Darmanin se retire pour un ticket Philippe-Bertrand

Publié par le 20 Août, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Darmanin se retire pour un ticket Philippe-Bertrand

Gérald Darmanin trahit donc la droite une deuxième fois !

Pourtant, l’actuel Garde des sceaux a fait toutes ses classes politiques à droite. Il milite dès l’âge de 16 ans au RPR puis continue avec l’UMP. Il se situe même à l’aile droite du RPR notamment pour son soutien à Christian Vanneste et pour sa collaboration avec un magazine classé à l’extrême droite Politique Magazine.

Sa première trahison date de son ralliement à Macron, dès son premier quinquennat en compagnie d’Edouard Philippe et de Bruno Le Maire.

En tant que ministre de l’intérieur, puis de Garde des sceaux, on doit reconnaitre qu’il a tenté d’instiller à sa politique quelques marqueurs de droite notamment avec la création des quartiers de haute sécurité pour les narcotraficants emprisonnés.

Pour cela, il conservait une bonne image auprès des sympathisants de droite, image qu’il vient de ruiner en renonçant à se présenter à la présidentielle pour se ranger derrière le duo Edouard Philippe – Xavier Bertrand. Tout ça pour conserver un maroquin en 2027 ?

Le ticket Edouard Philippe – Xavier Bertrand représente l’aile molle juppéiste du centre droit qui ne fera que prolonger les deux mandats déjà calamiteux de Macron !

Voici des extraits d’un article de Valeurs actuelles qui explique ce ralliement :

Présidentielle 2027 : pourquoi Gérald Darmanin
renonce à être candidat et rallie Édouard Philippe

Le ministre de la Justice entend peser sur la campagne d’Édouard Philippe et pousse l’idée de nommer Xavier Bertrand premier ministre en cas de victoire du maire du Havre à la présidentielle.

À huit mois de l’élection présidentielle de 2027, Gérald Darmanin a décidé de mettre fin aux spéculations sur ses ambitions présidentielles. Dans un entretien accordé à La Voix du Nord, publié lundi 17 août, le ministre de la Justice annonce qu’il ne sera pas candidat et apporte officiellement son soutien à Édouard Philippe.

Il faut toujours se poser la question : quel est l’intérêt supérieur pour le pays ? Et l’intérêt général n’est pas de multiplier les candidatures,

justifie le garde des Sceaux. Dans un contexte qu’il juge « extrêmement difficile » et « socialement difficile pour les Français », Gérald Darmanin affirme vouloir éviter d’ajouter de la division au sein du bloc central et de la droite.

J’ai décidé de ne pas rajouter de la division et donc de ne pas me présenter à l’élection présidentielle et de soutenir, et je souhaite que tout le monde fasse pareil, Édouard Philippe,

déclare-t-il ainsi. Une annonce qui intervient quelques jours avant sa rentrée politique, prévue le 30 août à Tourcoing, son fief électoral, en présence de l’ancien Premier ministre.

La fin d’une ambition présidentielle

Cette décision constitue un tournant pour Gérald Darmanin. Depuis son arrivée au gouvernement en 2017, le ministre du Budget puis de l’Intérieur et enfin de la Justice s’était imposé comme l’une des figures majeures de la droite macroniste. Son implantation dans le Nord et son positionnement politique en faisaient l’un des prétendants potentiels à la succession d’Emmanuel Macron.

Dans son entourage, on insiste sur le choix de « mettre l’égo de côté » au nom de l’unité. Le ministre considère que le centre est aujourd’hui en troisième position et que la qualification pour le second tour est loin d’être acquise. Il estime notamment que Jean-Luc Mélenchon dispose d’un potentiel de campagne important.

« Un esprit de loyauté » envers Édouard Philippe

Le choix d’Édouard Philippe tient également à une histoire politique commune. Entre 2017 et 2020, Gérald Darmanin a été ministre de l’Action et des Comptes publics dans le gouvernement dirigé par l’ancien maire du Havre.

J’ai un esprit de loyauté et Édouard Philippe est celui qui m’a permis d’être ministre,

souligne-t-il auprès de la Voix du Nord. Une formule politiquement lourde, qui revient aussi à revendiquer une dette politique d’abord envers celui qui l’avait fait entrer au gouvernement, alors qu’il est également l’un des derniers poids lourds du macronisme à rester fidèle à Emmanuel Macron.

Soutien à un tandem Philippe-Bertrand

Plutôt que de se proposer lui-même comme numéro deux d’Édouard Philippe, il défend un tandem entre Édouard Philippe et Xavier Bertrand à la tête de l’État.

Xavier a beaucoup de qualités et peut apporter beaucoup à Philippe. Le bon duo c’est pas Philippe et moi mais Philippe et Xavier. Le tandem Philippe-Bertrand, c’est l’union idéale, le mariage idéal pour le pays. Il faut de l’empathie sociale. Répondre à la “frustration sociale” ,

assure Gérald Darmanin à Valeurs Actuelles.

Le choix de Xavier Bertrand n’est pas anodin. Gérald Darmanin connaît particulièrement bien l’ancien président des Hauts-de-France, dont il fut le directeur de campagne face à Marine Le Pen en 2015. Le problème étant que Xavier Bertrand entend lui-même défendre ses ambitions présidentielles et pourrait donc difficilement accepter le rôle de Premier ministre proposé par Gérald Darmanin.

Derrière cette proposition se dessine alors une autre lecture politique. En proposant Bertrand plutôt que lui-même pour Matignon, Gérald Darmanin donne à son ralliement les apparences d’un choix véritablement désintéressé tout en laissant ouverte une possibilité pour la suite.

Alexandre Bertolini pour Valeurs actuelles.

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