L’héritage Mitterrand n’en finit pas de ruiner la France

Publié par le 17 Mai, 2026 dans Blog | 0 commentaire

L’héritage Mitterrand n’en finit pas de ruiner la France

Après la victoire de Mitterrand en 1981, Jack Lang, avec sa sobriété de langage légendaire avait déclaré :

« Nous sommes passés de l’ombre à la lumière ! »

Un peu plus tard, dans l’hémicycle, le sectaire député André Laignel avait lancé en direction de la droite :

« Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaire ! »

Ce qui donne une idée de la notion particulière qu’ont les socialistes de la démocratie !

On pourrait pardonner aux socialistes leurs excès de langage mais, ce serait oublier qu’arrivés au pouvoir, ils votent des lois guidés par leur seule idéologie et dont on mesure aujourd’hui les calamiteuses conséquences pour la France.

De leur passage au pouvoir, François Mitterrand et Lionel Jospin, respectivement à l’Elysée et à Matignon, ont laissé deux réformes catastrophiques :

  • La retraite à 60 ans,
  • Les 35 heures.

Pour se limiter à Mitterrand, il ne pouvait ignorer que la démographie caractérisée par la baisse de la natalité allait emmener le régime par répartition dans le mur. Mais il l’a fait voter pour complaire à son électorat et laisser un nouveau totem à à gauche.

Cette réforme fut catastrophique symboliquement car elle fit croire aux Français que le système social français pourrait supporter le report de 5 ans de l’âge de départ en retraite.

Encore aujourd’hui, de nombreux Français refusent de travailler plus longtemps, encouragés démagogiquement par des partis politiques comme le PS, LFI et le RN.

Dans ce cadre, la Grande Bibliothèque laissée par François Mitterrand, et ses graves problèmes de maintenance, fait figure d’emblème symbolique de la faillite du socialisme.

Voici un article de Contrepoints qui rapporte l’état catastrophique de ce bâtiment dont certains se demandent même s’il ne va pas falloir le détruire :

Grands travaux mitterrandiens :
tout s’écroule, même et surtout la BNF

François Mittterrand brocardait « l’héritage » de Giscard, mais les conséquences délétères de ses deux septennats continuent à se faire sentir.

François Mitterrand aura à peu près tout raté en tant que chef de l’État. Mais ce qui est longtemps passé inaperçu, ou peu s’en faut, ce sont les incidences des « grands travaux » qu’il a cru devoir mener en héritier mégalomane des monarques absolus, avec l’aide de son ministre de la Culture, l’inénarrable Jack Lang.

Ces dernières années, la presse a mis en exergue les coûts d’entretien et de réparation des colonnes de Buren, de l’Arche de la Défense ou de la Pyramide du Louvre, entre autres. Le Parisien (« La Bibliothèque Mitterrand risque de fermer les portes ») s’est intéressé à la Bibliothèque François Mitterrand (BNF), après que Le Canard enchaîné eut soulevé le lièvre.

En effet, le dernier schéma pluriannuel de stratégie immobilière de la BNF s’alarme de l’état de dégradation de l’énorme bâtiment de 365.000 m2 dans le XIIIe arrondissement de Paris : fuites répétées ; installations de chauffage, de ventilation et d’électricité vétustes ; non-conformité aux normes des personnes à mobilité réduite. En cause un « retard d’investissement historique, aggravé par l’absence de rénovation majeure depuis l’ouverture du site en 1995 ». Le dernier schéma fait état de 55 % d’équipements « en état critique ». Les usagers et les inévitables syndicalistes CGT pointent du doigt l’absence de fonctionnement des ascenseurs extérieurs ; celle des lampes, ce qui oblige certains lecteurs à venir avec « leurs propres lampes frontales » ; ou encore la coupure du chauffage en hiver dernier par mesure d’économie, ce qui a obligé les lecteurs à venir en doudoune et l’administration à distribuer des polaires au personnel (Franceinfo, 7 mai 2026) !. Mais pour le directeur général de l’établissement, tout va très bien, Madame la marquise : « un bâtiment bien conçu qui vieillit bien » !

Rappelons que la dotation annuelle du ministère de la Culture pour la BNF s’établit à la bagatelle de 240 millions d’euros et que le directeur général de la BNF en affecte seulement 6 à 7 à l’entretien. Petit problème : le schéma pluriannuel évalue les frais de rénovation sur 25 ans à… plus de 500 millions d’euros ! Oui, vous avez bien lu : un demi-milliard d’euros ! Un rapport sénatorial sur l’immobilier de la BNF devrait prochainement être rédigé et publié.

Dès lors, que faire, comme aurait dit le camarade Lénine ? Peut-être faudrait-il laisser la BNF se dégrader plus encore avant qu’elle ne s’écroule et sanctifier le lieu en cimetière du socialisme français ?

Jean-Philippe Feldman pour Contrepoints.

Note : l’illustration présentée en médaillon en début d’article a été réalisée par l’IA ChatGPT.

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