Il n’y a, à ma connaissance, qu’une seule journaliste, Xenia Fedorova, qui, en France, explique et défend la position russe dans la guerre en Ukraine (voir ce précédent article).
Et c’est encore trop !
A longueur d’antenne, sur BFMTV et particulièrement sur LCI, une propagande anti-Poutine et pro-Ukraine se déverse sans aucune contradiction.
A l’exception, de temps en temps des propos de Luc Ferry qui tente de faire la part des choses entre les responsabilités dans la guerre en Ukraine des Etats-Unis et de l’OTAN d’une part et de la Russie d’autre part.
Décidément, la démocratie est bien malade en France mais aussi en Europe où tous les jours des atteintes insupportables à la liberté d’expression sont perpétrées.
Après avoir mis sous sanctions le Français Xavier Moreau et le Suisse Jacques Baud (séquestration des avoirs, interdiction de voyager), l’Europe vient de frapper Xenia Fedorova.
L’inénarrable et médiocrissime Nathalie Loiseau se vante d’être à l’origine de cette forfaiture :
En France, Xenia Fedorova, qui dirigeait RT France, télévision proche du Kremlin, fermée illégalement par l’Europe est l’objet d’attaques incessantes dans les médias.
Tout récemment, sur France Info, l’une d’elles déboucha sur un dérapage de l’ancien rédacteur en chef de Libération, Laurent Joffrin.
Laurent Joffrin compare le groupe de presse Bolloré à un groupe de presse pro-hitlérien :
« On avait ça dans les années 30, on avait des groupes de presse pro-Munich, quasiment pro-hitlérien, ça existait déjà, c’est un peu la même chose oui… » pic.twitter.com/Uqxvb2DMsB— Destination Télé (@DestinationTele) June 21, 2026
Voici un tweet de Victor Ferry qui dénonce ce nouvel exemple de Reductio ad Hitlerum pratiqué régulièrement par la gauche :
Laurent Joffrin vient de comparer le groupe de presse Bolloré aux journaux pro-hitlériens des années 30. Sur France Info. Financée par vos impôts.
C’est son droit. La liberté d’expression s’applique aussi aux gens qui disent des sottises.
Mais G-William Goldnadel a immédiatement rappelé un fait que Laurent Joffrin préférerait sans doute oublier.
Serge July, le patron de Libération dont Joffrin a été directeur, a été condamné pour « diffamation raciale et provocation à la haine et à la violence » après avoir publié dans le courrier des lecteurs une lettre d’un certain Kamel appelant à aller « vider sa kalachnikov rue des Rosiers ».
Cette lettre avait été publiée trois semaines avant qu’un groupe palestinien ne s’en charge réellement.
Vous avez dit hitlérien, Monsieur Joffrin ?
Voilà le fond du problème. Je suis pour la liberté d’expression. Y compris pour celle de Laurent Joffrin de se ridiculiser en direct sur l’audiovisuel public. Ces gens ont le droit de dire des âneries. Je défendrai toujours ce droit.
Ce qui pose problème, ce n’est pas Laurent Joffrin qui compare Bolloré à Hitler. C’est que ce genre de comparaison délirante est le carburant idéologique qui justifie les mesures de censure qui suivent.
Le schéma est rodé. On diabolise. On compare à Hitler. On crie à la menace fasciste. Et ensuite on dit : face à une menace aussi grave, il faut agir. L’Arcom épingle CNews pour « prédominance d’un courant de pensée conservateur ».
Mélenchon promet de « démanteler le trust Bolloré. » Erik Tegnér est condamné sur la loi Samuel Paty pour avoir enquêté sur des avocats pro-migrants. Vincent Lapierre perd son partenariat ProtonMail sous pression militante.
On fabrique d’abord l’ennemi fasciste. Puis on légitime les mesures exceptionnelles pour le combattre. Et pendant ce temps, le seul empire médiatique vraiment concentré en France, celui qui reçoit des milliards d’argent public chaque année et diffuse un courant de pensée parfaitement identifiable, continue de fonctionner sans que personne ne crie à Hitler.
La différence entre Bolloré et l’État français comme propriétaire de médias, c’est que Bolloré achète avec son propre argent.
L’État, lui, achète avec le vôtre.
Victor Ferry sur X.




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