Et si on parlait de la Russie … et de Poutine !

Publié par le 22 Nov, 2019 dans Blog | 4 commentaires

Et si on parlait de la Russie … et de Poutine !

Les médias français ont deux bêtes noires :

Donald Trump et Vladimir Poutine.

Le premier incarne à leurs yeux le populisme le plus vulgaire, le second, la dictature la plus brutale !

De ces deux personnages, la presse française ne retient que les côtés négatifs qu’elle juge au travers de ses lunettes déformantes, aux verres taillés suivant les concepts du politiquement correct.

Voila bien, illustrée ainsi, l’arrogance des médias français, qui jugent tout à l’aune de leur petit monde progressiste étriqué sans tenir compte des contextes historique, géopolitique et culturel des autres pays.

Que l’économie américaine soit florissante et que son président ose se mettre en travers de l’ambition démesurée de la Chine, n’est pas considéré !

Que Vladimir Poutine soit le seul défenseur de la civilisation occidentale et peut-être le dernier rempart contre l’islamisation, à terme, du continent européen est dénoncé au lieu d’être salué !

La semaine dernière, Valeurs actuelles publiait un dossier complet réalisé par le magazine Le spectacle du monde et consacré à la Russie. Je vous propose aujourd’hui le premier article de ce dossier très intéressant. En fin d’article, vous trouverez des liens vers les autres articles du dossier.

L’aigle était un phénix.

La silhouette est encore hésitante, mais la décision est déjà prise. Vladimir Poutine ira jusqu’au bout. Sans doute une histoire archaïque, personnelle, de parole donnée. Un souvenir de sa famille décimée par le siège nazi de Leningrad. Vivre pour ceux qui n’ont pas vécu. Sélectionné comme pâle fonctionnaire, en 1999, par ceux qui  avaient mis la Russie en coupe réglée, le nouveau président prendra les choses en main et se retournera contre ceux-là mêmes qui l’avaient créé.

Vingt ans plus tard, son pays est métamorphosé. Du chaos dont il avait hérité, il n’a pas fait renaître un nouvel empire, c’était impossible et peu souhaitable.

Il a fait mieux. Il a permis à l’âme russe de retrouver son expression, à l’Aigle bicéphale de faire le phénix.

Si la société russe n’est pas plus exemplaire qu’une autre et continue de panser les plaies du siècle passé, la dynamique qui la traverse fondamentalement est celle des valeurs constitutives de la « Russie de toujours », fort semblables à celles de la « France de toujours ».

La famille, la religion, la patrie, qui sont devenues de ce côté de l’Europe des cibles, sont là-bas structurantes de la société qui, tout en étant plurielle, ne cède rien au communautarisme.

Vingt ans plus tard, Moscou est de retour sur la scène internationale. La diplomatie russe protège les chrétiens au Levant et parle avec tous les grands acteurs internationaux grâce à sa cohérence.

Pourtant, l’économie reste le point faible. Assainie, elle doit encore parvenir à se diversifier. Le chemin à parcourir reste considérable et le successeur de Vladimir Poutine aura, face à l’histoire, la lourde tâche de relever ce défi.

C’est libres de tout a priori que nous avons donné ici la parole à des experts du monde russe pour élargir, chacun dans son style, notre connaissance de cette nation-civilisation, à la fois familière et lointaine, qui ne cessera de compter dans les années à venir et qui reste pour la France l’« alliance de revers » cultivée par le général de Gaulle et comprise cet été par le président Macron.

Antoine Colonna pour Le spectacle du monde et Valeurs actuelles.

Je publierai bientôt d’autres articles du dossier de Spectacle du monde. Mais pour les passionnés de la Russie, voici des liens vers tous ces articles :

Merci de tweeter cet article :





4 Réponses à “Et si on parlait de la Russie … et de Poutine !”

  1. Les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts disait de Gaulle. Je crois qu’il est de notre intérêt de parler avec Poutine. Après tout, nous avons bien parlé, puis fait une alliance avec le Tsar Alexandre III qui n’était pas précisément un démocrate. Mais c’était l’époque où la France avait une vraie diplomatie qui n’était pas soumise comme aujourd’hui à des dogmes stupides qui contreviennent à ses intérêts.

    • Ces dogmes sont voulu, pour faire en sorte qu’au bout d’un certain temps que le chaos paraisse etre né d’un certain hasard et non né d’une volonté commune, notamment de la franc maconnerie, pour la destruction de nos pays…

      La franc maconnerie veut le mondialisme…

  2. On ne dira pas que Poutine est un démocrate ; que la Russie est une démocratie- même illibérale, mais bon Dieu! que cela nous ferait du bien d’avoir un dirigeant qui aime son pays au lieu d’un petit eunuque laqué et talqué par sa Brigitte.

  3. Avant Poutine :

    La théorie du genre, c’est comme Lyssenko au temps de Staline…
    https://ripostelaique.com/la-theorie-du-genre-cest-comme-lyssenko-au-temps-de-staline.html

    Un aperçu de l’article:
    « Bien après Lyssenko est venu Christopher Dummit avec sa théorie du genre… théorie qui donne une allure scientifique au célèbre « on ne naît pas femme, on le devient » de Simone de Beauvoir. Dummit vient de dire honnêtement « J’ai fabriqué la théorie du genre sur mon idéologie, pas sur la science » et regrette tout le mal qu’il a pu causer depuis 1998… ajoute pour sa défense « Je ne suis pas seul. Tout le monde a menti (et ment encore) ». »

    Comme en France et en europe…

Trackbacks/Pingbacks

  1. La Russie, une puissance de premier plan | A droite fièrement ! - […] l’Aigle était aussi un phénix, et Poutine, vu par les Russes, voici un troisième article extrait du dossier consacré à…

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *