En France, la majorité des Français est favorable à l’interdiction du voile islamique dans l’espace public.
Un peu à contre-courant de cette opinion, j’aimerais pointer les limites de cette interdiction.
Sur un champ de bataille, il est symboliquement important de prendre les étendards de l’ennemi mais tant qu’il restera des soldats et surtout un Etat-major pour les pousser à combattre, la bataille ne sera pas gagnée.
Le voile n’est qu’un étendard de l’islam conquérant mais l’interdire ne fera pas taire les instances islamiques dont l’objectif est de transformer l’Europe en califat.
On n’a pas éradiqué le communisme en confisquant les faucilles et les marteaux, ni le nazisme en interdisant les croix gammées.
En 1793, les révolutionnaires n’ont pas interdit les fleurs de lys mais ont coupé la tête du roi.
Le danger de l’interdiction du voile dans l’espace public, outre les obstacles juridiques à son application, est surtout le risque de victimisation des femmes musulmanes.
Un chroniqueur musulman sur CNews a donné l’exemple de sa mère qui a toujours porté le voile et n’a rien à voir avec l’islam radical. Faut-il vraiment le lui interdire ?
Non la solution, c’est de s’en prendre à l’Etat-major et non pas aux « fantassines » !
C’est la thèse de l’enseignant-chercheuse Florence Bergeaud-Blackler qui dénonce depuis des décennies l’influence mortifère des Frères musulmans.
Le média l’IREF a relayé l’une de ses conférences sur le sujet :
Le frérisme en France – Florence Bergeaud-Blackler
Qu’est-ce que le frérisme ? Doit-on opposer l’islam et l’islamisme ? Est-il réaliste de croire que l’islam puisse s’imposer un jour en France ? À l’occasion de l’université d’été de l’IREF à Aix-en-Provence, nous avons eu le plaisir d’interroger Florence Bergeaud-Blackler, docteur en anthropologie, chargée de recherche au CNRS, directrice du Centre Européen de Recherche et d’Information sur le Frérisme (CERIF), sur ses travaux.




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