrimoine et à la culture chinois. Des temples, des bibliothèques, des œuvres d’art et des monuments historiques vieux de plusieurs siècles furent détruits ou saccagés par les militants maoïstes. Des millions de Chinois, quand ils ne subissent pas le même sort funeste, sont envoyés dans les campagnes afin d’être rééduqués par le travail manuel ou internés dans les goulags de Mao, les laogai. Les universités ferment également pendant plusieurs années et la méfiance devient générale. Les enfants accusent parfois leurs propres parents, les voisins s’espionnent et les dénonciations anonymes se multiplient. Le règne de la peur s’installe durablement dans toute la société chinoise.

Il faudra alors attendre la mort de Mao, en septembre 1976, pour que le Parti communiste chinois, désireux de tourner la page de cette décennie de chaos, reconnaisse officiellement que la révolution culturelle fut une catastrophe. Soixante ans après, la révolution culturelle demeure l’un des plus grands traumatismes de l’Histoire chinoise moderne, mais aussi un rappel glaçant de ce que peut commettre l’extrême gauche lorsque son idéologie radicale parvient à embrigader une partie de la jeunesse, notamment universitaire, transformée en relais militant au service d’un projet politique prêt à sacrifier les libertés et les vies humaines pour imposer sa vision du monde et asseoir son pouvoir.

Eric de Mascureau pour Boulevard Voltaire.

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