Macron, l’Algérien !

Publié par le 1 Juin, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Macron, l’Algérien !

Mis à part les observateurs appartenant aux médias qui servent la soupe à la Macronie, nombreux sont ceux qui se posent une question dérangeante mais légitime :

Pourquoi Macron se couche t-il systématiquement devant le pouvoir algérien au prix de l’humiliation de la France ?

Comment se fait-il qu’une grande puissance démocratique comme la France ne puisse pas se faire respecter d’une dictature d’un pays qui reste proche du tiers monde ?

Plusieurs hypothèses ont été avancées pour répondre à ces questions :

  • La peur viscérale de Macron des réactions de la « rue arabe »,
  • La peur que la vérité sur l’affaire Trogneux vienne d’Algérie *,
  • La révélation d’un financement de la campagne présidentielle de Macron par l’Algérie.

Le premier point est une réalité. J’ai consacré l’article suivant au deuxième point :

Mais comment l’Algérie tient-elle Macron ?

Quant au troisième, c’est le sujet de cet article de Riposte laïque :

Macron et les « mabouls » : retour sur le
financement occulte de sa campagne de 2017

En visite dans un hôpital de l’Ariège ce lundi, le président Macron a traité de « mabouls » – « fou » en arabe – les Français – 70 % selon un récent sondage – qui souhaitent une politique plus ferme en direction de l’Algérie, et entre autres la révocation des accords de 1968. Le président s’est félicité de la présence de nombreux médecins étrangers, et en particulier algériens, dans le système de soins français.

Une déclaration pour le moins surprenante puisqu’elle traduit le déclassement de la France en matière de santé publique. Notre pays est incapable de former des médecins en nombre suffisant et doit faire appel à des médecins étrangers qui maîtrisent parfois mal notre langue et dont la formation échappe aux critères français. Ce n’est pas la première fois que Macron se met à plat ventre devant le pouvoir FLN, alors que le contentieux franco-algérien est déjà long comme un jour sans pain :

  • L’Algérie a condamné à la prison deux écrivains franco-algériens et détient encore dans ses geôles un journaliste français.
  • L’Algérie ne veut pas reprendre ses ressortissants dangereux.
  • L’Algérie est le seul pays au monde dont l’hymne national contient un couplet hostile à un pays étranger, en l’occurrence la France.
  • Les médias centraux algériens déversent quotidiennement des torrents d’insultes sur la France.
  • L’Algérie est incapable depuis 1962 de nourrir sa population qui s’est exilée en masse vers notre pays.
  • L’Algérie vit depuis son indépendance de la « rente mémorielle » à l’encontre de la France.
  • L’Algérie dont le Parlement a voté à l’unanimité une loi qualifiant la colonisation française de « crime d’État ».
  • Les caciques du pouvoir FLN viennent se faire soigner à Paris, à la charge de l’État français…

Retour vers l’année 2017

Le 13 février 2017, le candidat d’En Marche arrive à Alger pour une visite de deux jours. Il y est reçu avec les honneurs d’un chef d’État. Il sera également l’hôte du Forum des chefs d’entreprises, l’équivalent du Medef. Macron a vraisemblablement rencontré l’homme d’affaires interlope Alexandre Djouhri.

Alexandre Benalla, l’homme des basses œuvres de son maître – officiellement, il dirigeait les équipes de sécurité du candidat ; officieusement, il était l’homme à tout faire, et + si aff. – depuis quelque temps en retrait de la République, est également de la partie. On se rappellera que Benalla, par ailleurs proche d’Alexandre Djouhri, bénéficiera de l’indulgence présidentielle pour l’ensemble de ses « affaires ».

Macron y rencontre également les oligarques Issad RebrabAli Haddad et les frères Kouninef, le top-gratin des grandes fortunes algériennes de l’époque. Le deal est simple : soutien financier au candidat Macron en paiement anticipé du soutien politique du futur président Macron au régime d’Alger. D’importantes sommes d’argent liquide de provenance indéterminée sont de fait apparues à partir de cette visite au cours de sa campagne.

De l’argent que Benalla est chargé de ventiler sous forme de cash non déclaré auprès de ses équipes

Le candidat se rend entre autres à Londres, à Beyrouth, au Qatar, dans le but de récolter des fonds pour sa campagne. Résultat : 5 millions de dons officiels seront collectés. Auxquels s’ajoute un prêt de 11 millions d’euros des banques. Prêt qu’il n’obtient que le 4 avril 2017 – le premier tour a lieu le 23 avril. La question que posent les journalistes de Off Investigation est de savoir comment la campagne a pu fonctionner avec « simplement » les 5 millions d’euros « officiels ». À titre de comparaison, pour l’élection de 2022, le plafond des dépenses applicable aux candidats présents au premier tour était fixé à 16 851 000 € et celui applicable aux candidats présents au second tour était fixé à 22 509 000 €.

La fiche Wikipédia de Djouhri, diserte sur les liens sulfureux de l’homme d’affaires franco-algérien avec Nicolas Sarkozy – c’est un homme clé de l’affaire libyenne  –, est totalement muette sur ses liens avec Emmanuel Macron. Bien que recherché par la justice française, Djouhri sera invité officiellement à l’ambassade de France à Alger lors de la visite du président Macron en août 2022. Arrêté en Angleterre et extradé en France, Djouhri est très vite libéré par le pouvoir macronien qui le laisse gagner la Suisse.

Benalla et Djouhri détiennent-ils des secrets de la macronie ?

« Macron, c’est mon pote, je lui ai filé 18 millions d’euros » déclarera Djouhri. Un « don » occulte qui pourrait expliquer comment Macron a pu faire campagne sans argent officiel, ou presque, puisque le prêt des banques n’arrivera que peu de temps avant le premier tour.

Le patron, à l’époque, du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS), le préfet Cyrille Maillet, proche de Claude Guéant, après une enquête ayant montré que de l’argent liquide avait effectivement circulé en quantité pendant la campagne d’Emmanuel Macron, décide opportunément de classer l’affaire.

Lors du bras de fer entre la rue algérienne et Abdelaziz Bouteflika, Macron prend le parti du régime FLN, malgré l’élection très contestée d’Abdelmajid Tebboune et la répression qui s’abat sur l’opposition. La seule fois où Macron a cru pouvoir s’affranchir de ses maîtres algériens, il s’est vertement fait rappeler à l’ordre par Ahmed Attaf, le ministre des Affaires étrangères qui le tance :

Il n’y a pas de cadeau à sens unique.

Une formule énigmatique que pourrait éclairer le soutien du régime lors de la campagne de 2017. Macron formulera des excuses envers le pouvoir algérien. Il ne cessera depuis de lui donner des gages de servilité.

Le documentaire Emmanuel Macron, un homme d’affaires à l’Élysée, diffusé par Off Investigation, met en lumière ces liens troubles, en s’appuyant sur des témoignages et des documents.

Le documentaire de Off Investigation peut être visionné ici. :

* Affaire Trogneux :

Brigitte Macron est soupçonnée d’avoir pris l’identité de son frère Jean-Michel et d’avoir effectué une transition de genre. Elle nie évidemment, refuse de se prêter à un test ADN et est incapable de dire ce qu’est devenu son frère Jean-Michel …

Mais il a encore plus troublant ! Lors d’un voyage officiel en Algérie, Brigitte Macron avait déclaré qu’elle connaissait Alger pour y avoir fait une partie de ses études. Or, des enquêtes ont montré qu’on ne trouvait aucune trace de sa présence à Alger mais que, par contre, les preuves de celle de Jean-Michel Trogneux sont faciles à trouver !

Le gouvernement et l’administration algérienne pourraient évidemment détenir des informations compromettantes pour faire pression sur Macron …

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