Libéralisme est-il toujours un gros mot en France ?

Publié par le 16 Mai, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Libéralisme est-il toujours un gros mot en France ?

Depuis décennies, le mot libéralisme a mauvaise presse !

C’est même un mot tabou ! La droite, depuis longtemps soumise aux diktats de la gauche, l’a rayé de son vocabulaire alors qu’il est dans son ADN.

Quand la gauche pense « collectif » la droite pense « individu » et donc liberté individuelle, essence même, dans le domaine économique, du libéralisme.

La grande escroquerie sémantique de la gauche est de faire croire à beaucoup de Français qu’ils sont les victimes d’un supposé – et totalement fantasmé – ultralibéralisme ! Et la droite ose à peine la contredire !

Pourtant les chiffres sont là, implacables, et classent la France parmi les pays sous économie socialiste. Quand l’Etat confisque aux Français plus de 45 % de la richesse produite, qui peut oser parler d’ultralibéralisme et même de libéralisme tout court ?

Gorbatchev alla même jusqu’à déclarer que la France était le seul pays communiste qui avait réussi ! Réussi … réussi … Il faut le dire vite !

C’est bien connu, les Français sont nuls en économie et l’Education nationale ne fait rien pour les faire progresser. Elle a même tendance à délivrer un enseignement plutôt marxiste en glorifiant l’intervention de l’Etat en économie pour éviter la spoliation des travailleurs par un capitalisme sans foi ni loi ! Bla bla … Bla bla bla …

Mais la situation semble évoluer dans le bon sens !

Les Français – ceux qui travaillent du moins – excédés par la pression folle des impôts semblent se réveiller et commencent à écouter ceux qui parlent de libéralisme comme par exemple David Lisnard dont il faut saluer le courage politique.

Voici un article du Club de Valeurs actuelles qui salue cette évolution inespérée :

De Renaissance au Rassemblement national,
vers une union des droites … libérales ?

Sous-marins ou figures de proue chez Les Républicains, à Renaissance, à Horizons, au Rassemblement national, à l’Union des droites pour la République, à Reconquête! et à Nouvelle Énergie, plusieurs personnalités tentent d’imposer le libéralisme dans le débat politique pour infuser dans l’opinion publique.

De gauche à droite : François Durvye (RN), Jonas Haddad (LR), Guillaume Kasbarian (EPR).

Le soleil du lundi 13 avril s’est couché, faisant tomber la “Nuit de la liberté” sur le Théâtre Hébertot. « La Nuit libérale à ne pas manquer ! », s’exclame-t-on depuis le boulevard des Batignolles, avant de pénétrer dans l’établissement. Au pot de fin de soirée, les spectateurs les moins pressés peuvent retrouver des noms qu’ils commencent à connaître : David Lisnard, Guillaume Kasbarian, Sarah Knafo, Jonas Haddad. Petit monde qui semble ne plus se quitter.

Le surlendemain, au Cercle de l’Union interalliée – l’un des clubs privés les plus prestigieux du pays –, le think tank Ambition France réunit quatre représentants de partis politiques : François Durvye pour le Rassemblement national (RN), Gérault Verny pour l’Union des droites pour la République (UDR), Sarah Knafo pour Reconquête! et Jonas Haddad pour Les Républicains (LR).

On pensait que 2027 marquerait le retour du clivage droite-gauche, mais ce sera celui de l’opposition entre collectivistes et entrepreneuriaux,

se réjouit l’un d’eux, un verre à la main. Comme un parfum d’union des droites … autour du libéralisme.

Deux intuitions nouvelles ébranlent ce milieu très confidentiel dans l’Hexagone : les Français sont prêts pour la thérapie de choc, et le pôle libéral, autrefois rébarbatif, est devenu un créneau attrayant sur le plan politique. «

Il commence à y avoir des débats de ligne, y compris chez nous,

témoigne un cadre des Républicains. En réunion de parti, il n’est plus rare de voir s’affronter Jonas Haddad, libéral revendiqué, et Julien Aubert, défenseur d’une ligne plus souverainiste.

 Jonas Haddad analyse :

Il y a un momentum sur les idées des libertés économiques car on a touché le fond de la piscine !

Son objectif ? Inverser la rhétorique de la gauche, qui oublie dans sa sacro-sainte “redistribution” le sort des travailleurs, même ouvriers.

La justice sociale, c’est rendre à ceux qui bossent le fruit de leur travail !

s’exclame-t-il, en cours de rédaction d’un ouvrage sur le matraquage fiscal des actifs, inspiré du mouvement citoyen en ligne “Nicolas qui paie”.

50 nuances de libéraux

Fin 2025, à l’occasion de l’avant-première de son documentaire sur l’Argentin Javier Milei – grande inspiration des libéraux à travers le monde –, Jonas Haddad tient dans un cinéma de Passy un débat avec Kasbarian.

À la fin, la salle se demandait quelles étaient nos différences !

s’amuse l’organisateur. Preuve qu’on peut tirer un trait d’union entre les partis, à condition de parler de fond. La droite n’en est pas à sa première tentative d’alchimie. Nicolas Sarkozy, puis François Fillon avaient déjà su, en leur temps, reconnecter les libéraux et les identitaires, les régaliens et les conservateurs sous une même bannière. Avec des fortunes diverses.

​Le prétexte libéral sera-t-il la pierre angulaire de l’union des droites ? « Pas aujourd’hui, tranche Haddad. La fracture idéologique se fera sur le sociétal. » Le libéralisme conservateur, type Retailleau, se marie mal avec le libéralisme progressiste, ces “liberals” à l’anglo-saxonne, incarnés en France par Gabriel Attal. Sur ce point, Guillaume Kasbarian est catégorique :

Je ne suis pas seulement libéral sur le plan économique mais aussi sur le social et le sociétal.

L’ancien ministre a en effet voté la constitutionnalisation de l’IVG, la PMA pour toutes, l’euthanasie … Pas de quoi emballer Les Républicains donc … qui jurent, comme Jonas Haddad, que le libéralisme “entrepreneurial” n’a pas vocation à se muer en “loi de la jungle”, qui ne profiterait qu’aux gros en écrasant les petits :

Je ne défends pas le libéralisme des grandes structures mais celui de la boutique du coin de la rue.

​À en croire ses prophètes, tout le monde, du centre à la “droite de la droite”, finira par devenir libéral. « Après, il faut passer de l’idée à la réalité , soupire un proche de Kasbarian.

On les connaît, ceux qui parlent de tronçonneuse et qui refusent de voter les amendements limitant les retraites géantes !

Troublant discours venant de la Macronie ! Il faut croire que, de la configuration bâtarde d’En marche ! en 2017, ont jailli quelques profils libéraux revendiqués.

​“Nous ne sommes pas des clones”

​À peine a-t-il mis le pied dans la salle des Quatre-Colonnes que les journalistes se ruent sur lui. Éphémère ministre de Gabriel Attal et de Michel Barnier, Guillaume Kasbarian sourit sous sa moustache cirée. Quelques heures auparavant, il lâchait à l’antenne de Sud Radio, dans un élan de spontanéité calculée : « La gauche et les syndicats tiennent le gouvernement par les c … (sic) ! » Le fondateur du jeune Parti de la liberté ne pouvait pas rêver meilleur lancement.

​Comme un symbole, à quelques pas de lui, la Macronie tente de sauver son texte et ses ZFE. Suivant la mode qui est à la condamnation des retraites géantes des boomers, Kasbarian a décidé, à l’instar du maire de Cannes David Lisnard, de s’autonomiser de son parti pour défendre ses idées. « On a reçu en 48 heures des milliers d’euros de dons », souffle son entourage qui prévoit déjà de nombreux ralliements. Chez les soutiens du député à moustache, on espère constituer un “pool libéral” au sein de l’Assemblée nationale.

​Il faut dire que la concurrence est rude. Comment espère-t-il émerger ? « En libéral, je ne crois pas au monopole », évacue-t-il. Souvent esseulé dans son groupe tétanisé à la seule idée de s’aliéner le vote des retraités, le député d’Eure-et-Loir assure toutefois avoir enregistré l’adhésion d’une dizaine d’anciens députés Ensemble pour la République, dont Stéphane Vojetta. D’après nos informations, trois députés Renaissance ont eux aussi adhéré à ce Parti de la liberté.

Faut-il en déduire que Renaissance se vide ? « La seule chose que ce parti a réussi à vendre, c’est le bouquin d’Attal », s’esclaffe-ton dans le bloc central. De son côté, Guillaume Kasbarian assure ne pas avoir quitté pour autant le parti présidentiel. « Nous accueillons des militants LR, Renaissance, Nouvelle Énergie … qui peuvent cumuler plusieurs adhésions », affirme-t-il.

​Reconquête!, dirigé par un ex-chevènementiste nommé Zemmour, s’est vite converti au courant. Guillaume Kasbarian, Éric Ciotti, Sarah Knafo … du pareil au même ? L’entourage de cette dernière freine quelques ardeurs :

Nous partageons évidemment un tropisme libéral mais nous ne sommes pas des clones.

Quid du Rassemblement national ?

Les plus emmerdés, c’est eux. Ils ne savent pas sur quel pied danser !

s’amuse un LR. Plusieurs indices laissent entrevoir la “libéralisation” douce du parti. D’abord, l’étatisme de Marine Le Pen nuancé depuis plusieurs mois par la patte de Jordan Bardella, dans un tandem presque contradictoire sur le plan économique. Ensuite, l’alliance avec Éric Ciotti, en juin 2024, qui a montré que le libéralisme était permis dans la maison Le Pen à condition qu’il serve d’appui parlementaire.

Enfin, l’arrivée récente de François Durvye, ex-gestionnaire financier auprès de Pierre-Édouard Stérin et conseiller spécial de Jordan Bardella, chargé d’ouvrir les portes du monde de la finance. Mais difficile de se positionner quand on refuse, par électoralisme, de défendre les actifs en s’attaquant aux privilèges des retraités, part de marché convoitée dès que survient une élection.

Marc Eynaud, Victor Eyraud pour le Club de Valeurs actuelles.

Merci de tweeter cet article :





 

 

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *