« J’peux pas, j’ai un concert de Céline Dion ! »

Publié par le 19 Oct, 2026 dans Blog | 0 commentaire

« J’peux pas, j’ai un concert de Céline Dion ! »

N’y avait-il pas un conseiller en communication à l’Elysée, au soir du vendredi 16 octobre, pour indiquer au président de la République, que peut-être sa présence au concert de Céline Dion pourrait être mal interprété par les Français ?

Car à ce moment précis, la France était victime depuis des jours des émeutes autour du blocus des lycées, et l’on attendait pour le lendemain, de graves  débordements lors de la manifestation nationale du samedi 17 octobre.

Les Français ont pu voir le couple présidentiel au balcon de la salle de la plénitude Arena et Brigitte danser en chantant les chansons de Céline Dion !

Il est probable que plusieurs conseillers ont pensé ça mais n’ont pas osé en faire la remarque au sociopathe narcissique qui règne en maitre pour encore 6 mois à l’Elysée !

Les Français apprécieront d’autant plus qu’au lendemain d’un 17 octobre cataclysmique où la République a été foulée aux pieds et humiliée par des hordes barbares cornaquées par l’extrême gauche, Macron est déjà reparti pour son 337 ème voyage à l’étranger !

Mais finalement peu importe que Macron ait quitté la France, quand on voit à quoi il sert en France ! Comme en atteste la totale vacuité de son allocation hier soir !

Croyait-il paraitre plus sérieux aux yeux des Français en ayant revêtu un sinistre costume noir qui d’ailleurs illustrait à merveille la fin crépusculaire de ses deux mandats !

Ce matin, les médias sont pleins de critiques contre Macron après son insipide allocution.

J’ai choisi de relayer ici l’édito de Vincent Trémolet de Villers dans la matinale d’Europe 1 :

Lancement de Dimitri Pavlenco : C’est aux Français, hier soir, que Macron s’est adressé, des Français à la fois tétanisés et excédés par une journée d’émeute quasi révolutionnaire, plus la soirée d’hier soir. Le chef de l’État était-il convaincant, Vincent ?

Vincent Trémolet de Villers

Vincent Trémolet de Villers : Il était spectral, Dimitri, mais que pouvait-il être d’autre ? Il n’est plus qu’un fantôme, le fantôme d’un pouvoir qui n’a quasiment plus de pouvoir. Emmanuel Macron a parlé comme un bureaucrate quand les événements soulignent tragiquement son impuissance.

Il s’est dit intraitable, mais pendant même qu’il parlait, la violence continuait de se déployer dans les villes de France. Si depuis le début de ces émeutes urbaines, Sébastien Lecornu a fait le bon constat, le chef de l’État et son ministre de l’Intérieur patauge dans la mélasse du jeunisme démagogique, de l’aveuglement idéologique et de la prudence technocratique.

Résultat, l’État de la septième puissance du monde a été humilié.

Dans ses mairies, dans ses préfectures, dans ses commissariats, une violence hideuse a défiguré notre pays aux yeux de toute la planète :

– A Paris, c’était Gaza-sur-Seine avec des micro-foyers dans tous les quartiers.
– A Limoges, c’était la révolution avec une mairie en flamme.
– A Lyon, c’était la désolation avec la place Bellecour incendiée dans un climat de guerre urbaine.

Les dignitaires du pouvoir ont mesuré de la façon la plus violente ce que vivent les Français ordinaires quand la délinquance se met en marche et que l’ultra-gauche impose sa loi. Le renversement de l’ordre social auquel travaillent les déconstructeurs depuis un demi-siècle est devenu une réalité concrète puisque les forces du saccage renversent tout sur leur passage.

Relance de Dimitri Pavlenco : Mais alors, à qui la faute ? Laurent Nunez a proposé sa démission à Emmanuel Macron qui a refusé.

Vincent Trémolet de Villers : Oui, on a appris qu’il a présenté hier soir sa démission au chef de l’État et comment aurait-il pu faire autrement ? Laurent Nunez a décrit lui-même le 6 octobre sur France Inter ce qui était un état dépassé, je vous cite le ministre de l’Intérieur :

perdre le contrôle c’est si jamais vous avez des hordes de personnes qui défilent dans les centres-villes, qui pillent les magasins et qui commettent des exactions.

Alors nous y sommes, Emmanuel Macron a refusé la démission de son ministre de l’Intérieur, sans doute, pour que la crise politique ne remonte pas jusqu’à lui.

Mais monsieur Nunez est une anecdote dans cette tragique histoire. Dans les flammes de cette journée noire, c’est tout un système de valeurs qui est parti en fumée. Sous les cendres, on retrouve des décennies de lâcheté, de conformisme et d’aveuglement.

La liste des abandons est malheureusement connue :

– Le mépris de toute autorité qui donne à l’individu son sentiment de toute puissance.
– Le ressentiment historique, social, culturel qui alimente les pulsions révolutionnaires.
– Une justice indulgente avec le délinquant mais intraitable avec les braves gens.
– Le privilège incompréhensible de ces milices d’extrême-gauche qui cassent, qui brûlent et qui tuent impunément.
– Une immigration incontrôlée dont une partie se dresse contre le pays qui l’accueille.
– Une école décervelée.
– Un mouvement politique qui, de Mélenchon à Bagayoko, fait volontairement monter la fièvre Robespierre.

Relance de Dimitri Pavlenco : Mais c’est donc la France insoumise le principal coupable ?

Vincent Trémolet de Villers : Le succès de la France insoumise, c’est la conséquence directe des différentes nuances de socialisme qui nous gouverne depuis 15 ans.

Ce pouvoir est coupable de légèreté, de cécité quand ce n’est pas de complaisance. Et la dernière preuve, ce sont les remontrances d’Emmanuel Macron à une police jugée pas assez empathique, Il y a quelques jours.

Pas assez empathique cette police avec ceux qui l’attaquent à coup de boulons, de pavés ou de mortiers d’artifice.

Ce mot empathie restera comme une tâche indélébile.

Celle d’un courant politique qui assure combattre les folies de la France insoumise tout en cédant à la première difficulté à ses intimidations idéologiques quand ce n’est pas, comme ce fut le cas en 2024, en faisant élire ses candidats à l’Assemblée Nationale.

Si l’ultra-gauche et les pilleurs peuvent en quelques heures mettre la France en dessus dessous, c’est d’abord parce qu’une monarchie technocratique enivrée d’elle-même a méthodiquement arrasé toutes les protections morales, sécuritaires, culturelles, économiques qui permettent à une société de tenir debout.

Les idiots utiles de Jean-Luc Mélenchon portent le keffier, mais ils portent aussi la cravate.

Vincent Trémolet de Villers sur Europe 1.

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