S’il n’en reste qu’un, ce sera Mélenchon !

Publié par le 5 Jan, 2026 dans Blog | 0 commentaire

S’il n’en reste qu’un, ce sera Mélenchon !

Oui, Mélenchon sera le dernier à défendre Maduro !

Ah, si c’était Barack Obama qui avait capturé Nicolas Maduro, la gauche française aurait sans doute approuvé son action. A gauche, on se saurait condamné un Noir qui plus est appartenant à la gauche américaine !

Mais la gauche ne saurait rien pardonner à Donald Trump qui n’a pas la bonne couleur de peau et représente, pour elle, le diable personnifié qui combat avec vigueur le progressisme et le wokisme qu’elle révère.

La gauche, Jean-Luc Mélenchon en tête qui était déjà copain comme cochon avec Hugo Chavez, soutient contre vents et marrées Nicolas Maduro, le dictateur, qui a continué l’oeuvre destructrice de Chavez et a fait fuir à l’étranger un quart de sa population.

Le peuple vénézuélien applaudit à la chute du dictateur mais il y a bien longtemps que la France Insoumise ignore le peuple sauf quand il est racisé et créolisateur !

Voici un article de Breizh-Info qui pointe les indignations à géométrie variable de l’extrême gauche française :

La capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines, à l’issue d’une opération militaire ordonnée par Donald Trump, a provoqué une vague d’indignation dans les rangs de la gauche européenne. Des réactions outrées, souvent formulées au nom du droit international et de la souveraineté des peuples, qui contrastent fortement avec le soutien constant dont le régime chaviste a bénéficié pendant près de trente ans.

Un régime socialiste soutenu malgré son bilan

Arrivé dans le sillage d’Hugo Chávez, Nicolás Maduro a dirigé un pays pourtant doté des plus importantes réserves de pétrole du monde vers un appauvrissement massif. En trois décennies de pouvoir socialiste, le Venezuela est passé du statut de nation prospère à celui de pays en crise chronique, marqué par l’exode de millions d’habitants, l’effondrement des services publics et des accusations récurrentes de violations des droits fondamentaux.

Ce bilan n’a pourtant pas empêché une partie de la gauche occidentale de défendre ou de relativiser le régime de Caracas. En 2013, à la mort d’Hugo Chávez, l’ancien dirigeant travailliste britannique Jeremy Corbyn saluait encore un homme qui aurait, selon lui, démontré que « les pauvres comptent » et que « les richesses peuvent être partagées ».

Une indignation immédiate après l’intervention américaine

À l’annonce de la capture de Maduro et de son épouse, Jeremy Corbyn a dénoncé une « attaque illégale et non provoquée » des États-Unis, accusant Washington de vouloir s’emparer des ressources naturelles du Venezuela. Une lecture reprise par plusieurs figures de l’extrême gauche britannique, dont Zarah Sultana, qui a qualifié l’opération d’« impérialisme américain à nu ».

En France, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé un « enlèvement odieux » et une « intervention militaire d’un autre âge », accusant les États-Unis de violer la souveraineté vénézuélienne pour s’emparer du pétrole. Selon lui, la lutte contre le narcotrafic servirait désormais de prétexte à une politique de domination internationale fondée sur la loi du plus fort.

Les réactions se sont multipliées à gauche. Les dirigeants écologistes, socialistes et communistes ont appelé la France à condamner fermement l’action américaine. Olivier Faure a affirmé que « la force ne peut remplacer le droit », tandis que Fabien Roussel évoquait un « scandale absolu ».

Même des responsables pourtant critiques du régime chaviste ont insisté sur l’idée d’un basculement vers un monde sans règles. Raphael Glucksmann a ainsi reconnu n’avoir « aucune larme pour Maduro », tout en jugeant que l’intervention américaine ouvrait une ère dominée par la loi du plus fort.

En Allemagne, la co-dirigeante du parti Die Linke, Ines Schwerdtner, a parlé de « terrorisme d’État », appelant Berlin à condamner Washington. En Espagne, la cheffe de Podemos Ione Belarra est allée jusqu’à demander une rupture des relations diplomatiques avec les États-Unis, accusés de représenter un danger pour la paix mondiale.

On rêverait presque de voir tous ces responsables politiques prendre un billet pour Caracas et tenir le même discours au mégaphone, ce dimanche, devant la population, sans service de sécurité. Pour voir les réactions de la population locale.

Une indignation à géométrie variable

Cette levée de boucliers interroge par sa cohérence. Les mêmes responsables qui dénoncent aujourd’hui une violation du droit international ont longtemps minimisé, voire justifié, les dérives autoritaires du régime vénézuélien : fraudes électorales, répression de l’opposition, contrôle des médias, corruption massive et effondrement économique.

À droite, y compris au Rassemblement national, plusieurs responsables ont rappelé que le respect de la souveraineté des États ne pouvait être à géométrie variable. Tout en soulignant la nature autoritaire du régime de Maduro, ils ont critiqué le principe d’un renversement extérieur par la force.

Au-delà du cas vénézuélien, l’affaire agit comme un révélateur. Elle montre combien une partie de la gauche européenne demeure prisonnière de réflexes idéologiques hérités de la guerre froide, où tout régime se réclamant du socialisme ou s’opposant à Washington bénéficie d’une indulgence particulière, indépendamment de son bilan réel.

La chute de Nicolás Maduro met ainsi en lumière une contradiction profonde : dénoncer la loi du plus fort tout en ayant soutenu, pendant des années, un pouvoir qui a ruiné son peuple. Une posture morale qui peine aujourd’hui à convaincre au-delà des cercles militants.

Breizh-Info.

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