« Souvent femme varie. Bien fol qui s’y fie ! »

Publié par le 19 Sep, 2017 dans Blog | 5 commentaires

« Souvent femme varie. Bien fol qui s’y fie ! »

« Souvent femme varie » aurait dit François I er.

Et il ajoutait : « Bien fol qui s’y fie ! »

François I er était réputé pour mener une vie amoureuse débridée. Désireux de laisser une trace de son dépit après le changement d’humeur de l’une de ses nombreuses conquêtes, il aurait gravé ces deux vers sur la fenêtre de sa chambre à Chambord.

Bien évidemment, je ne saurais faire mienne cette affirmation Ô combien machiste et qui serait immédiatement retenue contre moi !

Je ne saurais la faire mienne … Quoique …

Avec la petite variante qui change tout : « Souvent femme politique varie ! »

C’est un peu le résumé d’un article paru dans le Bulletin hebdomadaire d’André Noël n° 2530, le 18 septembre 2017. Cet article se souvient qu’il n’y a pas si longtemps, Anne Hidalgo était contre la candidature de Paris aux jeux olympiques de 2024 !

JO à Paris : Quand Anne Hidalgo était contre …

Anne Hidalgo essaie de mobiliser les Parisiens et, au-delà, les Français, pour qu’ils partagent son enthousiasme pour les Jeux Olympiques qui se dérouleront dans la capitale en 2024. Pour ce qui est des premiers, jamais consultés sur l’organisation de cette fête, ils se disent que l’on va avoir encore plus de mal à se déplacer à Paris et dans la région pendant un mois, s’il est possible que ce soit pire qu’actuellement. Ils se demandent aussi avec les autres Français s’il est bien judicieux de mettre des milliards – officiellement 6,6 milliards € évidemment calculés au plus bas pour obtenir les jeux – mais certainement beaucoup plus en réalité – au moment où le gouvernement demande à la cantonade que l’on se serre la ceinture, les finances publiques étant en berne, il faudra… participer.

A ces inquiétudes légitimes, l’Elysée et Matignon, tout comme l’Hôtel de Ville, répondent que c’est là un juteux investissement ; les retombées économiques vont pleuvoir sur la France comme à Gravelotte. Mais les dépenses sont pour maintenant, les hypothétiques recettes seulement pour dans quelques années … après 2024. La réalité est celle-ci : la presque totalité des villes olympiques se sont retrouvées avec une facture beaucoup plus lourde que prévue et les retombées n’ont pas compensé les dépenses. Par exemple, on se souvient de Londres, qui s’est retrouvée avec une ardoise finale de 11 milliards € alors que le coût initial était de cinq milliards € seulement. Et que dire du Brésil qui peine encore à écoper le déficit engendré par les Jeux de Rio ou ceux d’Athènes en 2004 prévu pour 4,6 milliards €, la facture est grimpée à 20 milliards € qui ont fortement contribué à mettre la Grèce en faillite pour des installations aujourd’hui abandonnées.

L’une des 24 installations olympiques abandonnées après les jeux olympiques à Athènes.

Mais il y aurait – paraît-il – une exception française et même parisienne assure son maire qui le promet : il n’y aura aucun dérapage alors que tous les experts estiment le prix de revient au triple de ce qui est prévu. Effectivement, à Alberville en 1992, les habitants de la région ont dû … partager les glissades alpines, où à la fin des jeux d’hiver, la dette par habitant s’élevait à environ 1700 € et la taxe d’habitation augmenta de 40 % de 1990 à 1993 …

C’est une convertie récente ! Quand, en 2013, le chef de l’Etat d’alors, François Hollande, avait annoncé qu’il était favorable à ce que les JO de 2024 ou, à défaut, ceux de 2028, aient lieu à Paris, celle qui était alors candidate à la succession de Bertrand Delanoë s’y était opposée. Certes, étant une opposante interne de la majorité, une « frondeuse », il y avait chez elle la volonté d’en découdre avec le président, mais il y avait aussi la question du coût. Elle affirmait alors :

« Les Jeux, ça coûte cher, la candidature coûte cher. Et les Jeux dispendieux, ce n’est plus d’actualité. Les Parisiens attendent de moi du logement, des équipements, de la justice, de la facilité économique. »

Et c’est précisément pour cela que de nombreuses villes qui s’étaient portées candidates dans un premier temps, comme Rome, Boston, Hambourg, Toronto, Bakou après avoir fait leurs comptes, y ont finalement renoncé. Une vraie hécatombe !

In fine, restaient en lice Paris et Los Angeles qui ont passé un accord : la capitale française en 2024, la Cité des Anges en 2028. Le Comité olympique entérina ce Yalta, si bien que la cérémonie de Lima au Pérou n’était plus qu’une formalité, le combat ayant cessé depuis un moment déjà faute de combattants. La reine Hidalgo et ses compères de la délégation française entretenant artificiellement un suspense qui n’existait plus, accueillant le verdict, un simple vote à main levée convenu d’avance, avec des cris de triomphe, comme s’il s’agissait d’une divine surprise.

Evidemment Hidalgo, oublieuse de son opposition initiale, essaie de tirer la couverture à elle. C’est négliger la vigilance de François Hollande qui n’a pas oublié et qui a rappelé qu’il avait été le premier à vouloir ces jeux. Le 14 septembre, au micro de RFI, n’a-t-il pas déclaré :

« C’est vrai que j’ai été, comme chef de l’Etat, le premier à dire que c’était possible » ? Et de rappeler à l’Anne Hidalgo qu’elle s’était ralliée à son point de vue : « La Ville de Paris, et c’est légitime, a pesé le pour et le contre, notamment la question des coûts, avant de s’engager. J’ai parfaitement compris ces réserves. Pour les lever, il fallait démontrer que l’Etat serait là, comme un partenaire et non comme l’acteur principal. Ce sont ces arguments qui ont, je pense, convaincu Anne Hidalgo et ensuite le conseil de Paris. »

Le maire de Paris n’a pas réagi. Tant mieux, car on ne sait pas de quelles invectives Hidalgo aurait accablé l’ancien président. Face aux attaques, elle réplique de plus en plus souvent par l’agression verbale ; ainsi en est-il de ceux qui s’opposent à sa politique municipale, comme elle le fit récemment, les traitant de « machos », « fachos » accusés de s’en prendre à elle parce qu’elle est une femme et qu’elle est d’origine espagnole !





5 Réponses à “« Souvent femme varie. Bien fol qui s’y fie ! »”

  1. Il y aura un derapage, comme pour les autres villes dans autres pays.

    Mais l’anne hidalgo refute cette simple verité.

    Le mensonge est dans l’adn des socialos, comme pour les journaleux de goche.

    Dans toutes les region ou avait sigé un gochiste, celle ci fut appauvrie, endetté,
    la goche n’aime pas la patrie et son pays.

  2. Fluctuat nec mergitur.. jusqu’à l’arrivée d’Hidalgo..
    Là, patatras… mergitur!!

  3. «  »In fine, restaient en lice Paris et Los Angeles qui ont passé un accord : » » Un accord qui coûte cher !!! Les Américains ont toujours eu le sens du commerce et du profit.

    C’est Finkielkraut qui l’a révélé alors qu’il était sur le plateau de FR5 C à vous du 13/09 et qu’il parlait de l’attribution des jeux olympiques. Il a bien dit que les villes de Budapest, Toronto, Rome, Hambourg avaient refusé d’organiser les jeux pour des raisons de sécurité, de coût, etc… Mais le pire, qui m’a fait sursauter d’indignation c’est qu’il a ajouté qu’une somme de 87 millions d’euros avait été donnée à Los Angeles pour qu’ils acceptent de décaler leurs jeux en 2028 !!!
    Une honte lorsqu’on sait que la caste journalistique nous a présenté ça comme une grande victoire parisienne. Toute la presse ne fut que louanges pour Hidalgo, Macron … Pas un journaliste, pas une chaîne n’a dévoilé ces informations.

  4. Les socialos ne pensent qu’a appauvrir la société, ca en fera des gochistes, tel est leur calculs.

  5. A propos de femme qui varie, merci de ne pas oublier m’dame Pécresse ! il est vrai que depuis Edgard Faure, on sait que « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent … »

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