Dictature des minorités, on n’a encore rien vu !

Publié par le 23 Oct, 2018 dans Blog | 0 commentaire

Dictature des minorités, on n’a encore rien vu !

L’Amérique d’aujourd’hui, c’est la France de demain !

Et c’est bien inquiétant ! Mais je ne parle pas de Donald Trump mais de la tyrannie des minorités qui sévit outre-atlantique et qui ne manquera pas de déferler sur nous.

C’est d’ailleurs déjà largement commencé !

Dans le dernier Figaro Magazine, on trouve un grand dossier intitulé : Politiquement correct, STOP !

Judith Waintraube a réalisé ce dossier qui montre l’importance des concepts et théories développés depuis quelques années dans les universités américaines. Ce sont de véritables idéologies qui ont pour ambition de s’imposer dans tout l’espace public. Mais cet activisme ne va pas sans conséquences. Les tensions n’ont jamais été aussi fortes entre hommes et femmes, entre Blancs et non-Blancs et entre hétérosexuels et homosexuels.

Voici des extraits d’un livre écrit par Géraldine Smith, une journaliste française établie depuis plusieurs années en Caroline du Nord. L’article complet est donné en fin d’article :

Quand l’Amérique devient folle …

La guerre des toilettes

On n’a jamais autant parlé de la Caroline du Nord qu’en 2016, quand la « guerre des toilettes » y a fait rage. Enjeu, le droit pour tous – hommes, femmes, transgenres, et a-genres (souhaitant n’être assimilés à aucun genre) d’utiliser chalets d’aisance et vestiaires publics en toute sécurité. En mars, le gouverneur conservateur de l’Etat, Pat McCrory, avait signé la loi House Bill2, rendant obligatoire, dans les bâtiments fédéraux, l’usage des toilettes et des vestiaires en fonction du « sexe attribué à la naissance ». Or, les transgenres réclament le droit d’aller dans les lieux correspondant au sexe qu’ils ont choisi. [ … ]

Selon une étude du Williams Institute publiée en juin 2016, environ 0,6 % des Américains se revendiquent comme tels (soit 1,4 million de personnes), deux fois plus qu’en 2013. [ … ]Avec la House Bill2, les escarmouches entre partisans d’une séparation « traditionnelle » et militants de la cause transgenre, jusque-là réglées au cas par cas, ont tourné à la bataille rangée. Les médias nationaux se sont emparés d’un dossier très « clivant » dans le contexte de l’élection présidentielle. Pat McCrory n’avait pas vu venir le déferlement de représailles : cinq procès, un boycott de la NBA (la ligue professionnelle de basket), un autre de la NCAA (la ligue nationale du sport universitaire), un concert de Bruce Springsteen annulé, des entreprises renonçant à s’implanter en Caroline du Nord … Au total, un manque à gagner estimé à près de 200 millions de dollars. La polémique a duré un an.

L’obsession du genre

A Duke, à Northwestern, à Kenyon (ndlr : trois universités américaines), la question du genre et celle de l’identité sexuelle sont omniprésentes. A Kenyon, un directeur de la diversité, de l’équité et de l’inclusion supervise l’ensemble des mesures destinées à faire du campus un espace accueillant pour « la communauté LGBTQ + ». Une maison, Unity House, leur offre un « lieu sûr ». Chacun a la possibilité de choisir ses prénoms et pronoms de prédilection, à charge pour le corps enseignant et l’administration de respecter ces demandes. A côté de son nom, James, qui représente le sous-groupe transgenre sur le campus, a ainsi pris l’habitude d’écrire, dans une parenthèse: (they/them/theirs & he/him/his). Il signale ainsi qu’on peut se référer à lui comme à un garçon, en utilisant « il »,« lui », « son» ou ne pas préciser son genre en employant plutôt « ils », « eux », « leurs ».

Les « alliés » – professeurs ou étudiants – sont invités à suivre une formation de deux jours au terme de laquelle ils sont autorisés à afficher à l’entrée de leur bureau un logo « safe space » aux couleurs de l’arc-en-ciel. Enfin, les étudiants LGBTQ +sont protégés par un bureau des droits civiques, tout particulièrement chargé de faire respecter une loi d ‘une grande importance dans le système éducatif américain, connue sous le nom de Title IX. Title IX fait partie d’un ensemble plus large, les « amendements à l’éducation de 1972 ».La loi tient en une phrase : « Personne aux Etats-Unis ne pourra, à raison de son sexe, être exclu de la participation à tout programme ou activité éducative recevant des subventions fédérales, s’en voir refuser les bénéfices, ou être sujet à quelque forme de discrimination. »

Le Féminisme de combat

Au fil des ans, Title IX a étendu son champ d’application à toute forme de discrimination liée au sexe. En 2011, après la publication d ‘un rapport révélant qu’une étudiante sur cinq déclarait « avoir été victime d’une tentative d’agression sexuelle ou avoir été obligée d’en repousser une » pendant sa scolarité, le Bureau fédéral des droits civiques a demandé aux établissements de prendre des mesures « immédiates et efficaces » pour y remédier.

Depuis, Title IX est devenu l’arme de choix dans la lutte contre le harcèlement et la violence sexuelle dans les écoles et sur les campus (indépendamment des recours en justice). La procédure va droit au but : tout étudiant s’estimant victime d ‘agression sexuelle de la part d’un condisciple ou d’un professeur porte plainte auprès de l’Administration, qui doit ouvrir une enquête pouvant aboutir à l’expulsion du coupable. [… ] Armando, un garçon portoricain de 22 ans que je connais, sympathique et fêtard, se réveille régulièrement avec la gueule de bois, sans trop savoir comment il a échoué sur tel canapé ou dans tel appartement. En quatre ans, il a été convoqué à deux reprises par son université, au titre de Title IX : la première fois, pour un suçon dans le cou d’une fille lors d’une soirée ; la seconde, pour avoir « dansé de manière sexuellement agressive » pendant une fête caribéenne.

Dans les deux cas, les victimes déclaraient ne pas avoir donné leur consentement. Le suçon lui a valu un avertissement. Devant la personne qui l’avait convoqué la seconde fois, Armando a fait le bravache : « Donc je ne peux pas danser la salsa dans une fête ? Vous vouliez que je fasse quoi ? Que je reste assis ? » La responsable a répondu sans conviction : « Tu aurais dû demander aux filles qui étaient sur la piste de danse si elles étaient d’accord pour que tu danses de manière suggestive. » Armando risquant l’expulsion, la réponse ne l’a pas fait rire.

Le consentement est la clé de voûte du Title IX, dont le mouvement #MeToo a pris le relais hors des campus après « l’affaire Weinstein ». Aux Etats-Unis, les règles du consentement sont fixées par les Etats, qui ont dans leur grande majorité adopté le principe suivant : les partenaires doivent donner leur accord mutuel avant l’acte sexuel, mais peuvent changer d’avis au cours des ébats, qui doivent alors s’interrompre (la Caroline du Nord fait exception: on n’y peut pas se raviser pendant l’acte).

Il est même possible de rétracter son consentement a posteriori, quand on estime avoir été « induit en erreur ». Par exemple, si le garçon est en couple mais prétend être célibataire, la tromperie se plaide et l’acte librement consenti peut être requalifié en agression sexuelle. Par ailleurs, la notion de consentement est caduque si la victime a bu ou est sous l’emprise de drogues. Le consentement est ainsi une zone grise, mal définie ou sujette à requalification. […] Comment prouver l’absence de consentement quand, en général, il n’ y a pas de témoins ? A cette ultime question, le Title IX apporte une réponse très controversée : la « vraisemblance prépondérante », et non pas une preuve formelle, fait pencher la balance. Autrement dit, en cas de doute, on croit les femmes.

La dictature des minorités sévit déjà dans le domaine de l’humour. Au secours, Coluche, Le Luron, Desproges ! Revenez ! Ils sont devenus fous !

L’assignation à résidence identitaire

Aux Etats-Unis, parler de race n’est pas tabou. C’est une donnée statistique de base, au même titre que la date de naissance ou le sexe. Chez le médecin, à l’école, lors de l’inscription sur les listes électorales et pour le moindre sondage, constamment, il faut déclarer son appartenance raciale. Blanc, Noir, Hispanique, Asiatique ? Cochez la case. Avant d’emménager dans une nouvelle maison, ou de postuler pour un emploi, chacun peut vérifier, en ligne, la « diversité raciale » de la future ville ou entreprise. […]

Ces statistiques sont issues de recensements fédéraux effectués tous les dix ans depuis 1790. […] George, un autre copain, Blanc, né aux Etats-Unis mais dont les parents viennent de Porto Rico, coche « Hispanique ». Son père est un cancérologue réputé. George ne parle pas un mot d ‘espagnol mais, en se déclarant comme minorité, il a bénéficié de la discrimination positive (un coup de pouce pour entrer à l’université).

Pour les mêmes raisons, Aisha, un temps colocataire de Lily (ndlr: deux étudiantes), se déclare « Noire », alors que son père est marocain et sa mère américaine blanche. Ses cheveux crépus lui permettent de revendiquer son « sentiment d’être noire ». […]

Vers la re-ségrégation

Il ne suffit pas de décréter l’égalité pour qu’elle advienne. En 1961 , trois ans avant les lois qui allaient mettre fin à deux siècles de racisme institutionnel, John F. Kennedy avait imposé les premières mesures de discrimination positive dans le domaine de l’emploi (inventant le terme « affirmative action »). Lyndon Johnson, son successeur, justifie cette démarche dans un discours à l’université historiquement noire de Howard en 1965 : « La liberté, ce n’est pas suffisant […] Vous ne prenez pas une personne qui, pendant des années, a été handicapée par des chaînes pour la libérer, l’accompagner sur la ligne de départ de la course et dire: « Allez, tu es libre d’affronter tous les autres » et croire que vous avez été équitable. » […]

Remise de diplômes au sein de la communauté noire

A Harvard, Princeton ou Duke, un étudiant sur quatre est désormais d’origine asiatique. […] A court d’arguments, les universités ont invoqué le critère de « diversité » pour justifier leur rejet de candidatures d’une communauté « surreprésentée ». En 2015, un collectif de 64 associations asiatiques a riposté, assignant Harvard en justice pour discrimination raciale, la sélection à l’entrée étant nettement plus difficile pour les membres de leur « communauté ». Le procès est en cours.

Une autre raison de la détérioration du climat est plus insidieuse, plus ambiguë. […] Les parents cherchaient à se fondre dans l’Amérique blanche, en quête d’une assimilation proche du modèle traditionnel français […]. Les jeunes Noirs revendiquent au contraire leur droit à une identité distincte et exclusive dont ils surjouent souvent les codes. Les premiers luttaient pour le droit de s’asseoir à la même table, les seconds veulent qu’on leur dresse une table de même taille, mais séparée.

Men of Color n’est pas un cas isolé. De très nombreuses associations étudiantes noires réclament et obtiennent depuis 2015 des « lieux sûrs », safe spaces propices selon elles à leur bien-être et à leur épanouissement intellectuel. A California State, une université publique de Los Angeles, il y a depuis 2016 des lieux de vie séparés réclamés par le Syndicat des étudiants noirs pour se protéger des « remarques racialement insensibles » et des « micro-agressions » sur le campus. […]

Cette tendance à une re-ségrégation volontaire est l’une des manifestations des politiques identitaires à l’oeuvre aux Etats-Unis. […]

Une maladie contagieuse

En 2016, j ‘ai supervisé la rédaction d ‘une série d’articles destinés à un journal local de Durham. Un groupe d’étudiants devait décrire le quotidien de réfugiés africains francophones à qui ils rendaient régulièrement visite pour les aider à apprendre l’anglais. Les étudiants voulaient projeter une image positive de cette communauté en montrant l’ardeur au travail des uns, l’enthousiasme des autres, les efforts de tous pour mettre leur nouvelle vie sur les rails en moins de six mois, délai au-delà duquel les aides publiques cessent aux Etats-Unis. Leurs reportages mettent ainsi en scène Monique la Congolaise partant travailler de nuit dans une usine de poulets, sans jamais se plaindre ; Guy révisant son anglais ; Aisha bataillant pour apprendre à lire à 17 ans parce qu’elle fréquente une école pour la première fois de sa vie … En revanche, ce que l’on n’apprend pas dans notre série, c’est que Binta, enceinte de huit mois, boit à tomber par terre, que Pierre a été renvoyé de l’usine pour avoir mis une claque à sa responsable (« je n’ai pas d’ordres à recevoir d’une femme »), que Karim gaspille son forfait pour envoyer aux étudiantes des photos de lit king size, recouvert de satin rouge et de coussins en forme de coeur.

Pour éviter d’alimenter en munitions les partisans de Donald Trump, alors en pleine campagne électorale, nous nous étions autocensurés. Nos mensonges par omission ont déformé la réalité en troquant une « représentation stéréotypée » pour une autre : la figure du « migrant problématique » pour celle du« bon réfugié travailleur ».

Extraits choisis par Judith Waintraub

L’article complet du Figaro magazine est disponible ici.

Effarant !

On imagine de quelle façon l’islam radical, déjà en pleine expansion en France, pourra se nourrir de ces tendances communautaires quand elle se répandront en France !

Et on pourra faire confiance à nos bons esprits de gauche pour légiférer dans leur sens conformément à leur pseudo-progressisme forcené !

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