Radiofrance sous contrôle de la France Insoumise

Publié par le 22 Sep, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Radiofrance sous contrôle de la France Insoumise

Je me demande si les Français sont bien conscients de ce qui s’est joué dans les couloirs de la Maison de la Radio

Dans les couloirs ou plutôt dans les locaux des syndicats de journalistes de l’Odieux visuel de sévices publics * !

Je veux parler de l’éviction du journaliste Charles Sapin !

Ce qui est nouveau, c’est qu’ils ne se cachent plus !

Précédemment, les journalistes niaient toute orientation gauchiste de leurs chaines et se réfugiaient derrière l’Arcom qui n’a jamais rien trouvé à redire (curieusement) quant à la pluralité des émissions du Service public de l’audiovisuel.

Mais aujourd’hui, ces journalistes, qui ont perdu tout sens de l’éthique, se sont mis en grève et ont réussi à faire virer un journaliste pressenti pour tenir une chronique hebdomadaire de 2 minutes et demi dans un créneau de très faible audience, le dimanche matin !

Le « micro-pluralisme » que la direction avait tenté d’introduire dans ses programmes a été officiellement rejeté par les gauchistes faisant fonction de journalistes à Radio France !

Voici une excellente chronique de Vincent Trémolet de Villers diffusée hier sur Europe 1 :

Lancement de Dimitri Pavlenco : Vincent, vous nous parlez ce matin de l’éviction du journaliste de Valeurs Actuelles Charles Sapin de France Inter. Ça n’est plus seulement un événement médiatique. Il y a huit jours, vous nous disiez d’ailleurs que malgré l’apparence anecdotique de l’affaire, c’était un fait politique important. Bon, j’imagine que ce matin vous n’avez pas changé d’avis.

Vincent Trémolet de Villers

Vincent Trémolet de Villers : C’est une maison ronde adossée aux Insoumis, Dimitri, et ceux qui vivent là ont perdu l’esprit. Ce qui se passe à France Inter est très inquiétant et très révélateur.

Inquiétant parce qu’une minorité radicale fait désormais la loi dans une radio qui appartient à tous les Français.

Révélateur parce qu’on voit bien qui mènent la danse. Jean-Luc Mélenchon a fait trois tweets au début de cette histoire pour dénoncer la présence de Charles Sapin sur France Inter et un député insoumis a félicité samedi les salariés antifascistes.

La gauche dite modérée baisse les yeux et rase les murs. Quant au candidat du Bloc central, on ne peut pas dire qu’il se bouscule pour défendre le pluralisme. Et ils font là une grave erreur.

Les militants de LFI et leurs compagnons de route ne s’arrêteront pas là. Ils feront pression à chaque instant sur les médias, sur les universités, sur les institutions qui oseront entre-ouvrir la porte à une personnalité de droite.

Ce sera au dirigeant de ces institutions de faire preuve de cran et de courage pour ne pas céder à la meute. Et c’est possible. On le voit depuis un an par exemple à Sciences Po Paris.

Relance de Dimitri Pavlenco : Mais à vous entendre, la droite ne correspond pas pour cette gauche à une catégorie politique, mais à un danger moral pour la société.

Vincent Trémolet de Villers : La droite, pour eux c’est un virus. Celui qui est frappé doit être en quarantaine. Les cas contacts tenus à distance. Il faut se méfier aussi des porteurs asymptomatiques. Si leur conscience de gauche est défaillante, ils peuvent contaminer malgré eux.

Et pour empêcher l’épidémie, les virologues de la gauche morale sont prêts à employer les grands moyens. Piétiner les libertés publiques, déposer aux encombrants la délibération démocratique et le pluralisme des idées.

Et si ça ne suffit pas, on la confinera, la droite !

Elle ne pourra plus sortir qu’en remplissant une attestation. Sachant que comme d’habitude, l’Arcom laissera faire et ne dira rien.

J’exagère à peine, c’est cet état d’esprit qui a entraîné France Inter à évincer Charles Sapin de ses 150 secondes d’intervention hebdomadaire.

C’était déjà trop !

Les journalistes réunis en soviète qui ont eu sa peau assurent que ce n’est pas lui le problème. Si ce n’est lui, c’est donc son frère, c’est donc quelqu’un des siens.

En l’occurrence, son journal, Valeurs Actuelles, c’est lui qui est mis en cause avec comme motif sa condamnation, il y a quelques années, pour racisme. Oui, dans ce cas, les journalistes du Monde ou de Libération, deux quotidiens qui dans les années 70 ont défendu publiquement la pédophilie dans leur colonne, devraient être à leur tour interdits d’antenne. On voit bien où mène cette logique folle à la surveillance, à la délation, à la loi des suspects.

Cette opération de nettoyage idéologique se déploie en cette rentrée tout azimut. Je vous rappelle qu’à la Fête de l’Humanité, journal qui de l’éloge du parc germano-soviétique au panégérique de Staline n’a rien à se reprocher, à la Fête de l’Humanité, Jean-Luc Mélenchon a donné le ton en faisant huer des journalistes. Depuis des mois, en vérité, lui et sa meute font des listes.

Erner sur France Culture, fasciste ! Quatremer à Libération, fasciste ! Mabrouk sur BFM, fasciste ! Bastier sur France Télé, fasciste !

Ce qui est grave, c’est que le candidat à la présidentielle peut s’appuyer dans les rédactions sur des petits groupes militants, idiots utiles de son entreprise d’intimidation. On s’arrêtera enfin sur la lâcheté de la direction de Radio France, qui après avoir assuré Charles Sapin de son soutien, a tout cédé à l’intersyndical.

Si c’est ça la digue de la gauche morale contre Jean-Luc Mélenchon, il ne risque pas de s’arrêter. Tout ça lui va très bien. Une minorité agissante qui impose son programme à une majorité tétanisée, c’est exactement la méthode Lénine.

Solzhenitsyn nous dit qu’on reconnaît une société totalitaire au fait qu’on ne sait plus qui commande entre la hiérarchie officielle et la base militante. Nous sommes prévenus.

France Inter, c’est la démocratie vue par la France Insoumise.

Vincent Trémolite de Villers sur Europe 1.

* Odieux visuel de sévices publics : copyright Gilles-William Goldnadel

Merci de tweeter cet article :





Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *