Il aura suffi d’un homme vêtu de blanc …

Publié par le 28 Sep, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Il aura suffi d’un homme vêtu de blanc …

Oui, il aura fallu la visite du Pape Léon XIV, pour que tout un peuple quitte le statut infamant que la gauche et ses médias lui imposent depuis des décennies.

Ce peuple habituellement si discret, qu’on pourrait le croire résigné, est sorti pour chanter et clamer, à la face du monde médiatique, sa foi et sa joie de pouvoir rencontrer ce pape qui a su les conquérir en quelques minutes, en leur rappelant les racines chrétiennes de la France.

Il aura fallu la simple annonce de la visite du pape pour que 80 000 jeunes se ruent sur la billetterie du Stade de France qu’ils ont rempli en moins de 20 minutes. Le samedi soir, on a pu mesurer la force immense de leur enthousiasme.

On a vu comme « ressusciter » ce peuple de France qui s’est retrouvé à plus de 800 000 fidèles à une messe célébrée Place de la Concorde. Une messe que certains ont qualifiée de « messe de rédemption » pour les 2000 têtes que les révolutionnaires de 1793 avaient fait rouler dans la sciure sur cette même place !

Durant ces trois jours qui auront réuni bien plus d’un million de Français, on n’a dénombré aucune poubelle brûlée, aucun abribus vandalisé, aucune banque attaquée ! On y a même vu des policiers applaudis par la foule. Oui, l’identité française se célèbre sans violence !

Oui, ce pape dont le visage irradie la simplicité et la bienveillance a conquis, bien au delà de la jeunesse chrétienne. Quel changement après la dureté de son prédécesseur.

Mais, cette apparence de sérénité et d’écoute n’empêche nullement Léon XIV d’affirmer avec conviction et force, les principes fondateurs du christianisme et de l’humanisme.

C’est à plusieurs reprises, d’abord à l’Elysée devant l’artisan vindicatif de la loi sur l’euthanasie, puis devant les malades de Lourdes, qu’il a condamné, on ne peut plus clairement, les lois sociétales sur l’avortement et l’euthanasie.

Son sévère réquisitoire résonnera longtemps comme une mise en garde solennelle :

il est impossible de considérer comme normal de donner la mort. Jamais la médecine ne pourra se faire la servante de la mort programmée.

Tout ce qui est légal n’est pas nécessairement moral.

Aucune loi humaine ne doit vous faire perdre la certitude de votre dignité. Au contraire, c’est au nom de cette dignité inaliénable de la personne humaine que la tentation de donner la mort sous couvert de fausse compassion doit être fermement rejetée.

Le pape est même allé jusqu’à appeler les soignants à respecter leur serment d’Hippocrate :

J’appelle toute la communauté des soignants à se souvenir du sens profond de sa vocation : veiller sur la personne souffrante et non pas la supprimer. Jamais la médecine ne pourra se faire la servante de la mort programmée !

Voici la chronique de Vincent Trémolet, ce matin, dans la matinale d’Europe 1 qui tire tous les enseignements de la visite papale :

Lancement de Dimitri Pavlenco : L’enthousiasme observée autour de la visite de Léon XIV contraste avec la déprime qui semble parfois frapper notre pays. Pour vous, cette visite de Léon XIV en France, c’est un événement politique, Vincent ?

Vincent Trémolet de Villers : C’est d’abord un événement spirituel. Le pape, en trois jours, a ouvert grand la porte du sanctuaire de la vie intérieure, cette porte que la société du vide narcissique et compulsif garde toujours fermée à triple tour.

Et c’est pour cela que, malgré les foules et la dimension, évidemment collective de ces journées, l’événement a été surtout un moment personnel, une fête des retrouvailles avec cette vieille chose oubliée que l’on appelle la conscience ou l’âme. Ces retrouvailles se sont faites sous le signe de la profondeur historique, c’était le symbole des Français à Saint-Denis, et de la messe sur la place de la Concorde. Certains se sont souvenus qu’ici même avait coulé le sang de la terreur révolutionnaire, d’autres n’avaient pas cela en tête, mais samedi, lors de la messe, c’était la paix, l’unité et la miséricorde qui présidaient.

C’était aussi des retrouvailles de Français entre eux, de tout milieu, de toutes origines, et même dans les rues de Paris, de différentes confessions, la définition même de la communion. Place de la Concorde, il n’y avait ni nostalgie, ni projection dans un avenir radieux, mais sur les paroles du Salve Regina, un chant vieux de mille ans, le présent avait retrouvé toute sa substance. Une âme sans corps, c’est l’autre nom de la mort, mais un corps sans âme, c’est un simulacre de vie, et ce qui est vrai pour un être humain, l’est pour un pays tout entier.

Et cette fois, tout était en bon ordre, comme dans la chanson à boire, grâce à cette visite de Léon XIV, on a fêté nos retrouvailles.

Relance de Dimitri Pavlenco : Donc, si je comprends bien, Vincent, on était très loin de la politique. La campagne présidentielle, en quelques heures, le Pape l’a désintégré.

Vincent Trémolet de Villers : Il nous a ramené à la source de ce qu’est la politique, c’est-à-dire une amitié, et une recherche désintéressée du bien commun. Et pour cela, pas besoin de discours mirobolants et de promesses intenables, simplement rappeler devant les promoteurs de l’euthanasie à l’Elysée ou les plus fragiles à Lourdes que la dignité humaine ne se mesure pas et ne se discute pas, et que ce qui est légal n’est pas forcément moral. Vous aurez remarqué que Léon XIV ne dit pas un mot plus haut que l’autre, qu’il ne fait au fond que répéter ce que ses prédécesseurs disent depuis 2000 ans, qu’il ne dit rien de personnel, qu’il ne dit rien qui le concerne.

Il s’efface derrière une liturgie ancestrale et il est écouté, comme s’il annonçait une nouvelle inédite pour le monde. Les candidats à la présidentielle qui étaient assis au premier rang Place de la Concorde ont dit se sentir un peu minuscules, un peu vains, dans ces instants d’éloquence aussi simples que majestueux.

Dimitri Pavlenco : Et vous pensez Vincent que cette visite aura une influence sur l’opinion ?

Vincent Trémolet de Villers : Temporairement, parce que maintenant c’est la mode.

Ceux qui s’acharnent à déchristianiser la société dans ses lois, dans ses symboles, dans ses coutumes, dans ses écoles, rivalisent désormais des loges pour le pape. C’est Léon XIV pour tous, mais ça ne va pas durer. Très vite, en surface, tout sera comme avant.

Je dis bien en surface, parce que ces trois jours nous ont aussi fait mesurer la force d’un courant profond. Les jeunes du stade de France, les foules des Champs-Elysées et de Lourdes, ces centaines de milliers de Français, peut-être des millions, portent à travers leur famille, leur dévouement, leurs interventions aussi de plus en plus assurées dans le monde médiatique et politique, un message d’espérance. Ils ont été longtemps ignorés, méprisés, parfois même ridiculisés.

Cette France de Saint-Denis, de la place de la Concorde, de la grotte de Massabielle, de la cathédrale de Metz, montre pourtant une vitalité, une joie aussi, qui surmonte les difficultés des temps que nous traversons, sans doute parce que son horizon va au-delà de notre vie terrestre. Cette France ne fera pas basculer l’élection présidentielle, elle n’apporte ni argent ni pouvoir, mais elle est dépositaire d’un trésor que l’homme le plus riche et le plus puissant ne pourra jamais s’offrir, un trésor indispensable à la bonne vie d’une société, ce que l’on appelle la force d’âme.

Vincent Trémolet de Villers pour Europe 1.

PS : évidemment, Macron ne s’est pas montré à la hauteur de sa fonction lors de cette visite du pape en refusant, tel un enfant capricieux, d’assister aux messes célébrées pour ensuite se raviser – devant leur succès éclatant – en se rendant à celle de la cathédrale de Metz !

Pire encore, il s’est permis des familiarités tactiles inacceptables vis-à-vis du pape :

Ce n’est pas la première fois qu’on remarque que Macron ne peut s’empêcher de toucher ou d’embrasser ses interlocuteurs tout en notant qu’il réserve ces primautés qu’aux hommes …

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