La campagne présidentielle est lancée et l’un des premiers thèmes lancé par la Macronie et repris par la presse fut les ingérences étrangères, comprenez les ingérences russes !
Car l’irruption d’Ursula von der Leyen – voir image ci-contre – au premier grand débat de la présidentielle organisé par le Medef n’a choqué personne !
Il y a d’autres ingérences qui ne semblent pas du tout gêner le pouvoir macronien, ce sont celles qui viennent de l’autre côté de la Méditerranée ! Le recteur de la Grande Mosquée de Paris se permet de réprouver les banquets du Canon français sous prétexte qu’ils servent du porc mais là encore le pouvoir et ses médias regardent ailleurs ! Logique, puisqu’ils réprouvent aussi ces manifestations beaucoup trop franco-françaises !
Et voila que l’Arabie saoudite vient investir en France pour des parcs d’attraction … A l’image de Macron, tout le monde trouve ça formidable, à l’exception d’Ivan Rioufol dans un article de Causeur qui pourfend cette ingérence qui ne dit pas son nom :
Ces ingérences islamiques qui enchantent le régime agonisant
Avec ses trois parcs d’attractions saoudiens, dont un consacré à Dragon Ball Z, la France macronienne semble avoir trouvé sa nouvelle politique culturelle : du soft power étranger, du divertissement et des emplois. Mais les Français attendent-ils vraiment qu’on transforme leur pays en parc d’attractions ?
L’ingérence islamique en France, forte de ses pétrodollars, est un commerce avalisé benoîtement par le régime. Seule l’ingérence russe, dont la presse parle sans l’avoir encore montrée, est dénoncée par Emmanuel Macron, tout à son obsession de vaincre Vladimir Poutine dans sa guerre intestine en Ukraine. Lundi, l’Élysée enthousiaste a qualifié de « colossal » le projet signé entre le chef de l’État et le prince saoudien Mohammed Ben Salmane, tous deux présentés comme amateurs de mangas. L’accord porte sur la construction de trois parcs d’attractions à Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) inspirés notamment de l’univers de Dragon Ball Z.
L’investissement saoudien serait de 6 milliards d’euros. 22 000 emplois devraient y voir le jour. La Qiddiya Investment Company, à la tête de l’entreprise, a expliqué que ce chantier permettra « de renforcer la présence du modèle saoudien ». Cette infiltration souriante de l’Arabie, par le biais du « soft power », s’ajoute notamment à celle du Qatar, propriétaire entre autres du PSG. Ces influences arabo-musulmanes viennent compléter les subversions plus agressives menées par l’Algérie, l’Iran, les Frères musulmans et d’autres réseaux djihadistes qui ont pour cible la déstabilisation de la nation, voire sa soumission à l’idéologie coranique. Le scandale est bien sûr d’observer la France officielle applaudir à sa lente colonisation, en répondant si médiocrement aux attentes populaires par « du pain et des jeux ». Or les Français ne se réduisent pas à des consommateurs de loisirs mondialisés et interchangeables. Ils sont d’abord en attente d’ambitions plus valorisantes.
Du pain, des jeux et des pétrodollars
L’univers déculturé et consumériste que promeut fièrement le gouvernement répond sans doute à une nouvelle clientèle postnationale, rendue indifférente aux traditions françaises et à ses exigences. Il n’en reste pas moins que la politique macronienne se montre incapable de comprendre les subtiles aspirations existentielles de la France oubliée. Celle-ci ne réclame pas seulement des investissements et des emplois. Elle attend des considérations plus immatérielles, détachées des rentabilités et des bilans comptables. Dans Émile (1762), Jean-Jacques Rousseau pressent 1789 et l’effondrement de la monarchie, quand il écrit : « Nous approchons de l’état de crise et du siècle des révolutions ». Cette fois, la révolution conservatrice, en gestation depuis des décennies dans la France silencieuse des périphéries et de la ruralité, est sur le point d’aboutir en 2027.
L’extrême centre, gardien d’une oligarchie qui tourne en rond, n’arrive plus à produire d’idées novatrices ni même de nouveaux leaders. De telles annonces indigentes, venues d’une élite persuadée de faire le bonheur des Français en transformant leur pays en grand parc d’attractions planétaire, ne peuvent qu’alimenter l’exaspération d’une opinion attachée à la protection et à la valorisation de sa culture, de son passé, de son patrimoine. Le succès du Puy du Fou en est une démonstration. La fabrique des accusations d’ingérences russes va s’emballer ces prochains mois. C’est sur ce prétexte que les élections présidentielles roumaines avaient été annulées en 2024. Mais le silence du pouvoir sur les vraies ingérences étrangères, liées parfois au terrorisme islamiste, donne la mesure de la dangerosité d’un régime agonisant.
Ivan Rioufol pour Causeur.




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