L’Europe bloque encore le programme nucléaire français

Publié par le 20 Oct, 2026 dans Blog | 0 commentaire

L’Europe bloque encore le programme nucléaire français

J’ai écrit plusieurs fois dans ce blog que la seule gestion de l’énergie par Macron aurait justifier sa destitution pour haute trahison … des intérêts vitaux de la France !

Je pourrais ajouter aujourd’hui qu’Ursula von der Leyen mériterait de monter dans la même charrette que Macron tant elle aura tout fait pour privilégier les intérêts allemands en tentant de tuer la filière nucléaire française.

En fait, c’est la France qui devrait sauter en marche de l’attelage improbable qu’est devenue l’Union européenne.

C’est sans vision à long terme que Macron gère la production d’énergie de la France.

Il avait fermé Fessenheim, abandonné le projet d’avenir qu’était Astrid, décidé de fermer 12 réacteurs et promis d’en fermer 12 autres, pour se raviser et lancer la construction de 6 EPR !

Mais voila que la Commission européenne se met en travers de ce dernier projet, comme le rapporte cet article du Figaro :

Absence de feu vert de l’Europe, exigences
de l’Autorité de sûreté … Zone de turbulences pour
le programme des six réacteurs nucléaires d’EDF

Les indicateurs virent peu à peu au rouge pour le programme EPR 2. Il reste quelques semaines pour mettre en œuvre un certain nombre de mesures et ainsi relever le défi.

Les travaux de préparation du chantier des EPR ont commencé à Penly (Seine-Maritime). LUDOVIC MARIN / REUTERS

Joël Barre, délégué interministériel au nouveau nucléaire (Dinn) a prévenu :

Nous traversons une dernière zone de turbulences. Mais il n’est pas sûr qu’on la passe,

Le ton est volontairement alarmiste, alors que des vents contraires soufflent sur le programme EPR 2. La construction des six nouveaux réacteurs d’EDF serait-elle menacée ? Non, à condition qu’un certain nombre de mesures soient (enfin) mises en œuvre.

Le premier message est à l’adresse de la Commission européenne, qui tarde à valider le plan de financement à 72,8 milliards (en euros 2020) de ces réacteurs, qui comporte un soutien de l’État à 60 %. Au printemps, le ministre de l’Économie se montrait rassurant : Ursula von der Leyen avait donné des assurances à Emmanuel Macron, affirmant que les services de la Commission prenaient en compte le calendrier français. Bruxelles raisonne en termes de marché commercial et de protection des consommateurs quand la France met en avant l’importance stratégique de ce projet.

La Commission fait son travail dans une logique que je remets en cause. La contradiction entre la prise en compte du marché et celle des enjeux stratégiques ne peut se résoudre qu’au niveau politique,

analyse Joël Barre. La concurrence européenne « autorise un dispositif de soutien de 35 milliards d’euros en Allemagne, notamment pour de nouvelles centrales à gaz, une énergie fossile, carbonée, importée.

La France est toujours en attente de l’autorisation du financement de ses six EPR 2 qui fournissent une électricité bas carbone,

s’agace Valérie Faudon, directrice générale de la Société française d’énergie nucléaire (Sfen).

Le message est passé. Emmanuel Macron devrait rencontrer la présidente de la Commission dans les prochains jours, en marge du Conseil européen.

EDF doit tenir ses engagements

Le point est crucial. Sans la validation de la Commission, EDF ne pourra pas prendre sa décision finale d’investissement (FID). Ce véritable coup d’envoi du programme est toujours programmé avant la fin de l’année. Le prochain Conseil de politique nucléaire – prévu le 8 décembre pour le moment – doit acter le lancement du programme, après sa validation par le conseil d’administration d’EDF (avec son unique actionnaire, l’État). Il doit aussi valider son extension, avec l’ajout de huit EPR 2.

Une fois donné le coup d’envoi à la construction des réacteurs, encore faudra-t-il qu’EDF tienne ses engagements financiers et de calendrier. Le premier des six EPR 2 devrait entrer en fonctionnement « au plus tard » en 2038.

Pour y parvenir, il faut simplifier, alléger, adapter toutes les réglementations qui s’imposent à ce programme,

plaide Joël Barre. Le spectre des améliorations possibles est large.

Quand Arabelle produit des turbines pour les Américains, il y a 500 points d’arrêt pour des contrôles, quand c’est pour EDF, il y en a 26 000 et cela prend cinquante-deux mois de plus,

aime à rappeler Bernard Fontana, le PDG d’EDF, qui voudrait passer sous la barre des 1 000 points.

L’Agence de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) est ciblée par le DINN et Joël Barre ajoute :

Nous avons fait réaliser une étude comparative des méthodes de surveillance dans le nucléaire et dans l’aéronautique civil et de défense. Il y a peut-être de bonnes pratiques dont on peut s’inspirer.

Un nouveau train de simplifications

Le très haut niveau d’exigence de l’Agence de sûreté a ses avantages – la sûreté des centrales françaises – et ses revers. À trop contrôler, le risque est de déresponsabiliser les entreprises en charge de la réalisation, voire de décourager une partie des fournisseurs qui se tourneront vers des marchés tout aussi exigeants, mais avec moins de complexité administrative, comme celui de la défense. Enfin, le surcoût lié à la sûreté à la française rend les EPR 2 moins compétitifs.

Si les Américains devaient construire leurs réacteurs AP1000 avec les exigences de l’ASNR, ils seraient bien plus chers que nos EPR,

résume Raphaël Schellenberger, député du Haut- Rhin, fin connaisseur du nucléaire.

Un projet de loi portant sur un nouveau train de simplifications doit d’ailleurs être présenté à l’Assemblée nationale dans les prochains jours afin d’étendre certaines dispositions de la loi d’accélération du nucléaire de 2023. Le texte prévoit, par exemple, la possibilité de commencer certains travaux avant la délivrance de l’autorisation de création par l’ASNR. Ce projet de loi est aussi un moyen de démontrer que l’État a pris sa part dans cette course contre la montre.

Pour tenir ses engagements sur le programme EPR 2, et enfin tourner la page des dix ans de retard de l’EPR de Flamanville, EDF a plus que jamais besoin de courants porteurs. Le groupe a déjà engagé près de 5 milliards d’euros de dépenses, sur ses fonds propres, en études, terrassement des sols à Penly, commandes à ses filiales industrielles Framatome et Arabelle … Pour passer l’étape suivante, il lui faut une FID. Le premier « béton nucléaire » (selon l’expression consacrée) devrait être coulé en 2029, au lieu de 2025, comme cela avait été évoqué en 2022. De la réussite de programme dépend la capacité de la France à disposer d’une électricité bas carbone, compétitive et abondante, à 100 euros du mégawattheure pour les six premiers EPR 2 et 70 pour les huit suivants.

Elsa Bembaron pour le Figaro.

Florian Philippot, dans ce tweet, juge la situation beaucoup plus grave :

Cataclysmique !

La Commission européenne refuse mordicus les 6 nouvelles centrales nucléaires françaises EPR2 : tout est bloqué ! Le chantier n’avance absolument pas, et ça fait déjà 1 an.

Avec l’Allemagne qui fait pression derrière pour anéantir le projet et fragiliser au maximum EDF.

Les Échos le révèlent : « Les discussions menées depuis plus d’un an avec Bruxelles sont tendues, selon plusieurs sources. « Les services de la concurrence estiment qu’EDF est trop gros, alors que ce n’est pas notre faute s’il n’y a pas d’opérateur énergétique de notre taille en Allemagne ou en Italie », estime l’une d’elles, proche du groupe public. Sur le soutien de l’Etat français et les contreparties éventuelles concédées par EDF, « on peut argumenter pendant quinze heures… ou pendant quinze ans », poursuit la source !
« La Commission européenne et ses services raisonnent en termes de marché commercial, sans prendre en compte le caractère stratégique de la politique énergétique française », ajoute un autre interlocuteur ! »

(cf : cet article des échos)

 La France doit cesser d’obéir à cette entité européiste, toute entière conçue pour la détruire.

La France doit sortir de l’UE et la détruire définitivement.

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