Qui est pour l’incitation à la haine ? Personne !
Qui est pour la discrimination des êtres en fonction de leur religion, de leur couleur de peau ou de leur orientation sexuelle ? Personne !
Qui pourrait donc s’opposer, sur le principe, à une législation qui punirait ceux qui se rendraient coupables de tels délits ? Personne évidemment !
Forts de ces évidences, les progressistes légifèrent dans ce sens et beaucoup de députés de droite, qui craignent les jugements des médias, tombent dans le panneau et leur apportent leur soutien dans des lois ambigües.
Le premier masque porté par les progressistes tient à la sémantique que, depuis Lénine et Trotsky, les gauchistes maitrisent parfaitement !
Prenez la loi sur l’euthanasie et le suicide assisté ! Macron, progressiste en chef des progressistes, a interdit l’utilisation, dans la rédaction du projet de loi, de ces deux termes en imposant le vocable trompeur d’aide à mourir … Et certains députés de droite vont accepter de voter la loi en se rendant ainsi complice de cette duperie !
Encore pire, la loi contre le séparatisme qui, à la base, devait viser le séparatisme islamique a vu le qualificatif « islamique » totalement évacué de la loi, ce qui a permis au gouvernement de s’en prendre … aux écoles catholiques !
Tout récemment, la loi Samuel Paty, qui devait éviter qu’on diffuse sur les réseaux sociaux des informations personnelles potentiellement utilisables par des terroristes islamiques a été utilisée par un juge pour condamner un journaliste qui enquêtait sur le business des migrants !
Victor Ferry développe ce sujet dans le tweet suivant :
Le saviez-vous ? La loi pour lutter contre le séparatisme islamiste a été surtout utilisée pour attaquer l’enseignement catholique … et les parents qui faisaient l’école à la maison.
L’affaire Frontières m’a donné envie de creuser une question plus large : est-ce que la loi Samuel Paty utilisée contre Erik Tegnér est un cas isolé ou est-ce un schéma ?
Le schéma existe. Et il est documenté.
La loi séparatisme de 2021
Présentée par Gérald Darmanin comme une réponse à « l’islamisme radical et au repli communautaire », la loi du 24 août 2021 a dans les faits frappé massivement les mauvaises cibles.
Sur les 1 700 écoles hors contrat contrôlées, 69% sont aconfessionnelles et 19% sont catholiques. Les quelques dizaines d’établissements musulmans visés à l’origine ont représenté une infime minorité des 650 inspections menées dès la première année. Des directeurs d’établissements catholiques ont dénoncé publiquement des « pratiques scandaleuses » lors de certaines inspections.
Le rapport du Sénat a été sans pitié : les outils visant à lutter contre le séparatisme islamiste restaient « encore méconnus et sous-utilisés » et la loi n’avait « pas produit les effets escomptés s’agissant de la lutte contre le séparatisme. »
Pendant ce temps, les 500 écoles catholiques hors contrat et les familles pratiquant l’instruction à domicile subissaient une pression administrative croissante.
Les évêques catholiques, les protestants et les orthodoxes ont formé un recours commun devant le Conseil constitutionnel. L’Église a dénoncé une loi qui transformait le préfet en arbitre de ce qui constitue ou non un culte, en violation directe de l’article 2 de la loi de 1905 selon lequel « l’État ne reconnaît aucun culte. »
La loi Samuel Paty
Créée après l’assassinat d’un enseignant par un islamiste pour avoir montré des caricatures, cette loi devait protéger les professeurs contre le doxxing islamiste.
Elle vient d’être utilisée pour condamner Erik Tegnér, directeur du média Frontières, pour avoir nommé des avocats pro-migrants dans une enquête journalistique.
Un juge militant pro-immigration l’a condamné sur ce fondement. L’ADDE, l’association des avocats pour la défense des droits des étrangers, a qualifié la décision « d’avertissement à ceux qui s’attaquent à la fonction de l’avocat. »
Mediapart avait doxé une enseignante catholique anonyme jugée islamophobe. Plainte classée sans suite. Aucune condamnation.
La conclusion est simple et dérangeante.
Des politiques sincères, qui voient réellement les problèmes d’islamisation et de séparatisme, font voter des lois pour y répondre. Ces lois entrent dans l’appareil d’État. L’appareil d’État est peuplé de gens qui ont fait Sciences Po, qui lisent Le Monde, qui habitent le 11e arrondissement, qui ont leurs propres convictions politiques et leur propre définition de ce qui menace la République.
Et cet appareil retourne les lois dans le sens qui lui convient.
La loi anti-séparatisme devient un outil de contrôle des écoles catholiques.
La loi Samuel Paty devient une arme contre les journalistes conservateurs.
Le contrat d’engagement républicain devient un levier pour assécher les associations de droite.
La loi sur les fausses informations devient un instrument de censure des médias alternatifs.
C’est la logique d’un État profond dont les convictions politiques sont parfaitement cohérentes et qui dispose du temps, des outils et de la patience pour transformer n’importe quelle loi en instrument de son agenda.
On peut voter à droite. On peut élire des maires de droite, des présidents de région, des gouvernements qui promettent de changer les choses.
L’État profond, lui, reste socialiste.
Victor Ferry sur X.




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