Un Z qui veut dire Zemmour !

Publié par le 28 Fév, 2020 dans Blog | 3 commentaires

Un Z qui veut dire Zemmour !

Un rebelle surgit tel un corsaire,
Terrasse tous ses adversaires
Ses victoires, il les signe toujours
D’un Z qui veut dire Zemmour

Zemmour, Zemmour, Zemmour !

On me pardonnera ces mauvais vers, écrits dans l’enthousiasme après un nouveau débat opposant Eric Zemmour à Philippe Bilger.

Je bois du petit lait en imaginant tous ces bien-pensants qui doivent enrager devant les 300 000 téléspectateurs qui se rassemblent chaque soir sur le ring, pardon sur le plateau de Christine Kelly sur la chaine CNews, pour ce fameux, débat quotidien.

Voilà juste une introduction vers un article d’Olivier Piacentini, paru sur Boulevard Voltaire qui se pose une seule question :

Pourquoi viennent-ils tous se faire démolir par Zemmour ?

Avec un Z comme Zorro, Éric Zemmour est devenu, en quelques mois, le Cassius Clay du débat télévisé : les challengers se succèdent et se fracassent les uns après les autres. Cette semaine, ce sont trois vaincus par KO qui se sont suivis, tous des soutiens du pouvoir.

Emmanuelle Wargon a tenté de défendre la politique énergétique du gouvernement, modèle typique du « en même temps » qui ne marche pas : en quelques minutes, on a compris que les éoliennes sont un gadget pour complaire aux écolos et que rien ne justifie le retrait du nucléaire, même à pas mesuré, car c’est la seule énergie qui peut pallier les émanations de gaz à effet de serre. La secrétaire d’État à l’Écologie s’est vite retrouvée dans ses petits souliers, embrouillée, a minaudé des éléments de langage : elle a sombré corps et biens.

Mounir Mahjoubi a aligné les belles phrases et mots creux pour définir le macronisme : un monde nouveau pour une politique réaliste, l’insertion de tous par le travail, l’égalité des chances, bla-bla bla-bla-bla… Zemmour lui a juste envoyé que le macronisme était le dernier avatar de l’ancien monde en voie de disparition, celui du mondialisme. Et qu’il était l’illustration parfaite de la bourgeoisie postmoderne qui porte cela, envers et contre le reste du peuple. Mahjoubi s’est forcé à garder jusqu’au bout son sourire béat, mais il a encaissé et cela s’est vu.

La palme de la déconfiture revint à Jack Lang, qui refusa carrément le débat, monta sur ses grands chevaux, traitant Zemmour d’obscurantiste fermé et rabougri : on a rarement vu Lang aussi outré, outrancier, vexé de la raclée qu’il n’a pu éviter. Eh oui, la splendeur du courtisan Lang, à la cour du roi Mitterrand, est passée depuis longtemps. Il faut dire qu’ériger la langue arabe comme langue de France, c’est fort de café… Expliquer que son institut n’est pas financé par les monarchies du Golfe, il faut déployer une bonne dose de mauvaise foi… Comme il ne pouvait nier l’évidence, il s’est réfugié dans une posture de vierge effarouchée, de seigneur et d’homme de savoir et d’ouverture confronté au mal, blessé dans son orgueil et sa probité…

Mais pourquoi donc viennent-ils tous se faire pulvériser, en toute connaissance de cause ? N’ont-ils donc pas compris que Zemmour combat avec des arguments savamment travaillés et que la moraline bien-pensante ne fera pas le poids ? Au début, ils étaient peu nombreux à vouloir l’affronter, se drapant dans les habits de la blanche colombe qui ne veut pas recevoir les postillons du crapaud. Maintenant, c’est la bousculade autour du ring de CNews. Car voilà, les audiences de « Face à l’info » sont considérables – autour de 300.000 téléspectateurs tous les soirs. À ce compte-là, même une bonne déculottée assure un coup de projecteur, pour le livre de Lang par exemple. Et puis, ne se retrouve pas face à Zemmour qui veut : pour Mahjoubi, un peu sur la touche depuis son échec à la candidature à Paris, c’est un rappel au bon souvenir du public, comme du pouvoir. Voilà à quoi en sont réduits les suppôts d’une idéologie encore dominante malgré ses contradictions et ses contre-vérités : jouer au faire-valoir de Zemmour pour exister encore politiquement et médiatiquement.

Olivier Piacentini pour Boulevard Voltaire.

PS : en cherchant une illustration pour cet article, je m’aperçois que j’en ai déjà écrit un sur Zemmour-Zorro … Tant pis, ça veut juste dire que la comparaison s’impose !

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3 Réponses à “Un Z qui veut dire Zemmour !”

  1. Ce n’est pas tant un débat qui opposait Zemmour à Bilger que j’ai vu hier soir. Plutôt deux approches différentes d’une même vision des problèmes et une évidente complicité. En résumé un véritable régal.

  2. « Le Casius Clay du débat ». J’ai bien ri en lisant cette phrase, et le choix de l’ancien nom de… Mohamed Ali.

    Blague à part, notre Zorro dont je ne partage pas entièrement l’illibéralisme forcené, démonte un à un les petits et grands soldats de la pensée unique. Quel pied !

    Sur ce, je me regarderai bien un petit film de Polanski. C’est peut-être (et cela reste à prouver) un sale type, mais au moins il sait faire du vrai cinéma.

  3. stéphane roncaglia dit:

    Merci à Zemmour et CNews qui grâce à leur courage face à la bêtise de tous les censeurs nous permettent de respirer un peu et de nous sentir moins seuls face à l’étouffoir médiatique quasi généralisé.

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