C’est sans doute le seul point commun des quinquennats de François Hollande et d’Emmanuel Macron : les provocantes nominations de ministres radicaux.
Sous le quinquennat de Hollande, on eut la terrible pasionaria gauchiste Christiane Taubira nommée au ministère de la Justice et les ministres de l’Education nationale choisis parmi les socialistes les plus sectaires : Vincent Peillon, Benoit Hamon et Najat Vallaud-Belkacem.
Macron ne fut pas en reste avec la nomination comme premier ministre de la technocrate gauchiste Elisabeth Borne (qui voulait fermer 24 réacteurs nucléaires) d’une Taubira portant la barbe : Eric Dupont-Moretti et au ministère de l’écologie, Nicolas Hulot et depuis peu l’inénarrable Monique Barbut !
Après ses déclarations incongrues contre la climatisation, Monique Barbut vient de refaire scandale en adoubant le programme écologique de … Jean-Luc Mélenchon !
C’est ce qui arrive quand on nomme ministre une militante de l’écologie punitive et ancienne présidente de l’ONG WWF France !
C’est l’objet de cet article du Journal des Français :
Le ministre de l’Écologie préfère Mélenchon
à son propre bilan : scandale !
C’est un aveu. Un aveu brutal, pathétique et révélateur.
Le 16 août 2026, dans les colonnes de Libération, Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, a déclaré que Jean-Luc Mélenchon était, parmi tous les responsables politiques, celui qui :
intègre le plus la question du climat dans ses propositions économiques et sociales.
Lisez bien. Le ministre en charge de l’écologie française estime que le programme le plus abouti sur le climat se trouve chez La France insoumise.
Chez le parti qui veut sortir du nucléaire, imposer la décroissance, briser les équilibres économiques et transformer la France en laboratoire de la punition climatique.
Ce n’est pas une maladresse. C’est une ligne. Une ligne qui dit tout de l’état de délabrement de ce ministère.
Depuis des semaines, Monique Barbut navigue à vue. Fin juillet, elle annonce sa démission le matin pour protester contre la loi d’urgence agricole, puis la retire l’après-midi sous la pression de l’Élysée. Un rétropédalage ridicule qui a fait rire jusqu’à l’opposition la plus dure. Aujourd’hui, elle cherche sa légitimité ailleurs : en complimentant publiquement le programme le plus dogmatique et le plus irréaliste du paysage politique.
Pour cette ministre, l’écologie se mesure à la radicalité du discours, pas à l’efficacité des solutions. Nucléaire, agriculture de précision, innovation technologique, adaptation des territoires ? Trop prosaïque. Trop réaliste. Trop « de droite ». Mieux vaut flatter ceux qui rêvent de rationnement et de rupture.
Résultat : l’exécutif se retrouve avec une ministre invisible devenue ridicule, incapable de défendre une écologie de compromis et de résultats. Chaque sortie médiatique semble désormais destinée à se reconstruire une image militante plutôt qu’à servir le pays.
Cette confusion a un prix.
Elle conforte l’idée absurde selon laquelle la seule écologie « authentique » se trouverait à l’extrême gauche, et que tout le reste ne serait que verdissement de façade. Elle prive les Français d’un débat sérieux sur les moyens. Elle affaiblit un peu plus un gouvernement déjà en panne de crédibilité.
Monique Barbut n’a plus l’autorité pour conduire une politique aussi structurante. Un ministre qui menace de partir puis reste, qui critique la politique de son propre gouvernement tout en l’appliquant, et qui finit par louer ouvertement Jean-Luc Mélenchon, a perdu le fil de sa fonction.
Le moment est venu. Pas d’une nouvelle posture de démission le matin retirée le soir. D’une vraie démission. Pour de bon. Avant que ce ministère ne devienne officiellement la succursale de LFI au sein de l’État.
Didier Dewitte pour Le Journal des Français.




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