Je ne sais plus qui avait paraphrasé le titre d’un film célèbre pour se moquer des pétitionnaires compulsifs qui remplissent les pages du Monde et de Libération en les qualifiant de « race des signeurs » !
Il s’est même trouvé un bon millier de professionnels du cinéma pour signer une tribune anti-Bolloré en hurlant à la main-mise sur la distribution des films d’un empire crypto-fasciste ! Au risque que Canal+ cesse de les financer !
J’ai récemment salué dans ce précédent article le courage de Patrick Chesnais qui a refusé de signer cette pétition ! Une exception chez ces « cultureux » gangrénés par le gauchisme.
Avait-on vu, à l’époque, des pétitions s’opposer à l’avènement de l’électricité ? Ou au développement de l’informatique individuelle ? Heureusement non ! Mais aujourd’hui la gauche se mobilise dans les colonnes du Monde pour s’opposer à … l’Intelligence artificielle !
C’est le sujet de cet article de Contrepoints :
Quand les gauchistes veulent boycotter l’intelligence artificielle !
Décidément, il y en a qui ont la pétition dans le sang. Ils n’aiment rien d’autre que de rédiger un texte grandiloquent pour dénoncer un danger imminent menaçant la planète, l’humanité, la liberté d’expression, ou que sais-je encore.
Ces dernières semaines, nous avons eu droit à la lettre des auteurs Grasset protestant contre le licenciement du PDG de la maison d’édition, qualifié d’« atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale et à la liberté de création ». Il y a aussi la pétition « Zapper Bolloré » approuvée par tout ce que le monde du cinéma compte de sympathisants et militants de gauche pour s’opposer à l’acquisition de 34 % du capital d’UGC par le Groupe Canal+. Les signataires y voient là une « prise de contrôle fasciste sur l’imaginaire collectif » et « l’emprise grandissante de l’extrême droite sur notre profession ». Tout dernièrement, c’est le monde de la musique qui est entré « en résistance contre l’extrême droite et toutes les forces et partis réactionnaires à l’œuvre dans ce pays » qui menaceraient le « bien commun vivant » qu’est la musique. Les pétitionnaires s’en prennent aussi, pêle-mêle, aux plateformes qui « façonnent l’accès aux œuvres à travers leurs algorithmes », aux fonds d’investissement qui « rachètent des catalogues comme des actifs financiers », à l’intelligence artificielle qui vise à capter « la valeur produite par les artistes ».
L’intelligence artificielle générative, il en est question dans une autre pétition parue le 18 juin 2026 dans Le Monde. Les signataires – dont la mélenchoniste nobélisée Annie Ernaux, le sénateur communiste Alexandre Basquin ou l’ex-prétendu libéral devenu écologiste Gaspard Koenig – dénoncent « un projet de société fondé sur la marginalisation de l’être humain et la destruction de notre milieu de vie ». Ils craignent la suppression de millions d’emplois, l’affaiblissement des capacités cognitives de la jeunesse qui fait déjà de l’IA générative un usage immodéré. Surtout, ils s’inquiètent pour l’écologie car les data centers « captent l’électricité verte au détriment d’autres secteurs, retardant leur nécessaire décarbonation ».
Ils en appellent donc au boycott de l’IA générative grand public, en attendant que le législateur bâtisse des digues. Bref, il s’agit d’appliquer le principe de précaution dont nous savons qu’il est le plus grand frein à l’innovation.
Certes, il faut veiller à ce que l’IA n’échappe pas à l’homme, son créateur. Mais brider l’IA chez nous, c’est prendre le risque d’être définitivement dépassés comme nous en a prévenu le fondateur de Mistral AI, Arthur Mensch.
Pour être franc, je trouve plutôt réjouissante la perspective d’une IA qui puisse écrire de meilleurs livres qu’Annie Ernaux !
Philbert Carbon pour Contrepoints.




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