Oui, « Nicolas qui paie » devra encore financer Macron très longtemps encore après son départ de l’Elysée.
Oui, Macron, comme il l’avait conseillé à un chômeur, va « traverser la rue pour trouver un nouvel emploi » mais il a d’ores et déjà budgété de quoi emménager dans …
… un bureau de luxe !
Car ça n’est pas moins de … 2,3 millions d’euros qui sont prévus pour le futur bureau de celui qui peut donc reprendre son titre perdu de Jupiter !
Car 2,3 millions d’euros, ça représente pour monsieur tout le monde :
- 103 années du salaire d’un smicard,
- Le plein d’essence de 20 000 Clio ou 208,
- De quoi financer les restos du coeur pour nourrir 525 familles de 4 personnes ou 2 100 étudiants, pendant un an !
Que penseront les Français de ce chiffre en se faisant racketter à la pompe à essence ?
C’est la question que pose Boulevard Voltaire dans cet article :
Emmanuel Macron et ses chers
bureaux privés à 2,3 millions d’euros
Ses mandats ont coûté cher à la France. Il en sera de même lorsqu’il quittera l’Élysée.
À la station-service, l’essence affiche toujours des prix incroyablement hauts. Les villes de France saccagées lors des manifestations du 17 octobre peinent encore à retrouver une allure normale. La crainte de nouveaux pillages, voire pire, est dans toutes les têtes. Les Français s’interrogent sur la manière dont ils vont parvenir à remplir leur réfrigérateur pour cette dernière semaine du mois d’octobre. La dette de la France est abyssale et ne cesse de croître. Les policiers et les gendarmes sont à bout …
Et pendant ce temps-là, les députés français discutent du budget 2027, qui comprend une enveloppe de 2,3 millions d’euros destinée à financer l’installation d’Emmanuel Macron dans des bureaux privés lorsqu’il aura quitté ses fonctions de président de la République, après dix longues années cahotiques.
Quoi qu’il en coûte
Contacté par nos confrères de Politico, qui ont révélé cette information, le cabinet du chef de l’État a indiqué qu’il s’agissait d’une « procédure préventive des services, fondée sur les expériences des Présidents passés ». Emmanuel Macron n’a pas encore trouvé ses futurs bureaux, mais il anticipe.
Certes, la chose n’a rien d’anormal et, depuis longtemps déjà, les anciens chefs de l’État ont droit à ce petit cadeau de départ offert par le contribuable. Il n’en reste pas moins que cette ligne budgétaire, en cette période troublée, a de quoi faire bondir.
D’autant plus que les avantages accordés aux anciens Premiers ministres et présidents de la République sont de plus en plus contestés. En avril 2025, le député Charles de Courson a déposé une proposition de loi visant à encadrer ces avantages. Quelques mois plus tard, en septembre 2025, Sébastien Lecornu a fait adopter un décret limitant à dix ans la mise à disposition d’une voiture avec chauffeur pour les anciens Premiers ministres. Plus récemment encore, le 22 octobre 2026, les députés de la commission des finances ont adopté un amendement visant à diviser par deux cette durée.
Emmanuel Macron, le « Mozart de la finance », qui n’est pas exempt de tout reproche quant à la situation financière catastrophique dans laquelle se trouve aujourd’hui la France, ne devrait-il pas décemment renoncer à cet avantage ou, à tout le moins, en limiter le coût ?
Plus globalement, il est légitime de se demander s’il est bien normal que les Français supportent le train de vie des anciens Présidents jusqu’à leur mort car, ne l’oublions pas, à cette somme rondelette uniquement allouée aux bureaux s’ajoutent des frais de sécurité de 1,13 million d’euros, en moyenne, par Président et par an, des frais de transport (30.000 euros), des frais de représentation (20.000 euros) et diverses dépenses de fonctionnement.
Quoi qu’il en soit
Évidemment, rapportées au budget annuel de l’État français, ces dépenses ne sont que peu de choses. Mais au-delà des sommes engagées, c’est le principe qui choque, tant il laisse entendre que seuls les petites gens doivent se serrer la ceinture. Ces mêmes petites gens à qui les têtes pensantes et gouvernantes demandent de contribuer toujours plus, pour le salut de la nation.
Quant à Emmanuel Macron, pour en revenir à lui, le fait que cette ligne budgétaire soit prévue dès à présent témoigne à la fois de sa décomplexion et de sa déconnexion des préoccupations des Français. Encore !
Sarah-Louise Guille pour Boulevard Voltaire.




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