A Nîmes, la gauche passe de la laïcité à « l’Allahicité ! »

Publié par le 7 Juil, 2026 dans Blog | 0 commentaire

A Nîmes, la gauche passe de la laïcité à « l’Allahicité ! »

La laïcité que nous connaissons aujourd’hui découle de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Cette loi, qui avait pour objectif exclusif de réduire l’influence de l’Eglise catholique, avait vocation, dans une République, à s’appliquer à toutes les religions.

Mais, un siècle plus tard, la gauche semble toujours ne vouloir appliquer la laïcité qu’à la seule religion catholique !

Les exemples fourmillent, dans la position des partis politiques ou dans les décisions des municipalités de gauche, qui montrent que le contrôle pointilleux de la laïcité des catholiques n’a d’égal que la permissivité observée vis-à-vis des musulmans.

On veut démonter les statues de la Vierge ou les crèches mais on tolère les prières de rue et on encourage le port du voile islamique.

On vient d’en avoir un exemple typique à Nîmes où la ville a basculé à gauche aux dernières municipales et où la municipalité trouve normal de supprimer le traditionnel apéritif qui suivait la Messe de la Feria, de supprimer une messe en l’honneur de Jeanne d’Arc, mais, en même temps, de prêter trois stades municipaux pour la prière des musulmans, à l’occasion de l’Aïd !

C’est ce que rapporte cet article de Boulevard Voltaire :

Nîmes : le RN dénonce une laïcité à
double vitesse de la mairie communiste

Depuis le mois de mars, le groupe RN-UDR ne laisse rien passer à la nouvelle majorité municipale nîmoise de gauche, qui, pendant le dernier conseil municipal du samedi 4 juillet, s’est vu épinglée par Julien Sanchez. L’eurodéputé RN et élu d’opposition à Nîmes, dénonce une laïcité à géométrie variable car, comme il l’écrit-il sur X :

la mairie de Nîmes supprime l’apéritif après la Messe de la Feria « au nom de la laïcité » et demande même au culte catholique de ne plus faire de messe pour l’hommage à Jeanne d’Arc, mais file trois stades au culte musulman pour y prier.

Un apéro trop catho

Il faut dire que la question de la laïcité est, à Nîmes, récurrente. Déjà, rapporte Le Réveil du Midi, lors du conseil municipal en juin dernier :

la séance s’[était] conclue dans un climat marqué par de vifs échanges sur la laïcité, point qui a cristallisé les dernières tensions du conseil.

Il faut dire que pour les Nîmois, les changements sont déjà palpables après le passage de la mairie à gauche en mars dernier. Comme l’avait dénoncé alors Titouan Tihomas, membre du groupe RN, fini l’apéritif organisé par la mairie à la sortie de la messe dominicale des Ferias de Pentecôte :

pour la première fois depuis plus de vingt-cinq ans, ce moment de convivialité n’a pas été organisé [alors que] cette habitude avait traversé toutes les alternances politiques sans jamais être remise en cause

avait dénoncé le jeune élu. D’autant que, présentée dans le programme des Férias comme « Messe folklorique en présence de groupes d’Arts & Traditions – [à la] Cathédrale Notre Dame-Et-Saint-Castor », il était difficile de n’y voir qu’une manifestation confessionnelle…

Titouan Thomas avait donc interpellé le maire : question de budget ou choix politique ? C’est que, arguait-il :

on nous parle souvent d’inclusion, de diversité et de respect de toutes les sensibilités […] mais lorsque près de 700 catholiques se réunissent autour d’une évènement traditionnel de notre ville, ils sont en droit de se demander pourquoi le seul changement notable apporté cette année a été la suppression du moment de convivialité qui suivait la cérémonie.

Nicolas Cadène, élu de la majorité, avait rétorqué alors qu’il ne s’agissait « ni d’un caprice, ni d’une hostilité », que c’était « simplement le respect de la loi », et avait invoqué l’article 2 de la loi de 1905. Il expliquait que « l’apéritif était organisé et financé par la ville dans le prolongement direct d’une messe », en faisant donc une « dépense publique rattachée à une cérémonie religieuse ».

Et une Jeanne d’Arc … trop catho aussi

Mais ce n’était pas la seule rupture voulue par la récente mairie communiste, puisque le même Nicolas Cadène, vice-président de Nîmes Métropole et manifestement référent laïcité de la mairie communiste, est aussi celui qui prenait la défense de la mairie communiste accusée par Julien Sanchez de ne pas avoir participé à la cérémonie d’hommage à Jeanne d’Arc du 10 mai dernier.

Honte à la municipalité communiste de #Nîmes qui pour la première fois depuis l’Occupation n’a pas organisé la cérémonie nationale en hommage à Jeanne d’Arc,

 écrivait ainsi Julien Sanchez sur les réseaux sociaux.

Nicolas Cadène avait défendu la position de la mairie : «

La ville ne Nîmes n’a absolument pas renoncé à honorer Jeanne d’Arc, elle a simplement refusé de cautionner un format précis et ce format seulement qui articule précisément une messe et une cérémonie publique […] avec prise en charge logistique des services municipaux et avec une organisation entièrement déléguée à une seule association privée qui d’ailleurs assumait un positionnement confessionnel. C’était donc là encore une question de principe public.

Mais l’Aïd , ça passe

La municipalité communiste refuserait-elle tout lien quel qu’il soit avec une religion ou un culte en particulier ? Après tout, c’est vrai, « la religion est l’opium du peuple » disait Marx… et pourtant, dénonce le RN au conseil municipal, toutes les religions ne semblent pas loger à la même enseigne et Julien Sanchez y voit un « parti pris » de la mairie et une incohérence :

tout ce qui est l’identité de la France et culture française c’est non et tout ce qui est immigration est culture d’importation c’est oui.

Dans une séquence publiée sur X, l’élu d’opposition explique ainsi :

On a eu tout un couplet la dernière fois pour nous dire qu’un apéritif après une messe c’était un scandale, pour nous dire qu’une messe après une cérémonie de Jeanne d’Arc c’était un scandale […] mais nous avons dans le même temps trois décisions de gestion par lesquelles vous mettez à disposition du culte musulman des stades de la ville pour faire des prières.

Alors, si le même Nicolas Cadène explique que la ville de Nîmes « a simplement appliqué la loi » en ce qui concerne la fête de l’Aïd « pour éviter tout débordement », dans « l’intérêt général et pour la sécurité de toutes et tous», difficile tout de même de ne pas y voir de deux poids, deux mesures.

Victoire Riquetti pour Boulevard Voltaire.

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