Après Omar Sy, Jamel Debbouze insupporte la toile !

Publié par le 26 Oct, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Après Omar Sy, Jamel Debbouze insupporte la toile !

Du temps d’Yves Montand et Simone Signoret, les artistes s’impliquaient dans la politique en signant force pétitions.

On attribue à l’écrivain russe Edouard Limonov le titre qu’il leur avait attribué en déformant le titre d’un célèbre film de Pierre Granier-Deferre avec Alain Delon :

La race des signeurs !

Aujourd’hui, c’est par des déclarations devant des micros ou par des tweets que les artistes se permettent de donner des leçons de morale, une morale qui penche toujours ou presque franchement à gauche.

Mais de plus en plus, les Français n’en peuvent plus de ces indignations à géométrie variable qui voit les artistes et les sportifs se mobiliser uniquement quand les victimes sont racisés.

Ce fut le cas avec Kylian Mbappé qui qualifia de « petit ange » le délinquant multirécidiviste Nahel, mais garda les silence pour toutes les victimes blanches de migrants sous OQTF ou de racailles des quartiers sensibles, à commencer par Philippine, Lola ou Thomas.

Côté artiste, Omar Sy suscita de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux qui lui reprochèrent ses leçons de morale partisanes lancées depuis les studios de Los Angeles.

Et voici que l’attentat de Trappes a vu la toile réagir vigoureusement à une déclaration de Jamel Debbouze comme le rapporte cet article du Journal des Français.

Jamel Debbouze se prend une volée de bois vert
sur X pour son indignation sélective

Le message de soutien de Jamel Debbouze aux victimes de l’attaque de Trappes a déclenché une avalanche de critiques. Des milliers d’internautes ne lui reprochent pas sa compassion. Ils lui reprochent de ne l’avoir manifestée, publiquement, que pour certaines victimes.

Quelques heures après la fusillade qui a fait un mort et cinq blessés à Trappes et à La Verrière, Jamel Debbouze a pris la parole sur X. L’humoriste, qui a grandi à Trappes, s’est dit profondément bouleversé par cet attentat terroriste raciste et a adressé ses pensées aux victimes et à leurs familles. Il a ajouté qu’il fallait regarder en face la haine et le racisme, les nommer et ne jamais les banaliser, avant de conclure :

J’ai mal à ma France.

Sur Instagram, il a eu une pensée pour Pengo Bossio Wangi, l’homme de 26 ans tué dans l’attaque, ainsi que pour la fillette blessée, les autres victimes, les familles et les habitants de Trappes.

Que Jamel Debbouze en soit bouleversé, d’autant plus qu’il s’agit de sa ville, se comprend parfaitement.

« Et eux ? »

Pourtant, en quelques heures, les réponses ont afflué sous son message, et elles posaient presque toutes la même question : pourquoi lui, si prompt à dire sa douleur cette fois, est-il resté silencieux lors d’autres drames ?

Les internautes ont publié les visages de victimes dont la mort a bouleversé les Français. Lola Daviet, 12 ans, retrouvée morte dans une malle à Paris en octobre 2022. Thomas, 16 ans, poignardé lors d’un bal de village à Crépol, dans la Drôme, en novembre 2023. Philippine, étudiante de 19 ans, tuée en septembre 2024 dans le bois de Boulogne. Les enfants de l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse, assassinés par Mohammed Merah en 2012. Les professeurs Samuel Paty et Dominique Bernard. Et tant d’autres encore, depuis tant d’années.

Un internaute a résumé le reproche en évoquant les enfants juifs tués par Merah, Lola et Thomas, pour lesquels, selon lui, l’humoriste n’aurait jamais exprimé publiquement de telles émotions. Un autre lui a donné raison sur le fond, tout en lui demandant pourquoi personne ne l’avait entendu pour ces enfants. Une troisième s’est contentée de quatre mots :

Et eux ? On ne t’a pas entendu.

Plusieurs ont publié des captures d’écran de recherches sur son compte X, associant son nom à ceux de Lola ou de Crépol, qui ne donnaient aucun résultat.

Une question légitime

Le reproche n’est pas absurde. Jamel Debbouze ne parle pas seulement en simple citoyen. C’est l’une des personnalités les plus connues du pays. Quand il écrit qu’il a « mal à sa France », il parle au nom d’une communauté nationale. Il est alors normal que ses lecteurs se demandent pourquoi cette France ne lui a pas fait aussi mal quand une collégienne était tuée à Paris, quand un adolescent mourait poignardé dans un village de la Drôme, ou quand des enfants juifs étaient abattus devant leur école.

Il ne s’agit pas de mettre les drames en concurrence. Mais la compassion publique, elle, n’a pas à être triée.

Si l’on appelle à nommer la haine et à ne jamais la banaliser, ce principe vaut pour toutes les victimes. Sinon, l’émotion semble dépendre de qui est la victime et de qui est le coupable. Ce soupçon est précisément ce qui fracture le pays.

C’est là que le message de Jamel Debbouze a touché un point sensible. Beaucoup de Français ont le sentiment que certaines victimes sont pleurées par toutes les voix connues du pays, tandis que d’autres le sont presque uniquement par leur famille et par des anonymes. Ils ont vu, à Crépol comme pour Lola, des appels à la retenue et des accusations de « récupération » dès que l’émotion publique s’exprimait. Ce sentiment d’une indignation à deux vitesses nourrit la défiance envers ceux qui parlent au nom de tous.

Ce qu’on attend d’une personnalité publique

Personne n’est tenu de réagir à chaque fait divers. Mais qui prend la parole avec la force de son nom pour donner une leçon de morale s’expose à ce qu’on lui demande d’être cohérent. Jamel Debbouze avait raison de dire qu’il faut nommer la haine et ne jamais la banaliser. Les internautes lui demandent simplement d’appliquer ce principe à toutes les victimes, à Crépol comme à Trappes et pour Lola comme pour Pengo Bossio Wangi.

Sophie Mestral pour le Journal des Français.

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