Quel le pays où les journalistes se taisent – ou se félicitent – quand une des leurs est expulsée par le pouvoir en place ou quand on ferme la première chaine de la TNT ? La France !
Quel est le pays où les journalistes brillent par leur silence quand l’un des leurs est emprisonné dans une geôle algérienne ? C’est la France !
Quel le pays où, avant d’être expulsée, Xenia Fedorova, la journaliste fondatrice du media pro-russe RT France, avait vu son media censuré dès le début du conflit ukrainien ? C’est la France !
Quel le pays où le créateur d’un réseau social mondialement utilisé Telegram, Pavel Durov, avait été appréhendé à Roissy ? C’est la France !
Quel est le pays où, après l’invasion migratoire de Ceuta, le ministre de l’intérieur ne dénonce pas cette invasion, mais ceux qui ont osé montré les images de ces milliers de migrants déferlant sur les plages espagnols ?
C’est la France !
Et tout ça – et bien d’autres choses ! – sous les mandats de Macron !
Voici un article de Causeur qui dénonce le totalitarisme rampant de la Macronie :
Quand le macronisme singe le poutinisme
Les idéologues centristes et européistes, ainsi que la caste des journalistes à leur service, prêchent le respect de la liberté d’expression mais ne tolèrent pas les opinions contraires à l’orthodoxie régnante.
« Citoyens, il faut choisir : se reposer, ou être libre. » Thucydide.
Le macronisme singe le poutinisme qu’il dit combattre : les doctrinaires du bloc central ne veulent entendre qu’une seule vérité (« pravda », en russe). Rien ne panique davantage le régime affaibli que la contradiction. Le refus de toute pensée alternative n’est certes pas une nouveauté. L’Etat a déjà montré sa brutalité dans sa répression des Gilets jaunes et ses confinements hygiénistes à QRCode lors du Covid. Or cette pente totalitaire, approuvée par une presse dresseuse de listes et lyncheuse de suspects, à ses cousinages avec la Russie despotique. Ce sont les autorités françaises qui viennent d’interdire à une journaliste étrangère établie à Paris de contredire la propagande officielle. Celle-ci voudrait que l’Ukraine soit la gagnante du conflit meurtrier engagé par Vladimir Poutine il y a plus de quatre ans. « Vladimir Poutine a déjà perdu », a annoncé péremptoirement Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, le 19 juin sur son compte X. Une affirmation gratuite qui corrobore le credo présidentiel qui assure, avec l’Union européenne : « La Russie ne peut, ne doit gagner la guerre ». Parce que Xenia Fedorova contrariait ce récit obligé, la chroniqueuse à CNews et au JDNews a reçu un arrêté ministériel d’expulsion en urgence absolue. Ses propos représenteraient « une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public ». Depuis, la meute centriste et européiste déborde d’une xénophobie décomplexée qu’elle condamne quand il s’agit de désigner les ingérences de l’Iran, du Qatar, de l’Algérie ou du Maroc, par exemple. A l’heure où l’indésirable doit plier bagage, la vision de ce qu’est une invasion étrangère s’affiche à Ceuta (Espagne) où 60.000 jeunes hommes venus du Maghreb ont débarqué…
Rien ne va dans cette sanction prise, en France, contre une voix dissidente : ni la violation de la liberté d’opinion garantie par la Constitution, ni la jubilation des épurateurs à cartes de presse. Une fois de plus, la caste des journalistes ne voit rien de l’étau étatique qu’elle avalise avec son lot de procès contre des chaînes trop libres, de lourdes amendes, de surveillances du net, de tweets indésirables, de traques sénatoriales aux « ingérences intérieures » ou aux « propos haineux », etc. Le silence du monde intellectuel face aux atteintes à la démocratie libérale fait mesurer sa propre contamination à la rhinocérite, cette pensée clonée de la foule mondaine. Faut-il rappeler aux donneurs de leçons la lettre de Voltaire à Helvétius :
Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire.
Deux officiers, Xavier Moreau et Jacques Baud, ont déjà été sanctionnés le 15 décembre 2025 par Union européenne pour leur russophilie. Mais ni Paris ni Bruxelles ne sont en guerre contre Moscou. Et le conflit entre l’Ukraine et la Russie ne tourne pas à l’avantage de l’Ukraine, contrairement à ce que martèle la presse unanime. Dans son dernier billet, le spécialiste de la Russie, Pierre Lorrain, écrit :
La réalité est nettement moins favorable pour Kiev et ses alliés occidentaux […] Moscou gagne du terrain sur la quasi-totalité du front […] L’Ukraine creuse aujourd’hui sa propre tombe.
Ce sont ces mots que le Système européiste et macronien veut interdire. Pour sa propre survie.
Ivan Rioufol pour Causeur.




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