Dans une démocratie digne de ce nom, la presse ferait son travail et jouerait son rôle essentiel de contre-pouvoir.
Mais, en France, la presse est aux ordres et détourne les yeux quand un scandale touche soit le pouvoir, soit la pensée progressiste dominante.
Durant la crise du covid, la presse a relayé la propagande du pouvoir macronien sans jamais relever toutes les aberrations et les contradictions de sa politique sanitaire.
Aujourd’hui, que la vérité sur les vaccins anti-covid éclate partout dans le monde, les médias français maintiennent une omerta sans failles sur les effets secondaires des vaccins.
Ne parlons pas de l’Ukraine où la seule voix qui tienne est celle qui condamne la Russie et exonère l’Ukraine de toute critique.
La gauche bénéficie dans la presse de ce que Gilles-William Goldnadel appelle « le privilège rouge ». L’extrême gauche peut se permettre tous les excès de langage sans être le moins du monde critiquée par la presse.
Ce privilège rouge gangrène aussi la Justice comme on peut le voir par la mansuétude dont bénéficie les racailles qui cassent le mobilier urbain, pillent les magasins et attaquent les policiers.
Il est bien présent dans l’affaire des assistants parlementaires dans laquelle le deux poids deux mesures est patent :
- François Bayrou a été jugé et innocenté,
- Marine Le Pen a été jugée et ne pourra probablement pas se présenter aux présidentielles de 2027,
- Mais la Justice a enterré l’affaire des assistants parlementaires de Jean-Luc Mélenchon !
Voici un tweet d’Alain Weber qui dénonce ce scandale :
La justice (très rouge), française :
dans l’affaire des assistants parlementaires européens, pas de procès pour Jean-Luc Mélenchon !
Je suis extrêmement contrarié par la justice française, qui me paraît extraordinairement partiale et s’apprête, une fois encore, à jouer un rôle prépondérant dans l’élection présidentielle.
Le traitement judiciaire des dossiers d’emplois d’assistants parlementaires européens révèle un malaise profond sur son impartialité. Des faits similaires, assistants payés par le Parlement européen mais travaillant principalement pour le parti ou le dirigeant, connaissent des destins radicalement différents selon les formations politiques.
Dans l’affaire du Rassemblement National, Marine Le Pen a été condamnée en première instance le 31 mars 2025 à 4 ans de prison (dont 2 ferme), 100 000 € d’amende et 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Le procès en appel s’est tenu de janvier à février 2026 et le délibéré est fixé au 7 juillet 2026. Le parquet a requis des peines sévères, confirmant une ligne dure.
À l’inverse, François Bayrou a été relaxé en première instance en 2024 « au bénéfice du doute » dans l’affaire MoDem. Le parquet a fait appel, son nouveau procès est programmé pour septembre-octobre 2026. Pas d’inéligibilité immédiate, pas de précipitation particulière.
Quant à Jean-Luc Mélenchon, l’instruction ouverte en 2018, a été clôturée le 26 mai, sans mise en examen. Seuls deux anciens assistants restent témoins assistés. Aucune poursuite personnelle n’aboutit, malgré un rapport Olaf initial. La perspective d’un procès s’éloigne nettement.
Ces écarts de rythme et de sévérité interrogent. Pourquoi une exécution provisoire, mesure rare, dans le cas Le Pen, bloquant potentiellement sa candidature à la présidentielle 2027, alors que les autres dossiers avancent au ralenti ou s’éteignent ?
Les montants, les preuves de connaissance personnelle du dirigeant et l’organisation du système diffèrent, argumentent les magistrats. Mais la coïncidence avec les échéances électorales nourrit le soupçon d’une justice politisée.
La confiance publique en pâtit gravement. Une justice digne de ce nom doit appliquer la loi aux faits, uniformément, sans égard à la couleur politique. Quand elle semble sélectionner ses cibles ou accélérer pour certains, elle devient un outil de disqualification électorale plutôt qu’un pilier de l’État de droit. Les appels et pourvois futurs trancheront, mais le sentiment de « deux vitesses » persiste et affaiblit la démocratie. Plus de transparence sur les délais, une dépolitisation réelle des nominations judiciaires et des sanctions contre les manquements à la neutralité sont nécessaires pour restaurer la crédibilité « justice » risque de rester un grand mot vidé de sens.
Alain Weber sur X.




Suivre @ChrisBalboa78


