Il y avait longtemps que je voulais rendre hommage au courage montré par J.K. Rowling, la créatrice d’Harry Potter qui s’est élevée contre le lobby transsexuel.
Une minorité appartenant au lobby LGBT, avec le soutien des progressistes de tout poil et une grande partie des médias veut imposer un vocabulaire et une logique qui s’opposent au bon sens le plus courant.
Car enfin, quelle est la part de la population qui croit qu’un homme peut tomber enceint ? Qui pense qu’il n’y a aucune différence biologique entre les femmes et les hommes et que tout n’est que construction sociale ?
Ces personnes qui ne se sentent pas bien dans le corps que la nature leur a donné sont tout à fait libres de vouloir se comporter comme le sexe opposé et éventuellement de faire modifier leur corps par médicament ou par chirurgie.
Mais cela ne donne pas le droit, à cette minorité marginale, d’imposer aux autres de renier ce qu’ils ont appris de la biologie et que le bon sens leur dicte.
Face au lobby LGBT très puissant, peu de personnes se sont battus pour défendre le réel. J.K. Rowling en fait partie et a eu le courage de déclarer :
Les femmes trans ne sont que des hommes prétendant être des femmes.
Cette déclaration qui date de 2020 lui a valu de nombreuses attaques mais J.K. Rowling a toujours tenu bon et défendu sa position. Elle vient d’ailleurs de publier un nouveau texte qui précise sa position.
C’est ce que rapporte cet article de Boulevard Voltaire :
Pour J.K. Rowling, le militantisme trans est « élitiste » et « imposé par le haut »
L’écrivain met en lumière une dimension sociologique du phénomène transexuel.
En juin 2020, J.K. Rowling – l’auteur de la saga Harry Potter, est-ce utile de le rappeler ? – publiait un long texte où elle expliquait « les raisons pour lesquelles elle s’est exprimée sur les questions de sexe et de genre ». Ce 21 octobre, elle en publie une nouvelle version. Très remanié, c’est presque un nouveau texte, avec un aperçu percutant de la dimension sociologique du militantisme trans.
« Plus on est privilégiée … »
L’écrivain a longtemps été « de gauche ». Elle a soutenu le Parti travailliste, s’est prononcée contre le Brexit… Ses prises de position contre l’idéologie transgenre ont cassé cette image progressiste. La romancière s’est retrouvée violemment accusée de transphobie. En réalité, l’opposition de J.K. Rowling ne s’est jamais basée sur la « haine » à l’égard des trans. Elle s’est construite sur le risque que le militantisme trans « fait peser sur les droits des femmes ». Ceux-ci sont au cœur de son engagement depuis plus de trente ans. Elle a mis sa célébrité et son argent au service des femmes victimes de violences conjugales, de viols, les mères célibataires, les femmes en situation de précarité.
En Écosse où elle vit, la romancière a pu constater une forte pression du militantisme trans et ses effets concrets tels que l’incarcération de violeurs dans des prisons pour femmes et la remise en cause, voire la suppression, du « droit des femmes à disposer d’espaces non mixtes » – avec les risques que cela entraîne pour les femmes. Or, souligne J.K. Rowling, « plus on est privilégiée, moins on risque d’en subir les conséquences ». Pour une femme travaillant dans les médias, l’édition ou le monde universitaire, la question d’un vestiaire professionnel où elle serait au contact d’une femme transgenre ne se pose pas ou très peu, ni la question de la prison. Ce sont plutôt des femmes faisant des métiers plus ordinaires, des femmes plus vulnérables, à la vie compliquée, qui seront confrontées à ces situations.
Les études de genre, un phénomène hors-sol
Cet aspect social et sociologique se retrouve jusque dans la forme prise par le militantisme. Pour J.K. Rowling, « la forme actuelle et dominante de militantisme trans ne ressemble en rien aux grands mouvements de justice sociale du XXesiècle ». Droits civiques, droits des homosexuels, droits des femmes, ce sont des personnes de la base qui se sont battues. Rien de tel pour le militantisme trans. Celui-ci « est, par essence, élitiste. Issu des départements de philosophie et d’études de genre [on songe ici à Judith Butler], il a investi les institutions culturelles, politiques et étatiques ; ces dernières ont ensuite tenté de l’imposer, « par le haut », à des citoyens ordinaires. »
J.K. Rowling a fondé, l’an dernier, le J.K. Rowling Women’s Fund (JKRWF), « fonds de lutte juridique pour les femmes, protégeant leurs droits fondés sur le sexe », que les médias se sont empressés de qualifier de « fonds transphobe »alors que son combat est essentiellement social. Elle utilise ses ressources financières « pour aider des femmes qui, autrement, n’auraient pas les moyens de mener une action en justice », « veiller à ce que les femmes [écossaises] puissent toujours bénéficier, après un viol, d’un accompagnement assuré par des femmes et pensé pour les femmes ».
« Si un homme peut être une femme »
Pleine d’humanité et de compréhension pour les personnes transgenres à propos desquelles elle ne se permet aucune généralisation, J.K. Rowling conclut par ces mots : « Si un homme peut être une femme, alors la notion même de « femme » n’existe plus. Cela peut ne pas avoir d’importance pour vous personnellement, mais c’en a une pour des millions de femmes qui n’ont pas le luxe de faire semblant que leur sexe n’a aucune importance. Je reste à leurs côtés. »L’auteur de Harry Potter aurait pu, égoïstement, faire machine arrière. Ce serait mal la connaître. À la respectabilité médiatique, elle préfère ses convictions.
Samuel Martin pour Boulevard Voltaire.




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