Un récit sur les migrants, forcément un chef d’oeuvre !

Publié par le 26 Sep, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Un récit sur les migrants, forcément un chef d’oeuvre !

Saint-Germain des près et sa communauté d’intellectuels de gauche, petite caste branchée, sont en PLS !

Ils ont porté aux nues, et promis aux plus hautes récompenses littéraires, un livre réalisé presque entièrement par l’Intelligence artificielle !

Mais voila, à leurs yeux noyés dans la bien-pensance, l’ouvrage présentait deux qualités majeures, qui ne pouvaient qu’annoncer un chef d’oeuvre :

  • L’auteur était noir, ou plutôt « racisé » comme ils disent,
  • Le livre racontait l’odyssée d’un migrant !

On retrouve là les mêmes critères de choix que le Centre National du Cinéma (CNC) utilise pour sélectionner les films qu’il financera et que presque personne n’ira voir.

Un sujet en or, le récit de la diversité heureuse !

L’auteur – enfin, parlons plutôt de prompteur en IA – est Thélyson Aurélien et il a reçu le prix de la FNAC pour son livre « C’était ça ou mourir ». Il a été invité sur tous les plateaux de radio et de télévision, sur lesquels on a déroulé le tapis rouge et où on l’a couvert de louanges.

Certains ont même parlé du « nouveau Victor Hugo » !

Evidemment, quand l’affaire est sortie, toute la presse de gauche a crié au racisme car ces critiques n’avaient qu’une motivation : la couleur de peau de l’auteur.

Voici un petit pot pourri de ces louanges entendues sur les plateaux télé :

@nicolasfaure.sunriseFascinés par une histoire en phase avec leur idéologie politique, les critiques littéraires engagés à Gauche se sont ridiculisés. Best of sidérant de quelques unes des sorties les plus folles en marge de la parution du livre « C’était ça ou mourir » de Thélyson Orélien. Vidéo intégrale dispo sur ma chaîne YouTube (lien en bio).♬ son original – nicolasfaure.sunrise

Et voici un tweet qui ne cache pas ces mots pour qualifier cette intelligentsia qui s’est laissée berner :

On compare Thélyson Orélien à Victor Hugo sur les plateaux du service public.

Pas parce qu’on a pesé la phrase, le rythme, la construction, la langue. Parce que le packaging est parfait : Haïti, exil, migrant, premier roman, larmes prêtes à couler, jurys déjà en extase.

On ne lit plus un livre, on inaugure un étendard.

L’œuvre ? Optionnelle. L’individu ? Obligatoire.

C’est la caricature exacte de « l’écrivain racisé » : on ne vous demande pas d’écrire comme Hugo, on vous demande d’être assez symbolique pour qu’on puisse crier Hugo à votre place.

La bobo-sphère s’agite, les micros s’allument, les superlatifs tombent avant même que le lecteur moyen ait ouvert la première page.

Moi je ne l’ai pas lu. Je ne le lirai pas.

Pas par principe, par hygiène : quand un texte arrive déjà couronné par la biographie de l’auteur, ce n’est plus de la littérature, c’est de la liturgie.

On ne discute plus le style, on célèbre le totem, et le totem, ça ne se critique pas, ça s’expose.

Victor Hugo écrivait des cathédrales.

Là, on nous vend une relique identitaire et on s’étonne que certains regardent le socle plutôt que la statue.

C’est affligeant de connerie.

Guillaume Herblot sur X.

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