Immigration : ces statistiques insupportables à la gauche

Publié par le 12 Juin, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Immigration : ces statistiques insupportables à la gauche

C’est sans doute dans le domaine de l’immigration que la gauche française et une partie des élites, portent la plus lourde responsabilité dans l’affaiblissement de la France.

Affaiblissement dont certains pensent que si on ne réagit pas vigoureusement, il pourrait aller jusqu’à sa destruction.

Déjà, Jean-Luc Mélenchon annonce la fin de l’ancienne France qu’il voit remplacée par sa « Nouvelle France » !

Le tribun d’extrême gauche devrait regarder ce qui se passe en Irlande du Nord et prendre conscience que les Français ne se laisseront pas remplacer sans combattre.

Le propre de la gauche est de cultiver le déni de toute réalité incompatible avec son discours progressiste et notamment à son récit de la diversité heureuse.

La gauche, s’appuie sur des universitaires de son camp – et ce n’est pas ce qui manque ! – pour nier la réalité des statistiques sur l’immigration et dénoncer la présentation qu’en font certains observateurs indépendants.

C’était l’objet d’une chronique récente sur Europe 1, de l’une des plus brillantes de nos journalistes, Eugénie Bastié, qui dénonce ce déni de réalité de la gauche.

Voici le verbatim de la chronique suivi de la vidéo :

Dimitri Pavlenco : Eugénie, vous voudriez nous parler ce matin de l’immigration, sujet qui sera probablement centrale dans la prochaine campagne présidentielle et qui continue d’alimenter la controverse jusque dans les statistiques qui sont censées décrire le phénomène.

Eugénie Bastié : Oui, l’immigration fait partie de ces sujets où la polémique ne porte pas seulement sur les solutions à apporter mais sur la réalité elle-même. On en est encore à débattre des faits.

Ou plutôt, certains chercheurs ne supportent pas qu’on mette en doute les bienfaits supposés illimités de l’immigration massive et du régime diversitaire. Ce week-end, l’AFP a publié un article relayant les inquiétudes de ces spécialistes de l’immigration qui s’alarment des analyses biaisées dans l’espace public. Ces chercheurs s’inquiètent notamment de l’existence de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, mais aussi du compte Marc Vanguard qui publie régulièrement des chiffres sur ce thème sur les réseaux sociaux.

Les 6 propositions de Mark Vanguard

Alors on les accuse, pêle-mêle, d’être financés par le milliardaire ultra-conservateur Pierre-Edouard Stérin et d’alimenter le narratif d’une submersion migratoire. On leur reproche de truquer les statistiques ? Bah non, parce que ces personnalités ne font que publier des chiffres bruts et exacts. On les accuse plutôt de les isoler et de les décontextualiser.

En somme, on leur reproche de décrire la réalité telle qu’elle est sans la sortir d’un commentaire ou d’une injonction. Parmi ces chercheurs opposés à l’Observatoire de l’immigration, il y a notamment François Héran. Le professeur au Collège de France se réclame de l’objectivité de la science, mais il intervient à l’Institut La Boétie de la France Insoumise.

Il s’est opposé publiquement à la loi immigration en l’assimilant à l’extrême droite. Il faut d’ailleurs lire le passionnant papier d’Alexis Fertchak dans le Figaro d’aujourd’hui pour comprendre comment, en une trentaine d’années, l’INED, l’Institut de la démographie française, a été noyauté par ces chercheurs, notamment Hervé Lebras et François Héran, qui ont imposé l’idée que la France aurait toujours été un pays d’immigration.

François Héran et Hervé Lebras, les négationnistes de l’immigration

La démographe Michèle Tribalat, par exemple, en a fait l’expérience. Sa carrière a été brisée parce qu’elle a osé dénoncer, dans les yeux grands fermés, le manque de transparence de la France sur les chiffres de l’immigration. Ces autorités institutionnelles ont longtemps eu le monopole du récit. Peu importe ce que vous voyez de vos yeux, si le Collège de France vous dit que l’immigration est une chance et qu’elle n’a rien à voir avec la délinquance, vous n’aviez plus qu’à vous taire.

Mais depuis quelques années, les réseaux sociaux et de nouveaux espaces médiatiques ouverts à droite ont permis à des observateurs de pointer d’autres réalités. Et on les accuse d’être biaisés.

Oui, mais tout ce qui n’encense pas, le grand récit diversitaire est déclaré biaisé.

Mais de quel côté exactement est la propagande ?

Souvenez-vous, il y a trois ans, le musée national de l’histoire de l’immigration diffusait une campagne publique affirmant que Louis XIV était un étranger. Une propagande grossière, validée par ces chercheurs et historiens qui font aujourd’hui un procès à l’observatoire de l’immigration. Ces chercheurs militants changent souvent de discours.

D’abord, ils ont affirmé que le phénomène de l’immigration massive n’existait pas, puis qu’il avait toujours existé et qu’il existerait toujours.

D’abord, que l’immigration était une chance, puis une nécessité, enfin une fatalité.

D’abord, qu’agir à l’étranger relevait de notre devoir moral, puis de notre intérêt économique.

Tous les moyens sont bons pour faire accepter l’idée qu’une maîtrise des flux migratoires serait une utopie réactionnaire dangereuse, alors même que c’est la voie qu’empruntent à peu près tous les pays du monde. Chez nous, la fabrique du déni suit son cours. 

Eugénie Bastié avec Dimitri Pavlenco sur Europe 1.

Voici la vidéo de l’interview :

Merci de tweeter cet article :





 

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *