Je relaye ici un article de Boulevard Voltaire qui rappelle l’histoire tragique des quatre premières républiques et nous alerte sur le déplorable état de la V ème.
Il y a dans l’air, une odeur délétère de fin de règne !
D’abord à cause de la « bordélisation » que la France Insoumise impose à l’Assemblée nationale et ses déclarations séditieuses comme sa Nouvelle France et sa menace de ne pas respecter une victoire du RN.
Ensuite dans ces blocus violents des lycées, avec ce laxisme et cette soumission – qu’il appelle empathie – qu’impose Macron aux forces de l’ordre.
L’Etat est faible. La Justice est politisée et s’oppose aux pouvoirs régaliens de l’Etat alors que les Français exigent une restauration de l’ordre dans nos rues et devant nos lycées.
Voici donc cet article très documenté de Boulevard Voltaire :
Mais où va donc la Ve République ?
C’est le fruit des deux quinquennats de Macron, mais aussi de quarante ans de politiques erronées ou stupides.
L’Histoire nous enseigne qu’en France, toutes les républiques ont mal fini.
La première république avait, au demeurant, fort mal commencé : dictatoriale, totalitaire et génocidaire, elle s’est ensuite vautrée dans la corruption et la débauche avant d’être occise par le général Bonaparte, bientôt empereur.
La deuxième, éphémère et chaotique, sera étranglée par un autre Bonaparte, le neveu du premier, lors du coup d’État du 2 décembre 1851. Qui lui fut reproché, mais la Ire, la IIe et la IIIe République sont nées, elles aussi, de coups d’État parisiens.
Née de la défaite de 1870, la IIIe République, après avoir conduit la France à une des pires défaites de son Histoire, s’est jetée dans les bras du maréchal Pétain qui s’empressa de lui faire un sort. Rappelons, au passage, que la grande majorité des députés de gauche élus en 1936, lors du Front populaire, votèrent les pleins pouvoirs au gouvernement de Philippe Pétain (90 parlementaires socialistes ont voté pour, 36 contre et 6 se sont abstenus).
La IVe, remise en selle par le général de Gaulle, mais selon des règles constitutionnelles auxquelles il était fermement opposé, tomba immédiatement dans les errements du parlementarisme qui avait conduit la IIIe République à sa perte et à celle de la France. Ce qui devait arriver arriva : la République, quatrième du nom, s’effondra dans la crise algérienne et de Gaulle s’empara du pouvoir dans l’apparence de la légalité et tordit le coup du régime pour fonder la Ve République. Ses successeurs et héritiers prétendus ne cessèrent d’en trahir l’esprit et s’acharnèrent à la dénaturer par des révisions successives. Elle est aujourd’hui à l’agonie et la France semble s’acheminer vers le chaos, voire la guerre civile. Décidément, ce régime porte la poisse.
En regardant froidement la situation de notre pays, force est de constater qu’elle est catastrophique :
– crise financière abyssale qui prive le gouvernement de toute marge de manœuvre,
– foutoir dans les lycées,
– abdication de l’autorité,
– appels à l’insurrection révolutionnaire par LFI qui veut imposer à la France un système néo-marxiste qui a échoué partout dans le sang et les larmes,
– écroulement de notre système d’enseignement,
– effondrement économique,
– délire administratif, spoliation fiscale,
– perte de souveraineté,
– impuissance de l’État régalien,
– dégradation de la place de la France dans le monde,
– fracture civilisationnelle,
– immigration hors de contrôle …
Rien ne semble pouvoir sauver le régime dans le respect des règles constitutionnelles, tant il est usé jusqu’à la corde et tant notre vieille classe politique a démontré son incapacité à appréhender le réel et abdiqué toute idée d’autorité.
Nos politiciens devraient se souvenir que l’Ancien Régime est tombé à cause d’un déficit public non maîtrisé qui se termina par la banqueroute sous le Directoire. Cette crise financière entraîna une cascade de réactions en chaîne qui conduisirent à la Révolution à cause de l’effondrement total de l’autorité. Or, nous assistons aujourd’hui à la déliquescence de l’autorité « républicaine ». Des responsables politiques abdiquent devant des adolescents manipulés dont certaines revendications consistent en un salmigondis incohérent. Si l’exaspération devant l’absence récurrente de professeurs s’entend bien, l’affirmation selon laquelle il y aurait trop de cours est risible. Protester contre la vétusté des locaux est une chose que ne réglera pas le fait de les incendier ou de les saccager.
La réponse politique du pouvoir qui consiste à créer des temps de « discussion démocratique » et à jouer la montre jusqu’aux vacances est pitoyable et l’instrumentalisation révolutionnaire par LFI, qui fait prendre des risques à des lycéens excités et infiltrés par des casseurs et des révolutionnaires professionnels, est proprement scandaleuse. Il est en outre quelque peu surprenant qu’Édouard Geffray annonce soudain que 3.000 professeurs remplaçants allaient rejoindre les établissements les plus tendus « dans les heures qui viennent ». Mais où diable étaient-ils pour qu’il soit possible de les mobiliser ainsi ? Encore un signe de l’absurdité de notre administration.
Cette situation invraisemblable est le signe de l’effondrement du régime. C’est le fruit des deux quinquennats de Macron, mais aussi de quarante ans de politiques erronées ou stupides portées par des majorités élues par les Français. Car si l’on peut, à juste titre, dénoncer la grande médiocrité de la classe politique, il ne faut pas oublier que celle-ci encombre les allées du pouvoir, non à la suite d’un coup d’État, mais parce qu’elle a été portée aux responsabilités par des élections. Les citoyens supportent les conséquences de leurs choix.
L’élection présidentielle réglera-t-elle les problèmes ?
Pour ce faire, encore faudrait-il que les candidats aient une vision, un projet pour la France. Mélenchon en a une : le chaos révolutionnaire qui a toujours été une catastrophe pour les peuples. Il est impossible de discerner le dessein des candidats du système. Seuls les candidats de la droite nationale, et notamment Marine Le Pen, osent encore parler de la France. Pendant ce temps, des abrutis écrivent sur les murs « Mort aux rois » ! Se sont-ils rendu compte qu’ils vivent en république ?
Stéphane Buffetaut pour Boulevard Voltaire.




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