Ces six derniers mois de Macron vont être très longs

Publié par le 26 Oct, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Ces six derniers mois de Macron vont être très longs

Six mois, c’est très court, mais c’est aussi très long quand on voit dans quel état se trouve le président de la République qui semble avoir perdu tout sens de la mesure et ne cesse de provoquer la police et les Français !

Il semble que les violences qui ont émaillé les manifestations des lycéens aient totalement déstabilisé Macron dont on sait qu’il est tétanisé par la peur de voir la rue arabe se révolter.

C’est probablement cette terreur permanente qui lui a fait commettre la première faute, quand il a reproché aux forces de l’ordre de ne pas montrer d’empathie aux manifestants !

Mais dans la dernière semaine, il a multiplié les impairs :

  • Présence des Macron à un concert de Céline Dion alors que les Français sont angoissés,
  • Une allocution télévisée pour ne rien dire et surtout, ne rien décider.
  • Au lendemain des émeutes et des pillages du 17 octobre, envol pour le Moyen-Orient.
  • A Trappes, Macron oublie que des assassinats de nombreux Chrétiens et Juifs ont précédé l’attentat qui a motivé son déplacement.

Non, M. Macron, ce n’est pas le premier attentat à motif raciste !

Macron est victime d’un biais cognitif qui lui fait prendre toujours parti pour l’islam et contre les autres religions. Son refus de participer à la marche contre l’antisémitisme, pour ménager cette fameuse rue arabe, avait lancé une séquence détestable de décisions heurtant la majorité des Français, pour en flatter une minorité.

C’est ce qu’a développé Jean-Christophe Buisson dans sa chronique, ce matin, sur Europe 1 :

Lancement d’Alexandre Le Mer : Ce matin vous voulez nous parler d’Emmanuel Macron qui sort d’une semaine particulièrement difficile.

Jean-Christophe Buisson

Jean-Christophe Buisson : Oui Alexandre, les hommes et les femmes politiques vivent parfois les mêmes mésaventures que les grands sportifs, ils passent à côté de leurs matchs. La semaine dernière on a vu par exemple nos stars nationales du basket et du rugby Victor Wenbanyama et Antoine Dupont se trouer complètement lors de rencontres au cours desquelles ils ont donné l’impression d’être ailleurs que sur le terrain.

Et bien c’est à se demander si ce syndrome n’a pas atteint, la semaine dernière toujours, le président de la République lui-même. En l’espace de huit jours, Emmanuel Macron a multiplié les bourdes symboliques, les initiatives inappropriées et les déclarations maladroites à un niveau olympique. Je ne sais pas si les Romains utilisaient l’expression « hebdomadis horribilis » pour qualifier une semaine noire comme on parle d’anus horribilis pour une année catastrophique, mais cela y ressemblait.

Relance d’Alexandre Le Mer  : Alors quels sont ces ratés auxquels vous faites allusion ?

Jean-Christophe Buisson : D’abord ce fut vendredi 16 octobre, cette image du couple présidentiel se dandinant comme deux adolescents au 15e concert de Céline Dion à la Plénitude Arena de Nanterre. Jusque-là rien de grave, sinon qu’ils étaient arrivés en retard, ce qui est chez eux une fâcheuse habitude. La séquence n’était donc que gentiment ridicule pour eux, sauf qu’elle prit une autre dimension quelques heures plus tard quand la France bascula dans les scènes de pillage, d’émeute et d’insurrection que l’on sait.

A posteriori, on se dit qu’Emmanuel Macron avait quand même mieux à faire que de s’amuser la veille d’une journée qui s’annonçait délicate. On veut bien croire que les services de renseignement n’avaient pas pris la mesure de ce qui allait arriver, mais impossible qu’il n’ait pas alerté l’Elysée sur la dangerosité potentielle du 17 octobre. Premier faux pas.

Le lendemain de ce samedi funeste, le président a l’occasion de reprendre la main avec une allocution télévisée solennelle. Nouvelle catastrophe. Il parle pour ne rien dire, ne rien annoncer, ne rien décider.

Deuxième raté. Au moins cette fois a-t-il la décence de ne pas redemander aux forces de police de faire preuve d’empathie pour les voyous qui rêvent de les tuer. Le lendemain, lundi 19 octobre, tandis que la France découvre sidéré l’ampleur des dégâts depuis deux jours, Emmanuel Macron trouve opportun de s’envoler pour Abu Dhabi, le Baraïn et le Qatar.

Au moment où nos concitoyens attendent un discours de fermeté pour les uns, les criminels et de compassion pour les autres, les honnêtes gens, il s’en va parler pétrole, intelligence artificielle et navigation dans le golfe persique avec des émirs. Comme si la sécurité du détroit d’Hormuz lui paraissait plus cruciale que celle des commerçants français pillés et menacés. Et comme si cela ne suffisait pas, à son retour éclate la tragédie de Trappes.

Un fou aux motivations racistes tire au hasard dans les rues de la ville des Evelines, faisant un mort et plusieurs blessés. Emmanuel Macron se rend sur place pour témoigner de son effroi, mais là encore, il se prend les pieds dans le tapis, de prière, en assurant que c’est la première fois qu’il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, en raison de leur couleur de peau ou de la religion qu’on leur donne.

Comme si le père Hamel, Sarah Halimi, les victimes des attentats de l’école Osara Tora à Toulouse ou de la basilique de Nice n’avaient pas été tués parce que chrétien ou juif.

Relance d’Alexandre Le Mer  : Mauvaise séquence pour Emmanuel Macron, donc. La question est la suivante, Jean-Christophe. Peut-il rebondir après cette succession de faux pas ? On peut en douter au prime abord.

Jean-Christophe Buisson : Absent de la prochaine élection présidentielle et vivant donc sa dernière saison à un haut niveau, pour reprendre notre analogie sportive, il n’a peut-être plus la motivation pour se relancer. En ordonnant à son premier ministre Sébastien Lecornu de recevoir les représentants du mouvement lycéen ce lundi, il peut donner l’impression de chercher à se retirer du jeu, comme si cette semaine l’avait laissé définitivement groggy. Mais attention, pour aimer le sport en particulier le foot, Emmanuel Macron pourrait bien suivre l’exemple de ces grands joueurs qu’on croyait finis et qui se sont jetés à nouveau dans la bataille pour défier une dernière fois le destin, parce qu’il croit en sa bonne étoile, même s’il est peut-être le seul.

Jean-Christophe Buisson pour Europe 1.

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