Pour une fois, lisons Libé !

Publié par le 21 Avr, 2026 dans Blog | 2 commentaires

Pour une fois, lisons Libé !

Dans un précédent article :

Avec Bolloré, la droite ne se soumet plus à la gauche

Je publiais la réponse cinglante de Vincent Bolloré à l’incroyable cirque médiatique qui a suivi l’éviction de la direction des éditions Grasset d’Olivier Nora.

Je n’avais pas jugé bon de publier les attaques de la gauche et de ses médias tant je les trouvais démesurées, infondées et non-pertinentes.

Mais je tombe aujourd’hui sur une chronique de Thomas Legrand publiée dans Libération qui vaut le détour en terme d’hypocrisie et de réflexion hors-sol.

Tout d’abord, on aurait pu penser que Thomas Legrand et son complice Patrick Cohen adopteraient un profil bas après la révélation, par le magazine l’Incorrect, de leur réunion de complotistes avec deux hiérarques socialistes où ils promettaient de tout faire pour faire perdre Rachida Dati aux élections municipales.

Les complotistes surpris par l’Incorrect

Mais, non, les deux comparses sont actifs comme jamais, dans le service public de l’audiovisuel où ils sévissent depuis des décennies et où ils règnent en maitre.

Je vous livre cette chronique de Thomas Legrand qui ose nous parler de pluralisme dans l’édition alors que France Inter et France 5 sont des modèles de propagande gauchiste.

Sur le plan factuel, tout cela n’est qu’une tempête dans un verre d’eau puisqu’on parle seulement du licenciement du directeur de Grasset … Point final !

Thomas Legrand et la gauche hurlent à la reprise en main éditoriale de la maison d’édition alors que pour l’instant on ne fait que remplacer un directeur dont Vincent Bolloré a révélé le salaire mirobolant au regard des résultats en chute libre de son entreprise.

Mais la vraie raison de l’éviction d’Olivier Nora n’est-elle pas son refus de publier rapidement le nouveau livre de Boualem Sansal ? Ce faisant, Olivier Nora ne faisait qu’appliquer à son niveau l’acharnement de la gauche contre un écrivain qui ne suit pas leur doxa.

Pour une fois, régalez vous en lisant une chronique dans Libération !

La droite, tétanisée ou complice, se tait

On ne peut expliquer le silence des responsables de la droite et du bloc central, s’agissant de la révolution copernicienne que vit le monde de l’édition française avec le départ de près de 200 auteurs et autrices de Grasset après le limogeage d’Olivier Nora par Vincent Bolloré que par la trouille ou la complicité. Ce qui s’est passé pour les éditions Grasset, c’est-à-dire le démantèlement d’une maison d’édition centenaire et prestigieuse, représentante d’un modèle bien français de la vitalité intellectuelle et de la liberté éditoriale, met en péril une caractéristique nationale enviée et admirée dans le monde entier.

Si l’ensemble du groupe Hachette, sous la férule de Vincent Bolloré, traite ses possessions Stock, JC Lattès, Calmann-Lévy, Hatier, Dunod, Armand Colin, Larousse, Marabout, le Livre de poche, le Routard, comme l’ont été CNews, le JDD, Europe 1 et maintenant Grasset, alors l’édition française entrera dans un nouveau monde. Celui de la polarisation qui tue la nuance, le débat argumenté, la liberté littéraire et donc la création.

Vincent Bolloré affirme que ses participations dans le monde de la presse et de l’édition sont d’abord et avant tout affaire de combat culturel. Il a répété et précisé sa démarche gramscienne le 24 mars, sous serment, à l’Assemblée nationale, lors de son audition devant la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, à l’invitation de son petit soldat le député Charles Alloncle.

Ce milliardaire veut servir « le Christ  » (il l’a dit sous serment pendant cette commission) et il n’y a pas de raison qu’il s’arrête dans sa croisade. Il n’y a pas non plus de raison que soudain il investisse une partie de sa fortune dans des industries peu rentables pour leur permettre de continuer à publier toutes sortes d’auteurs de toutes sensibilités, de faire vivre un pluralisme qui a fait depuis deux siècles la puissance intellectuelle de la France.

La droite, si prompte à pleurer sur le délitement de tout, sur la grandeur nationale perdue, est en train de laisser faire un saccage français sans rien dire, à l’inverse de la gauche qui, de Mélenchon à Cazeneuve, n’a pas manqué de s’indigner. Ce que Vincent Bolloré a fait chez Grasset et fera sans aucun doute à plus ou moins long terme à toutes ses possessions culturelles et médiatiques, conduira à un affaiblissement, un appauvrissement intellectuel, à la fragilisation de l’un de nos trésors immatériels reconnus : le foisonnement littéraire et la production des idées.

Emmanuel Macron a, lui, heureusement réagi vendredi à l’ouverture du Festival du livre:

C’est très important d’exprimer, de défendre le pluralisme […] pensée à M. Nora.

Ces mots étaient importants. Mais c’est le silence des multiples voix LR et du bloc central qui afflige. Bruno Retailleau, Laurent wauquiez, Edouard Philippe ou Gabriel Attal sont muets. Sont-ils d’accord, comme Nicolas Sarkozy (membre du conseil d’administration de Lagardère, dont Hachette Livres est une des branches) ennemi juré d’Olivier Nora, avec cette opération de prise en main autoritaire de la part d’un autoproclamé soldat du Christ sur une partie de l’édition française? Ou ont-ils peur ? Le résultat est le même: l’alliance intellectuelle entre la droite et l’extrême droite. Alliance qui en dessine une autre à venir.
politique cette fois.

Par Thomas Legrand pour Libération.

Une chronique hallucinante, sans arguments et partisane qui ne peut être appréciée et approuvée que par ceux qui  appartiennent à la gauche sectaire …

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2 Réponses à “Pour une fois, lisons Libé !”

  1. Pluralisme! Pluralisme!! Pluralisme de gauche…Thomas Legrand se moque de ses lecteurs ; il les prend pour des enfants!!!

  2. Si la ligne éditoriale ne leur convient pas, ils peuvent toujours s’associer et créer leur propre maison d’édition. Pas sur qu’ils accepteront de rémunérer le président à un million annuel.

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