Et ben mon Collomb !

Publié par le 10 Oct, 2018 dans Blog | 2 commentaires

Et ben mon Collomb !

Gérard Collomb : une erreur de casting ?

C’est la question qui se pose à tous après sa démission pour le moins chaotique de son poste de ministre de l’intérieur.

Je tiens d’abord à préciser que Gérard Collomb était l’un des rares socialistes pour lequel j’avais de la considération. Son indépendance d’esprit lui avait d’ailleurs valu d’avoir été marginalisé au sein du PS et de n’avoir jamais été ministre dans les gouvernements de Normal 1 er.

S’il y a eu erreur de casting dans le cas du « nouveau ex-maire de Lyon », la faute en incombe entièrement à Emmanuel Macron qui l’a choisi uniquement parce qu’il avait été l’un de ses premiers soutiens, sa meilleure prise de guerre au PS, et pas pour ses compétences pour le poste si sensible de locataire de la place Beauvau.

Car la « sortie » de Gérard Collomb est atypique et fait penser à un énorme malaise au sein de l’exécutif. Que le premier soutien de Jupiter, le traite avec autant de désinvolture, montre un désaccord patent à la tête de l’exécutif.

L’ex ministre a en effet déclaré lors de la passation de pouvoir avec le premier ministre :

Monsieur le Premier Ministre, si j’ai un message à faire passer … Je suis allé dans tous ces quartiers, les quartiers nord de Marseille, au Mirail à Toulouse, à la périphérie parisienne, Corbeil, Aulnay, Sevran. C’est que la situation est très dégradée.
Et le terme de reconquête républicaine prend dans ces quartiers tout son sens. Parce que, oui, aujourd’hui, c’est plutôt la loi du plus fort qui s’impose, des narcotrafiquants, des islamistes radicaux, qui a pris la place de la République. Alors, il faut à nouveau assurer la sécurité dans ces quartiers. Mais je crois qu’il faut fondamentalement les changer. Quand les quartiers se paupérisent, se ghettoïsent, il ne peut y avoir que des difficultés. Et donc, nous avons souvent parlé avec monsieur le préfet d’Île-de-France, je crois vraiment que dans la périphérie parisienne, on ne peut plus continuer à travailler communes par communes. Il faut une vision d’ensemble pour recréer de la mixité sociale.

Parce que, aujourd’hui, on vit côte à côte et je le dis toujours, moi, je crains que demain, on vive face à face.

Et donc, nous sommes en face de problèmes immenses.

Une déclaration hallucinante que l’on peut interpréter soit comme un constat d’échec personnel soit, plus probablement, comme une preuve de désaccord total sur la politique de sécurité et d’immigration.

Voici le texte que m’a transmis un habitué de ce blog, Stéphane B.

De ce message, je retiens deux éléments. L’Intérieur est impuissant à réguler pour ne pas dire empêcher la montée en puissance de l’islamisme (cf à ce sujet les différentes enquêtes sur la montée en puissance du salafisme) ET le fait que Collomb voit s’entrouvrir la perspective d’une guerre civile. Pourtant, le Collomb (pas celui propre à chacun) est soi-disant un mec de gauche, un socialiste, chancre du vivre ensemblesque. Aussi, je ne suis pas d’accord avec vous quand vous écrivez ici (http://www.a-droite-fierement.fr/qui-pour-mettre-au-pas-la-justice/) « La démission de Gérard Collomb aurait-elle un rapport avec ce découragement de la police dont le travail est quotidiennement ruiné par certains magistrats ? On peut le penser ! »

Il faut plutôt comprendre, à la lecture de sa déclaration, que le sinistre a peur de voir son nom associé à cette impuissance policière, mais surtout que cette peur de l’islamisation de la France ainsi que le risque de plus en plus accru d’un affrontement direct entre forces de l’ordre et islamistes sur le territoire font que le nom Collomb doive absolument disparaître pour rester vierge.

Mais ce sinistre n’est pas le seul, parmi les hommes politiques à mettre en avant ce danger, de l’avoir accepté et de se taire. Sur le Point, Zemmour parle de Chevènement, homme de gauche parmi d’autres, qui se fait insulter quand il parle des dérives actuelles de l’islam en France : « Quand Jean-Pierre Chevènement (président de la Fondation des œuvres de l’islam de France, NDLR) appelle l’islam à plus de discrétion, il se fait insulter ».
Un autre passage intéressant des réponses données au Point supra est celui sur la Saint Barthélémy. Comme Zemmour, je partage le fait qu’il faut remettre ce massacre dans le contexte de l’époque avant de juger mais je n’avais pas vu ledit massacre de son point de vue qui est pourtant réaliste. Avant ce massacre, l’église catholique est en perte de pouvoirs à cause du protestantisme. Or le pouvoir royal trouve son origine sur le droit divin issu du catholicisme. Dès lors, un conflit se crée et le protestantisme met en danger la royauté. Cela fut aussi le cas en Angleterre ou des têtes royales furent coupées des années plus tard. En outre, ce protestantisme, comme toute nouvelle religion cherchant à s’implanter, est fondamentaliste. Elle ne tolère rien sinon elle ouvrirait des brèches qui lui nuiraient. « Quand je cite Montaigne – qui n’est pas le chef de la ligue des catholiques ! – expliquant qu’il fallait faire la Saint-Barthélemy, cela ne vous questionne pas ? J’ai découvert que Catherine de Médicis n’était pas cette va-t-en-guerre que l’on présente à chaque fois. Qu’elle n’était pas hostile aux protestants. J’essaie donc de comprendre pourquoi elle en arrive à ce massacre. Et je m’aperçois qu’il y avait à l’époque un fondamentalisme protestant qui exaspérait le bon peuple. »

Or j’estime, et je souhaite me tromper, que nous sommes aujourd’hui dans une phase similaire avec l’islam à une différence près toutefois. Ses branches, ses courants sont soutenus grâce à de riches donateurs qui ne cherchent qu’à étendre leur influence chez nous. Voir en ce sens la pseudo condamnation de Baby loup pour avoir licencié une employé voilée et la composition du conseil des droits de l’homme de l’onu (je l’estime tellement que j’estime que mettre des majuscules lui donneraient trop d’importance), mais aussi et surtout cette analyse juridique parue dans le blog Libertés chéries. C’est pourquoi si effectivement des confrontations armées s’engagent comme le pressent le collomb, alors nous serons dans un phénomène de balkanisation et ce n’est pas gagné pour trouver de l’aide, même du coté US.

De toutes manières, la situation ne pourra pas rester en l’état, car la nature a horreur du vide et de l‘immobilisme. Je souhaite bien du courage au futur ministre de l’intérieur (peut-être Jean Castex : comme le dit la Dépêche) pour sa procrastination, car rien ne sera fait dans le bon sens, et sa scotomisation, car ce qui devrait être fait sera vite oublié.

Stephane B.

Je partage l’analyse de Stéphane et je pressens des élections européennes qui vont être exclusivement centrées sur la lutte contre l’invasion migratoire. En attendant, des jours sombres se profilent dans ces quartiers en révolte contre la République.

Une note confidentielle des Renseignements alerte sur des dérives rigoristes islamiques à l’école primaire. Ainsi certaines élèves refuseraient de dessiner des représentations humaines ou se boucheraient les oreilles lorsque de la musique est diffusée, conformément à une prescription salafiste. Certains petits garçons refuseraient également de donner la main aux filles. La radicalisation des idées irait jusqu’à dépasser les interdits salafistes : des élèves ont par exemple refusé d’entrer dans une classe dont les meubles étaient peints en rouge, ayant considéré que cette couleur était haram, alors que rien ne le stipule dans le Coran.

Que va devenir cette génération déjà marquée par l’islam radical quand elle atteindra sa majorité ? On doit constater qu’à chaque génération le problème s’aggrave …

Et ne comptons pas sur Emmanuel Macron et le béni oui oui qu’il va nommer place Beauvau pour faire bouger les choses …






2 Réponses à “Et ben mon Collomb !”

  1. Gérard Collomb ne laissera pas un souvenir impérissable de son bref passage au ministère de l’Intérieur,bien qu’il ait soigné sa sortie.
    Mais venant après la nullité de son prédécesseur,Monsieur Cazeneuve,il aurait pu faire difficilement pire…

    Après Monsieur Collomb,prophétisant la guerre civile entre communautés,à plus ou moins brève échéance,voilà qu’un ancien président Valéry Giscard d’Estaing regrette à son tour,40 ans après,d’avoir encouragé le regroupement familial et que si c’était à refaire,il ne le referait pas…

    Alors, on se met à repenser,à la lumière de ces mea culpa tardifs et impuissants, à la fameuse phrase de Bossuet: « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ».

  2. Jacques BOUTEILLER dit:

    Macron avait peur du cancer du Collomb
    Ouf le voila en rémission

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