L’encre du décret présidentiel instituant le droit à l’euthanasie et au suicide assisté est à peine sèche qu’un candidat au suicide s’est déjà manifesté.
Ce candidat va au delà de la loi puisqu’il propose de se suicider … sans l’aide de l’Etat ou des médecins …
Sur le plan financier, il ne demande pas que la sécurité sociale finance son suicide mais au contraire lègue à l’Etat la somme pharaonique de 4 milliards chaque année !
Car ce candidat au suicide n’est autre que le Service public de l’audiovisuel !
Ebranlé par plusieurs semaines d’audition de ses (ir)responsables par la Commission Alloncle, il semble bien que cet organisme ait décidé de démontrer chaque jour un peu plus que la manque de pluralisme pointé par cette commission, était bien une réalité !
Après ces auditions difficiles, au lieu de faire profil bas et d’ajouter un peu de pluralisme à ses programmes, l’audiovisuel public multiplie les preuves de sa soumission à la gauche en traquant toute présence de la droite sur ses plateaux.
C’est d’abord un militant de gauche qui se veut humoriste qui se moque de l’homosexualité d’un député RN et qui le traite de « face de rat ». Allo l’Arcom !!!
C’est aussi cette grève insensée des journalistes de France Inter qui refusent sur leurs antennes la présence d’un éditorialiste venu du Point, du Figaro et de Valeurs actuelles.
Il est pour eux insupportable que ce journaliste s’exprime pendant 2 minutes 30 chaque semaine ! Et même quand la Direction de France Inter a programmé sa chronique, le dimanche matin à 7H40 avec la faible audience que l’on imagine.
Le Service public de l’audiovisuel fait donc tout pour justifier, après 2027, sa privatisation ou sa dissolution pure et simple ! C’est donc bien à un suicide programmé auquel on assiste !
Voici un article de Boulevard Voltaire qui évoque la future privatisation de l’audiovisuel public tout en pensant, avec nostalgie, un passé où cet organisme apportait encore quelque chose au paysage audiovisuel français alors qu’aujourd’hui, il n’est plus qu’une officine de propagande progressiste :
De bon matin, coup d’État médiatique à France Inter
Le drapeau de la liberté d’expression a été mis en berne pendant deux petites minutes, sur le service public français.
Faut-il privatiser l’audiovisuel public ?
C’est en tout cas ce que promet de faire le Rassemblement national s’il accède au pouvoir. Notez bien que Charles Alloncle, dans son rapport parlementaire sur l’audiovisuel public, ne va pas jusque-là. Jusqu’à ce jour, l’auteur de ces lignes avait quelques doutes sur le sujet. Probablement, quelque part, un peu de nostalgie. La nostalgie des émissions du chansonnier Jean Amadou, capable de brocarder tous les politiques, avec finesse, sans jamais être méchant et, surtout, sans une once de vulgarité. Nostalgie, aussi, des Radioscopie de Jacques Chancel. Un Jacques Chancel qui, parmi ses milliers d’invités, pouvait recevoir tout aussi bien Céline que Georges Marchais, le général Bigeard que Georges Brassens.
Oui, franchement, il va falloir privatiser l’audiovisuel public !
Et puis, ce dimanche 13 septembre 2026, de bon matin, ce même auteur de ces mêmes lignes n’a pas vu passer le train mais a eu comme une sorte de révélation. Comme si l’un des piliers en béton armé de la Maison de la radio lui était tombé sur les pieds. Oui, franchement, il va falloir privatiser l’audiovisuel public ! Amadou, Chancel, Bouteiller et tant d’autres talents sont morts depuis longtemps et l’on est bien en peine à leur trouver de dignes héritiers sur l’antenne du service public.
Mais surtout, il y a eu ces quelque deux minutes de musique à l’antenne sur le coup de 7h40, l’heure d’aller chercher des croissants, ce dimanche matin. De la musique pour remplacer la chronique politique du journaliste de Valeurs actuelles Charles Sapin. Un morceau de musique agrémenté de ce communiqué : « En raison d’un appel à la grève déposé par l’ensemble des organisations syndicales représentatives de Radio France demandant le retrait de l’antenne de France Inter d’un édito politique assuré par le directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, nous ne sommes pas en mesure de diffuser l’intégralité de nos programmes habituels. » Nous n’avons pas eu la curiosité de nous renseigner : quelle genre de musique ont-ils donc bien pu passer à l’antenne ?
En France, les syndicats font de la politique
Autrefois, lorsqu’un chef d’État mourait, on interrompait les programmes de la radio d’État, une voix de circonstance, tout de noir vêtue, annonçait la triste nouvelle et, ensuite, l’on passait de la musique classique en boucle pendant toute la journée. Ce dimanche matin, c’est le drapeau de la liberté d’expression qui a été mis en berne pendant deux petites minutes sur le service public français, payé avec les impôts des Français. Une interruption des programmes, selon l’expression d’usage au bon temps de l’ORTF, « pour des raisons indépendantes de notre volonté », pourrait dire la PDG de Radio France, Sybile Veil, puisque ce sont les syndicats qui en ont décidé ainsi. On pensait – naïvement – que les syndicats avaient pour vocation de défendre les conditions de travail de leurs adhérents et, plus largement, des salariés. Mais non, pas du tout. D’ailleurs, quand on voit que la patronne de la CFDT veut taxer toutes les successions dès le premier euro, on a tout compris.
Donc, dans ce pays, les syndicats font de la politique. Est-ce pour cela, d’ailleurs, que les Français sont aussi peu syndiqués ? La question reste ouverte. À Radio France, par exemple, les syndicats décident qui a le droit (ou pas) de passer à l’antenne, qui fait partie (ou pas) du fameux « arc républicain ». À l’unisson, du reste, de ces trois cents personnalités (dont Josiane Balasko, Annie Ernaux, Yann Arthus-Bertrand ou encore Corinne Masiero) qui ont signé une tribune, publiée sur le site du Parisien, pour dénoncer l’embauche de Charles Sapin (2 minutes d’antenne…) en osant évoquer – tenez vous bien – les « limites du pluralisme »… On imagine ce qu’il adviendrait du pluralisme si Mélenchon arrivait au pouvoir.
On n’a eu droit qu’à la musique …
Interruption des programmes, disions-nous, et diffusion de musique, histoire de meubler l’antenne. Autrefois, encore, au temps des putschs, pronunciamentos et autres coups d’État – pas en France, bien sûr -, les putschistes, pronunciamentistes et autres insurgés, montés dans des véhicules légers blindés, prenaient le contrôle du palais présidentiel, de la centrale électrique et des bâtiments de la radio et de la télévision d’État. Ipso facto, ils interrompaient les programmes. Éventuellement, un général tout frais du matin, revêtu de lunettes fumées et d’un bel uniforme richement décoré, apparaissait brièvement à l’antenne pour ânonner quelques mots aux mâles accents. On appelle ça un communiqué. Et puis, ensuite, on passait en boucle de la musique. Ce dimanche matin, 13 septembre 2026, en France, sur France Inter, on n’a eu droit qu’à la musique.
Georges Michel pour Boulevard Voltaire.




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